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Le Maroc face au coronavirus : « Vous avez dit "confinés" ? »

Le Point Actu
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S'il y a une chose qui était rare au Maroc, c'est que la famille soit au complet à la maison vers 18 heures. D'habitude, le papa est soit en train de siroter son verre de thé avec ses amis dans un café, soit en train de deviser devant la porte de sa mosquée préférée. Les plus jeunes jouent au football entre deux portes de garages ou, de manière virtuelle, dans une salle de jeux. Quant à la maman, elle sur le chemin de la crèche, où elle est allée récupérer son ou ses plus jeunes enfants, ou bien du côté du souk pour les courses en vue du dîner familial. Depuis que le nouveau coronavirus s'est déclaré au Maroc et que les autorités ont imposé par décret du 20 mars le confinement de la population et déclaré l'état d'urgence sanitaire, tout a changé. La volonté de freiner la propagation du coronavirus a littéralement bouleversé le quotidien des Marocains. En bas des immeubles, les concierges ont mis devant les portes des ascenseurs des boîtes de mouchoirs et des gels antiseptiques. « Les gens que je croise s'enduisent toutes les 5 minutes de désinfectant. Jamais je n'ai vu quelqu'un dans tout l'immeuble avoir ce genre de réflexe avant le coronavirus », remarque un gardien. Au Maroc, des milliers de personnes travaillent dans des emplois précaires, non déclarés et n'ayant pas de couverture sociale. D'ailleurs, après la fermeture par le gouvernement, le 16 mars dernier, de plusieurs établissements jugés non nécessaires durant le confinement, un grand nombre d'employeurs se sont séparés d'une partie de leur personnel intérimaire ou ont réduit leur temps de travail dans un contexte où même les emplois formels sont menacés. Concernant le textile, près de 500 000 emplois (directs et indirects) vont être impactés, d'après les professionnels du secteur. Même le secteur de l'automobile n'a pas été épargné par la pandémie.

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