Ceux qui n’y vivent pas sont incapables de situer Jouy le Moutier
Ils s’imaginent un trou paumé au milieu de la Vendée
Journalistes et touristes ne sont pas prêts de venir ici
De toute façon, je les attendrai, armé d’un pesticide
Car j’aime ma ville, sa verdure, ses filles, ses gars, son calme
Même si c’est dans l’herbe moins verte de nos voisins que j’ai dû faire mes gammes
Quand on me dit « Ah ! T’habites à Jouy », je les laisse chercher la tâche
Ils peuvent se moquer longtemps avant que je renie mes attaches
Quand j’y repense, petit, je croyais que Jouy était immense
Que sa seule activité était le match de foot du dimanche
Ce qui était vrai… Qui d’ailleurs l’est toujours et je trouve ça déplorable
Ca fait maintenant 5 ans qu’à coups de palabres j’ai tenté de secouer l’arbre
Et j’attends toujours que quelque chose en tombe
Je suis de mauvaise foi, je l’avoue… Un temps, y’a eu la P.A.J. qui faisait des rondes
Je me souviens même qu’un d’entre eux m’avait dit de faire du sport, d’arrêter d’écrire
Ca m’amuse toujours… Et déjà à l’époque, j’avais choisi d’en rire !
J’aimerai simplement qu’au sein de nos bâtisses des projets aboutissent
Voir de l’espoir dans les yeux de nos petits que les discours abrutissent
Que les groupes résidents, et on est plus de dix
Se sentent ici chez eux, et qu’on les applaudisse
Car Jouy le Moutier manque cruellement de réelles activités
Pas d’une nouvelle table de Ping Pong dans la maison de quartier
Je ne me pense pas du tout apte à juger les politiques jusqu’ici menées
Alors qu’en élève de Cyrano je ne vois pas plus loin que le bout de mon nez
Mais y’a des choses à faire, des créneaux vides à prendre
Pour que les mômes laissent des crayons vides, il faut créer… l’envie d’apprendre
Je n’attends pas que fascinent mes rimes faciles
Mais que celui qui aura saisi le message me fasse signe !
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