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  • il y a 9 ans
La dernière rentrée scolaire du gouvernement sonne l'heure des bilans.

Retrouvez le dossier de presse de la conférence (tableaux et résumés) : http://www.snes.edu/Conference-de-pre...

Si le ministère de l’Éducation nationale a continué à être préservé en termes d'emplois et de crédits, l'engagement de
la création de 60 000 postes pour les enseignements scolaires, agricole et supérieur ne sera pas atteint sauf à utiliser
un tour de passe passe consistant à comptabiliser les emplois d'AED.

Au-delà même de la question des emplois, le gouvernement n'a pas pris la mesure de l'augmentation
démographique, du besoin d'élévation des qualifications de l'ensemble de la jeunesse, d’une conception du système
éducatif sur l'ensemble du parcours au lieu d'une scission entre un bloc école/collège et le bac-3/bac+3.

Les ouvertures présentes dans la loi de refondation n'ont débouché que sur un empilement de dispositifs vite et mal
conçus, une absence de réflexion sur les modes de transmission et d’appropriation de contenus formateurs, un discours creux sur l'égalité n'ayant rien corrigé dans les faits que ce soit sur la formation des maîtres, le collège ou le lycée. Le gouvernement en est resté à l'affichage, refusant des bilans sérieux, négligeant l'expertise des personnels, décidant d'une inflation de mesures (LSUN, parcours, évaluation...) chronophages et peu efficientes.
Le contexte justifie des mesures pour veiller à la sécurité dans les établissements scolaires mais le discours actuel de
la Ministre, uniquement axé sur le sécuritaire, témoigne de son peu d’intérêt pour les questions pédagogiques.

Quant à la crise du recrutement qui frappe essentiellement le second degré, elle a été minorée et n'a pas reçu les
réponses nécessaires. L'action du SNES et de la FSU sur le besoin de revalorisation a conduit à un protocole actant
un début d'amélioration des carrières dans un calendrier trop tardif. Mais la dégradation des conditions de travail dans
le second degré, les prescriptions descendantes conjuguées à un discours sur l'autonomie, de fait synonyme de
déréglementation, le mépris pour la profession manifeste dans l'épisode de la réforme du collège n'ont fait qu’accroître l'éloignement entre la profession et le gouvernement.
Les personnels du second degré veulent pouvoir être entendus, être partie prenante d'évolutions aptes à faire entrer tous les élèves dans une culture commune émancipatrice. Le temps de l'éducation est long, nécessite bilans et analyses sérieux loin des raccourcis de la communication vide.

Le @SNESFSU avec les collègues fera connaître lors de la campagne présidentielle ses demandes pour le second
degré. Il appelle dans l'immédiat les personnels à s'engager dans la grève le 8 septembre

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Éducation
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