Souvenez-vous, de cette belle usine, en partie debout à ce jour Elle a été construite à l’initiative de Monsieur Gillet en 1924 Pour la faire fonctionner des hommes et des femmes, venus de loin, Ont quitté leurs pays, L’Espagne, le Portugal ou l’Italie Ils purent trouver un abri coquet car la construction de la cité Faite de petites maisons et d’immeuble à taille humaine Permit à bon nombre d’entre eux d’avoir un toit où se poser. Il n’était point besoin qu’ils aillent au dehors, Tout était prévu pour faire leur bonheur à l’intérieur de la cité L’école, les douches, la bibliothèque, le terrain de sport, Et pour les chrétiens la petite chapelle où ils pouvaient prier Comme cela, les immigrés et les ouvriers français, Etaient tous unis, d’abord collègues, voisins et souvent amis. Le travail était difficile l’usine ne s’arrêtait jamais de fonctionner Dans la cité, par les fenêtres ouvertes résonnaient Les airs de flamencos des ouvriers espagnols Aujourd’hui tout autour, la destruction pour une reconstruction Nous acceptons la modernité mais n’oublions pas tous ces hommes Et toutes ces femmes qui ont donné une âme à tout un quartier De cette belle et grande usine, nous souhaitons que sa façade Reste fièrement debout de longues années encore, car, Elle est le symbole du souvenir, et de la mémoire ouvrière Et ainsi, nous pourrions rendre hommage à tous les ouvriers Français et immigrés que nous voulons ne jamais oublier.
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