Seule, abandonnée des autres Mais pas d’elle-même Elle regarde passer le train de la vie Sans se donner le droit au voyage.
Elle est là, posée sur le quai de la gare Comme un grain de beauté sur une joue. Elle regarde le grand défilé des existences D’un œil gourmand et apeuré
Pourquoi tant d’agitation, tant de faux semblants ? D’où leur vient ce regard de mort vivant ? Ces sourires plaqués sur le visage Comme une grimace presque douloureuse ?
Bonjour ! Ca va ? Elle n’a pas le temps de répondre Non ! Ca ne va pas ! L’autre est déjà loin … Elle ne pourra pas lui dire Que la vie ne va pas bien en ce monde.
Elle saigne de toutes leurs blessures Elle pleure toutes leurs larmes ravalées Elle hurle leur indignation Ainsi, croit-elle, tout ne sera pas perdu.
Elle n’est qu’une enfant venue d’une étoile Ne comprenant rien au jeu mondain Elle a offert son amour, sa lumière, mais Personne n’en a voulu.
Elle décide de repartir, sa tâche inaccomplie. C’est alors qu’un petit garçon lui sourit Et lui offre une rose aux pétales pourpres Veux-tu être ma maman ? dit-il
Un enfant vient de la choisir Qui la prend par la main Et l’emmène loin de tout ce vacarme Sur un chemin où l’amour invite à grandir.
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