Karim Kal est né en 1977 à Genève, en Suisse. Il vit et travaille à Lyon. Une démarche identitaire et un enracinement culturel multiple commandent sa recherche. Son travail se veut ainsi le reflet de ce qu’il nomme « un besoin d’ancrage historique de sa propre destinée » et se traduit par une œuvre souvent allégorique. Sur des territoires à forte charge documentaire, il propose des images paradoxales, décrivant avec précision les caractéristiques matérielles de l’environnement, et dans lesquelles la plus grande part de la composition se perd dans l’obscurité.
En 2016, le Cnap a fait l’acquisition de trois photographies de la série « l’Arrière-pays » de l’artiste : « Le Caillou », « La Chaîne » et « La Mer à Fort-de-l’Eau ». « L’Arrière-pays » c’est l’espace mutique, contingent aux conditions matérielles de l’environnement, la nature d’un sol, la qualité des matériaux de construction, le niveau d’élaboration des infrastructures collectives. C’est la part d’ombre du paysage urbain photographié de nuit. Dans cette série, à travers sa mise en perspective des zones lumineuses avec les zones obscures, Karim Kal questionne la capacité du médium photographique à représenter le visible.
Karim Kal fait partie des lauréats de la commande photographique nationale « Les Regards du Grand Paris ». Dans le cadre de la participation de Médicis-Clichy-Montfermeil au Mois de la photo du Grand Paris 2017, une sélection d’images issues de cette commande sera exposée (http://www.cnap.fr/laureats-de-la-commande-photographique-nationale-%C2%AB-les-regards-du-grand-paris-%C2%BB).
Actuellement, on peut retrouver son travail à l’espace arts plastiques Madeleine-Lambert à Vénissieux, au sein de l’exposition collective « Comme les chutes d’eau déjà tremblent dedans la source », jusqu’au 29 avril 2017 (http://www.ville-venissieux.fr/arts_plastiques/Actualites/Exposition-Comme-les-chutes-d-eau-deja-tremblent-dedans-la-source).