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Pourquoi Gabriel Matzneff a (jusqu'ici) échappé à la justice

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Plus de 30 ans après les faits décrits par Vanessa Springora dans son livre « Le Consentement », le parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire des chefs de « viols commis sur mineur de 15 ans au préjudice de Vanessa Springora ». Les policiers de l'Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) seront chargés de trouver d'autres « victimes éventuelles », en France et à l'étranger. C'est l'ouvrage « Séraphin, c'est la fin ! » , récompensé du prix Renaudot-Essai en novembre 2013, qui avait fait l'objet d'une plainte contre X déposée par l'association Innocence en danger en février 2014, pour apologie d'agression sexuelle. La plainte, sommaire, a été déposée en février 2014, plus d'un an après la sortie de l'ouvrage, qui n'était donc plus attaquable en raison de la prescription. La plainte va cependant vite tomber dans l'oubli. À l'été 2014, le juge d'instruction désigné convoque l'association pour une première audition, mais Innocence en danger ne se présente pas. Le juge, peu zélé, ne va pas insister et va renvoyer le dossier au parquet. Quelques jours plus tard, le procureur prend des réquisitions de non-lieu, les faits d'apologie d'agression sexuelle lui paraissant non seulement prescrits, mais de surcroît pas caractérisés au regard de la loi sur la liberté de la presse de 1881.

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