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  • il y a 10 ans
Nom de l’établissement scolaire : Lycée du Noordover (Nord)
Enseignant(s) responsable(s) : Sébastien Turck
Nombre d'élèves impliqués: 8
Titre du film : Filles = Garçons
Le film a été réalisé dans le cadre d' une option facultative CAV
8 élèves de première (L, S, ES et STMG) s'y sont impliqués.
L’idée de ce film à sketchs nous est venue de l’intention de traiter des clichés dans les rapports entre filles et garçons, très présents dans la société et plus particulièrement à l’école. En somme, pas un garçon ne s’affirme sexiste alors que très souvent ses petites réactions quotidiennes apparemment sans conséquences dénotent un fond phallocrate.
Notre programme portant sur « Filmer le réel », nous avions étudié « Entre les Murs » de Laurent Cantet dans le cadre de la partie consacrée à la fiction documentarisée. Placer l’action de notre court-métrage au lycée, non-seulement nous facilitait la tâche, mais en plus prenait tout son sens dans le respect de notre intention. Nous avons donc essayé d’appliquer la grammaire du réalisme d’ « Entre les murs » : caméra au poing, assez longue focale, point de vue du lycéen, liberté de parole par exemple. L’influence de films à sketchs pour la télévision est également très présente, de « Un garçon/Une fille » à « Bloqués » plus récemment sur Canal+. Mais la comparaison s’arrête là pour cette dernière référence car nous ne nous sommes pas contentés d’un seul plan fixe : systématiquement nous utilisions 2 reflex EOS700D et une prise de son déporté avec perchiste (enregistreur numérique), parfois pour améliorer l’image et éviter le contre-jour nous avons réfléchi la lumière à l’aide de réflecteurs. Le dispositif de mise en scène cinématographique est en ce sens plus complexe qu’il n’y paraît : ce n’est pas du théâtre filmé !
Nous avons donc imaginé des situations que nous avons voulues courtes et efficaces pour souligner la bêtise de nos représentations des différences de genre. A ce sujet, même la transition entre les sketchs entièrement créée par Guillaume, participe de cette intention : le petit bonhomme bleu devenant rose, et vice-versa pour le petit personnage de la femme. Plusieurs tableaux se suivent donc dans une progression que nous espérons crescendo, la scène finale de la jupe nous paraissant la plus forte. Nous n’avons pas hésité parfois à être crus, voire à faire preuve de vulgarité, considérant que celle-ci est très présente quand il est question de rapport machiste entre les sexes : il ne s’agissait surtout pas de nous imposer des limites.
Ce film a nécessité l’investissement de 8 élèves et d’un professeur, de la création du concept au montage final sur Adobe Premiere Element ou CS6 Pro selon les groupes (car tout le monde a monté). Nous avons tous eu l’occasion de nous impliquer dans le tournage autrement que par un rôle d’acteur, que cela soit à la prise de son ou à l’image.

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