- il y a 10 ans
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00:00Bonjour et bienvenue dans Femmes de sport.
00:23Une toute nouvelle émission consacrée au sport féminin.
00:26Et on va vous faire découvrir plein de sports.
00:30Pour cette première nouvelle émission, il sera la question de foot, de ski, de roller derby, d'apnée, de sport de loisirs et de sport de haut niveau avec nos deux invités.
00:40Avec Marie Bauchet, bonjour.
00:42Bonjour.
00:42Vous êtes championne de ski paralympique et également la marraine de la sixième édition de l'opération Sentez-vous Sport ?
00:49Et avec notre deuxième invité, Laura Georges, arrière centrale du PSG et de l'équipe de France de football.
00:55Bonjour.
00:55Bonjour.
00:55Vous êtes la plus capée de l'équipe de France de foot féminin.
01:00Revenons un peu sur cette Coupe du Monde qui s'est déroulée au Canada cet été.
01:04Comment on s'en sort, comment on se remet finalement d'une défaite en quart de finale aussi cruelle face à l'Allemagne ?
01:10C'est vrai que cette Coupe du Monde, elle nous laisse amère.
01:13En finissant au quart de finale de cette Coupe du Monde, on espérait forcément plus.
01:17Et les gens nous attendaient bien plus haut que ce stade des quart de finale.
01:22C'est compliqué, ça a été très difficile parce qu'on perd au pénalty.
01:26On avait mené à la marque contre l'Allemagne.
01:28Elles reviennent et ensuite on perd sur ce dernier pénalty.
01:33Mais voilà, là on est de retour avec nos clubs.
01:36On a de grandes ambitions et puis on a les Jeux Olympiques cette année.
01:40Donc c'est ce sur quoi on va se concentrer.
01:43En tout cas, la Coupe du Monde a été suivie en France.
01:47Vous, Marie, vous avez suivi les matchs de l'équipe de France de foot ?
01:51Un petit peu sur les réseaux sociaux et puis j'ai vu un petit bout de match aussi.
01:56Et c'est vrai que ça a été bien relayé.
01:57Donc on avait quand même pas mal d'informations pour pouvoir les suivre tout au long de la Coupe du Monde.
02:01Et c'est vrai que c'était assez passionnant.
02:02Et ça vous fait plaisir en tant que sportive de voir du sport féminin à la télé ?
02:07Parce que pendant très longtemps, c'était extrêmement rare.
02:10Complètement et je crois qu'aujourd'hui, cette émission en est la preuve.
02:13On consacre même des émissions au sport féminin et c'est vraiment une belle chose.
02:18Les sportives, on est contentes d'être enfin reconnues au même niveau,
02:21voire même au plus haut niveau que les garçons.
02:24Parce qu'au final, je ne crois pas qu'il y ait d'émissions spéciales sport masculin.
02:28C'est vrai.
02:29En tout cas, on est là pour vous découvrir.
02:31Oui, c'est vrai. Du coup, Laura, vous, qui avez plus de 160 sélections en équipe de France,
02:36vous êtes encore sélectionnée pour les qualifications de l'Euro qui ont lieu au Pays-Bas en 2017.
02:42Quand on a plus de 160 sélections en équipe de France,
02:44est-ce qu'on crée encore, quand on voit la sélection paraître,
02:47est-ce qu'on se dit, est-ce que je vais y être ?
02:49Ou est-ce qu'on se dit, de toute façon, ma place est faite,
02:50je n'ai plus besoin de prouver des choses ?
02:52Je pense qu'on ne se pose pas spécialement de questions.
02:55Je pense qu'on se consacre avant tout à bien travailler en club.
02:58Et on se dit que si on travaille bien, les choses viendront.
03:01Voilà. En tout cas, il n'y a pas non plus cet état d'esprit
03:06où je me dis que la chose est faite et que forcément, je serai appelée.
03:11Non, non, non. Je me dis qu'il faut que je continue à bien travailler.
03:13Et puis, voilà, la sélection est là.
03:16Je suis appelée, c'est cool, c'est bien,
03:18parce que ça me permettra de continuer à bien travailler avec la sélection.
03:21Mais l'essentiel, c'est de continuer à prendre plaisir et bien bosser en club.
03:27Du coup, maintenant, vous avez signé un contrat pro,
03:29puisque certains clubs peuvent signer des contrats pro dans le foot féminin.
03:33Racontez-nous un peu vos débuts, Claire Fontaine, vos frères.
03:36Racontez-nous un peu le début de l'épopée, Laura Georges.
03:39Alors, moi, j'ai la chance d'avoir grandi dans le parc du château de Versailles.
03:42Et c'est vrai que tous mes voisins jouaient au football.
03:44Et en allant au collège, je jouais dans la cour d'école également.
03:47Et une fille de la classe de mon frère m'a conseillé d'aller jouer au Paris Saint-Germain.
03:52Donc, comme j'habitais à 15 minutes, je me suis décidée un an plus tard
03:55d'aller faire les détections.
03:56Et ça a fonctionné.
03:57Et puis, voilà, je me suis lancée dans le football.
03:59À quel moment vous vous êtes dit, ça y est, je vais devenir pro ?
04:03C'était un objectif ? C'était un rêve de jeune fille ?
04:05Ou ça a été une opportunité ?
04:07Pour moi, le football, c'est une passion.
04:08Je ne me suis jamais dite, quand j'étais plus jeune,
04:10que je jouerais au football et que ça serait mon métier.
04:14C'est venu de fil en aiguille.
04:16J'ai eu cette opportunité.
04:17En fait, je m'étais dit que le football me permettrait de faire des études de haut niveau.
04:21Voilà, grâce au football, j'ai pu obtenir une bourse aux États-Unis.
04:25J'ai pu avoir des aménagements pour pouvoir étudier et continuer ma passion.
04:30Donc, voilà, je me suis dit que le football me permettrait de grandir
04:33et de rencontrer énormément de gens.
04:35Voilà, et puis je suis professionnelle aujourd'hui, c'est une chance.
04:37Et quand on est jeune footballeuse en France,
04:41est-ce qu'on doit se battre contre des préjugés ?
04:43Est-ce que vous avez des anecdotes à nous raconter ?
04:46Ça s'est bien passé quand on voyait à l'école une fille qui jouait au foot ?
04:49Moi, j'avais la chance d'être entourée de personnes qui étaient vraiment enthousiastes.
04:53Moi, mes parents m'ont toujours encouragée, mes collègues de classe,
04:55les amis m'ont toujours poussée à faire du sport et à faire du football.
04:58Donc, je n'ai pas eu de soucis, mais je sais que mes coéquipières,
05:02elles ont eu quelques problèmes, puisqu'elles étaient catégorisées comme garçons manqués,
05:07les gens se moquaient d'elles.
05:09Mais ça commence à évoluer.
05:10Je pense qu'aujourd'hui, les jeunes filles n'ont pas les mêmes problèmes que celles d'auparavant.
05:16Les gens connaissent le football pratiqué par les femmes, tout simplement.
05:20Et vous, Marie, du coup, dans le ski, vous pensez qu'il y a moins de préjugés ?
05:24Ou finalement, là aussi, on se bat contre d'autres préjugés ?
05:27Alors non, je crois qu'il y a un petit peu moins de préjugés.
05:29Je pense que le ski est moins classé comme un sport masculin,
05:33comme on peut penser du foot.
05:36Et après, il y a aussi l'aspect handisport,
05:39où par exemple, en handisport, les compétitions hommes-femmes,
05:41on est tous sur le même circuit.
05:44Donc, on va faire exactement les mêmes courses que les garçons.
05:46Et donc, il n'y a vraiment pas de différence, de fait,
05:49entre hommes et femmes en handisport, en tout cas.
05:51Et même sur le ski valide, c'est à peu près équivalent.
05:57Justement, vous êtes allé aux États-Unis.
05:58Et aux États-Unis, le foot, c'est toute une autre approche.
06:01Il n'y a pas du tout de préjugés.
06:02C'est même le sport roi pour les filles.
06:04Il faut savoir que c'est une autre culture, tout simplement.
06:07Mais les gens oublient souvent qu'aux États-Unis,
06:09il y a quand même une loi qui a imposé à ce qu'on pousse le sport féminin.
06:14Ça s'appelle la loi Talton 9, pour ceux qui souhaitent se renseigner.
06:18Mais voilà, ça a été une obligation d'investir dans le sport, dans les universités.
06:23C'est venu comme ça.
06:24Ce n'est pas venu en se disant, ah, les femmes ont besoin, sont légales des hommes.
06:29Non, il y a quand même eu cette loi qui a imposé à promouvoir le sport féminin.
06:34Aujourd'hui, ça marche.
06:35Le sport féminin, numéro un, c'est le football, là-bas.
06:38Et c'est une super chose pour les filles.
06:40Et justement, maintenant, on va passer à complètement autre chose,
06:43avec le portrait d'une sportive française.
06:46Et qu'est-ce que tu nous as dégoté ?
06:48Ah bah justement, dans un autre univers, un monde de silence,
06:51découvrons une sportive surprenante.
06:54Un sujet réalisé par nos confrères, l'équipe de Mirabelle TV.
06:58Pour qualifier cette femme poisson, un mot composé vient tout de suite à l'esprit.
07:11Hors normes.
07:12Georgette Raymond, à bientôt 60 ans, a choisi l'apnée en 2007.
07:17Depuis, elle casse toutes les barrières.
07:19Vice-championne du monde en Espagne, multiple championne de France,
07:22elle détient toujours le record de la plus longue distance sous l'eau, sans respirer,
07:26en catégorie monopalme, avec plus de 200 mètres.
07:31C'est d'ailleurs la première femme à l'avoir réalisé.
07:33Ce record, je me suis fait plaisir à le faire, parce que je n'ai pas fait d'efforts.
07:38Les efforts sont partout ailleurs, sauf sous l'eau.
07:40Sous l'eau, c'est que du bonheur.
07:42Au début de cette folle aventure,
07:44Georgette est allée explorer les fonds des piscines en tant que photographe.
07:48Puis rapidement intriguée par quelques pratiquants armés de palmes,
07:51elle a trouvé une nouvelle voie, celle du sport, celle du succès,
07:54et des multiples titres.
07:56Tout s'est enchaîné rapidement.
07:58Elle est devenue un des symboles de sa discipline.
08:07Ce qui est le meilleur souvenir que j'ai, c'est ma deuxième compétition à Ténérife.
08:12J'avais déjà aussi battu un record de France, mais j'étais qu'à 186.
08:15Je me souviens du coach russe qui disait à ces jeunes athlètes qui avaient 22 ans,
08:21prenez exemple, regardez là, jusqu'à là, elle fait du vélo, elle fait plein de sport,
08:24elle fait plein d'autres choses.
08:26Et comme elle est là, elle sourit tout le temps, elle discute.
08:28Et voilà, c'est tout ça qui me plaît dans l'apnée.
08:31C'est le rapport avec tout le monde.
08:33Georgette s'entraîne deux fois chaque semaine dans le bassin sarbourgeois.
08:36Pour rester au sommet, elle est exposée régulièrement à des bilans de santé.
08:40Et là aussi, les résultats prêts à l'optimisme pour la suite de sa carrière.
08:45À chaque championnat du monde, on a un bilan complet à faire.
08:48Et le dernier que j'ai fait, je me souviens, c'était à Brechvillers.
08:51C'était comique parce que le docteur me donnait 10 ans de moi.
08:55Je dis, non, non, regardez bien, c'est 10 ans de plus.
08:57Et puis il me regardait de haut en bas en disant, bah vous êtes bien.
09:01Et puis en plus, mon bilan, il était plus que satisfaisant parce qu'il était déjà hors norme.
09:06Donc de toute façon, j'ai des prédispositions à ce sport-là.
09:11Des prédispositions qui pourraient l'amener dans les prochaines années à décrocher le titre absolu, celui de championne du monde.
09:22Eh bien, non, c'est pas pour cette année, championne du monde, puisqu'elle a terminé 6e au championnat du monde au mois d'août.
09:28Quand vous regardez ce reportage, qu'est-ce que ça vous inspire, Laura, par exemple ?
09:32Vous voyez, à 50 ans passés, faire du sport de haut niveau, comme elle ?
09:37Je trouve qu'elle a énormément de mérite.
09:39Je connaissais pas cette discipline, mais voilà, c'est super de voir qu'à cet âge-là, on puisse continuer à faire une discipline dont, en plus, on n'entend pas forcément parler.
09:49Elle a beaucoup de mérite.
09:50Et vous, Marie, quel regard vous portez sur Raymond Georgette, la tête à la compétition à plus de 50 ans ?
09:56Moi, je trouve ça fou, parce qu'on découvre encore des disciplines aujourd'hui.
09:59J'en avais jamais vraiment entendu parler.
10:02Et oui, je trouve ça génial d'être animée encore par cette passion à son âge.
10:06Et voilà, j'espère peut-être, moi aussi, découvrir une autre discipline, ou alors continuer dans le ski.
10:11À 50 ans, j'aurais peut-être arrêté avant.
10:14Justement, vous, à 21 ans, vous avez déjà 16 médailles d'or.
10:18Oui, 16 para-olympiques, mondiales.
10:22Maintenant, à 21 ans, comment on envisage la suite ? Comment on reste motivé ?
10:26Alors, c'est vrai que tout est allé très, très vite, parce que, du coup, j'ai décroché 12 titres mondiaux en 5 ans, je crois, quelque chose comme ça,
10:36et les médailles paralympiques au milieu.
10:38Donc, c'est vrai que, voilà, tout est arrivé en même temps.
10:41Et en fait, on ne s'en rend pas forcément compte.
10:43Et puis, moi, je sens que je ne suis pas encore au bout de mes capacités dans mon sport.
10:47Et j'aime toujours ça.
10:49Je prends toujours énormément de plaisir sur mes skis.
10:51Et donc, c'est juste ça qui m'anime.
10:52Ce n'est pas forcément les résultats aujourd'hui.
10:54Et c'est surtout que je n'ai plus rien à prouver à personne, ni à moi-même.
10:57Vous êtes libérée.
10:57Oui, c'est ça.
10:58C'est ça qu'il y a du vol.
11:00C'est ça.
11:00Vous êtes la fille à battre sur le circuit aujourd'hui.
11:05Oui, ça fait bizarre de le dire.
11:07Un petit peu, je crois.
11:08Mais qu'est-ce que ces médailles ont changé pour vous ?
11:10Tout d'un coup, c'est arrivé d'un coup, assez vite.
11:14Vous étiez jeune.
11:15Est-ce que ça a transformé votre façon de vivre, de voir les choses médiatisées ?
11:18Est-ce que ça rapporte de l'argent ?
11:21Est-ce qu'on peut vivre du ski aujourd'hui, d'ailleurs ?
11:23Est-ce qu'on peut vivre du ski ?
11:24Alors, le ski, c'est quand même un sport qui est différent, par exemple, du foot.
11:28Le foot, c'est un sport qui est déjà professionnel depuis longtemps.
11:32Le ski, même chez les valides, ce n'est pas forcément facile.
11:36Et donc, en disport, encore moins.
11:38Après, aujourd'hui, on a une reconnaissance médiatique.
11:40Par rapport aux Jeux qui arrivaient à partir de Londres.
11:44Et puis, en Sotsi, on n'en parle même pas.
11:46Ce qui fait qu'on a aussi plus de facilité aujourd'hui d'en vivre.
11:51On arrive à avoir des contrats, des CIP, des choses comme ça,
11:53qui font qu'on arrive à avoir des emplois aménagés.
11:56Mais ce n'est pas un sport où on va gagner des millions.
11:59Mais on arrive quand même à avoir...
12:00En tout cas, ça permet de mieux vivre sa passion.
12:03Voilà, ça permet de la vivre, en tout cas.
12:05Finalement, financièrement, on ne peut pas vraiment envisager l'avenir.
12:07C'est pour ça que vous, vous étudiez.
12:09Vous faites un cursus Sciences Po Paris.
12:12Mais dans quel objectif, finalement ?
12:14Sciences Po !
12:15Le problème, c'est qu'il y a beaucoup de choses en même temps.
12:18Il y a les études, il y a le ski.
12:19Tout prend du temps.
12:21Et donc, c'est compliqué.
12:22C'est vrai que Sciences Po, en plus, c'est une formation de haut niveau aussi.
12:25Donc, ce n'est pas évident.
12:26Mais ils ont quand même une formation aménagée pour les sportifs de haut niveau.
12:30Et donc, ça, c'est une chance.
12:30Parce que de pouvoir avoir accès en tant que sportif de haut niveau
12:34à une formation, à une grande école comme Sciences Po,
12:36c'est vraiment une chance.
12:37Et voilà, les profs sont très à l'écoute.
12:40Et voilà, on fait un peu comme on peut, quoi.
12:42Mais comment vous aménagez votre saison ?
12:45Parce que l'été, il n'y a pas de neige.
12:47C'est quoi ? C'est la période des études ?
12:49C'est comment ça fonctionne ?
12:51Alors, dans l'idéal, on a un sport saisonnier.
12:54Donc, voilà, on a les compétitions à partir de décembre jusqu'à début avril.
12:59Et puis après, on a toute une période de préparation physique
13:01et de préparation sur les skis de mai à novembre.
13:05Donc, voilà, c'est un petit peu le printemps, un petit peu l'été où on peut étudier.
13:09Mais c'est vrai que, voilà, ce n'est pas forcément évident.
13:11En plus de ça, il y a le ski.
13:12Mais il y a aussi toutes les sollicitations qu'une carrière comme la mienne peut entraîner.
13:19Et donc, du coup, il y a beaucoup, beaucoup de choses à gérer.
13:21Et donc, ce n'est pas forcément évident.
13:22Mais on jongle un petit peu.
13:24On arrive à faire des petites choses, mais ce n'est pas évident.
13:27Vous le disiez, vous, Laura, vous étiez à l'université Boston College aux États-Unis.
13:31Finalement, c'est plus facile aux États-Unis de concilier le sport de haut niveau et les études ?
13:36Oui, c'était beaucoup plus simple quand j'étais à l'université, puisqu'en fait, on avait nos entraînements, disons, à midi.
13:41Mais après, on avait une autonomie de sélection de nos cours, en fait.
13:45C'est-à-dire que, voilà, je voulais un cours à 9h du matin.
13:48Je le sélectionnais à 9h.
13:50Je prenais un cours vers 2h de l'après-midi.
13:52Je le mettais à 2h.
13:53Pour ne pas terminer trop tard ma journée, je me disais, bon, je prends un cours qui se termine vers 4h, 5h.
13:58Voilà, je pouvais moduler mes cours autour de ma pratique.
14:03Donc ça, c'était cool, ouais.
14:04Donc c'est le pays rêvé pour mener des études de haut niveau et du sport de haut niveau, peut-être ?
14:09Je pense que c'est plutôt pas mal, mais c'est vrai que, voilà, je pense qu'en Allemagne aussi,
14:14ils sont assez ouverts pour la pratique du sport de haut niveau tout en ayant une éducation de haut niveau.
14:21Maintenant, c'est vrai qu'il faut encourager nos sportifs à faire des études
14:24et à leur permettre d'avoir cette flexibilité dans leur cours.
14:29Et en France, ça commence.
14:30En France, ça commence.
14:31Marie, on est la preuve vivante avec une section athlète de haut niveau à Sciences Po.
14:35Vous parliez de sollicitations.
14:37Vous avez accepté d'être la marraine de la 6e édition de l'opération Sentez-vous Sport.
14:43Pourquoi avoir accepté ?
14:45Ça vous prend beaucoup de temps.
14:46Et qu'est-ce que c'est que cette opération ?
14:48Alors, cette opération, c'est un ensemble d'événements sportifs,
14:51enfin, d'événements organisés en France sur une semaine,
14:54donc qui va être sur le mois de septembre, là,
14:57donc avec des grandes journées pour les sports scolaires,
15:02les sports universitaires, le sport en entreprise
15:04et une journée grand public.
15:06Et donc, en fait, voilà, c'est un ensemble d'événements
15:08qui sont labellisés Sentez-vous Sport.
15:10Donc, en fait, c'est l'occasion de sensibiliser les Français
15:13à la pratique sportive, au bienfait que cela peut avoir sur la santé,
15:17sur le sport comme médicament, on a beaucoup parlé.
15:20Enfin, voilà, c'est une semaine d'échange autour du sport en France.
15:25Et donc, c'est vraiment une grande chance.
15:27Et donc, je suis marraine avec Mickaël Landreau, un footballeur.
15:30Finalement, j'en foute de plus en plus.
15:33Mais voilà, c'est déjà une belle expérience
15:36parce qu'on est complémentaires.
15:37C'est un sport d'été, je suis un sport d'hiver.
15:38Je suis une fille, c'est un garçon.
15:40Sport valide, sport en e-sport.
15:42Donc, c'est vrai que c'est très intéressant, même pour moi.
15:45Ça m'apporte beaucoup.
15:46Et donc, voilà, là, on rentre dans la...
15:48La semaine arrive, là, et donc c'est vrai que ça va être intéressant
15:50et on va pouvoir beaucoup échanger, je pense.
15:52Alors, si vous voulez en savoir plus sur cette opération Santé-Vous-Sport,
15:55un site internet, www.santévoussport.fr.
15:58Avec toutes les dates, il y a plein d'événements partout en France,
16:01notamment autour des 19 et 20 septembre.
16:04Et vous allez découvrir plein de sports.
16:06Par exemple, le roller derby, je ne sais pas si vous connaissez.
16:09Eh bien, il y a plus de 3 000 femmes qui le pratiquent en France.
16:12Et je vous propose de découvrir l'équipe des Porcelain Dolls,
16:17un sujet de nos amis de Télim TV.
16:19Le roller derby, c'est un sport américain qui est né dans les années 30.
16:41C'est un sport de course avec du contact.
16:45Il y a deux équipes sur le terrain, avec chacune 4 défenseuses, 1 attaquantes.
16:52Les attaquantes doivent dépasser les défenseuses adverses pour marquer des points.
16:56Et donc, les défenseuses doivent empêcher l'attaquante adverse
16:59de passer par des blocages, des coups d'épaule, des coups de fesse.
17:03C'est un sport qui est très réglementé.
17:05Il y a à peu près 70 pages de règlement.
17:08Donc, tous les coups ne sont pas permis.
17:09On a des zones avec lesquelles on a le droit de, entre guillemets, taper, de bloquer.
17:15Et des zones sur lesquelles on a le droit de taper.
17:26Ce qui me plaît dans ce sport, en fait, au départ, j'avais vu des reportages à la télé.
17:31Et je me suis dit, oh là là, c'est génial, c'est fun, c'est rigolo, c'est physique, c'est un sport d'équipe.
17:38J'adore les sports d'équipe, j'en ai fait déjà plusieurs.
17:41Et donc, j'ai voulu voir s'il existait quelque chose sur l'image.
17:46Et là, c'était donc en juin l'année dernière.
17:48Je suis tombée sur une personne qui m'a indiqué les entraînements.
17:54L'équipe était au tout début de la création.
17:58J'ai commencé à faire quelques entraînements.
18:00J'avais des rouleurs en ligne au départ.
18:02Donc, ça n'a pas posé de soucis pour les entraînements.
18:06Et puis, ensuite, on rencontre des filles, on rencontre une équipe.
18:10On s'investit dans l'association, on fait du sport, on fait des soirées.
18:16Donc, en fait, c'est le sport lié à la convivialité, tout bêtement.
18:20Et puis aussi, quand même, l'esprit un petit peu compète,
18:22puisqu'on a quand même l'envie de se confronter à d'autres équipes.
18:28Et c'est vrai que le challenge, c'est sympa aussi.
18:32Je vis, je noue et on saute.
18:33C'est vrai que les soirs d'hiver, il faut se motiver,
18:42surtout en sachant qu'on va s'entraîner en extérieur.
18:45Mais après, voilà, c'est ça aussi une équipe, un collectif.
18:48C'est de se serrer les coudes, même quand ça ne va pas.
18:50Et je pense que là, à l'heure actuelle, chez les Porcelaine d'Holles,
18:52c'est ça qui fait notre force.
18:53Ça fait un an qu'on existe, qu'on est là, qu'on commence à se faire connaître.
18:57Et on est optimiste pour la suite.
18:59Porcelaine d'Holles !
19:06Alors les filles, vous connaissiez le rouleur d'herby ?
19:10Encore moins que l'acné, je crois.
19:12Je ne sais pas du tout.
19:14Ça vous a donné envie de tester ou ça fait vraiment peur ?
19:17Moi, ça me donne bien envie, oui.
19:19Et je me dis, avec un peu de musique en plus, ça doit être plutôt pas mal.
19:23Et c'est en tout cas un sport qui se développe de plus en plus en France,
19:26et notamment chez les femmes,
19:28parce que les hommes, ils ne sont que 200 pratiquants, je crois,
19:30et 3 000 femmes en France.
19:33Mais revenons aussi à la pratique sportive féminine.
19:35Quelques chiffres quand même.
19:36Il faut savoir qu'il y a 15 millions de licenciés en club aujourd'hui,
19:39que 36% de ces licences sont des licences féminines.
19:45Il faut développer le sport féminin.
19:47Pour vous, que faut-il faire ?
19:49Quels sont les points clés pour développer le sport féminin ?
19:52Laura ?
19:53Je pense que déjà, les médias ont un rôle majeur dans la promotion de notre pratique.
19:58Ça, c'est super important.
20:00Sachant que lorsqu'on voit les grands médias,
20:02la plupart du temps,
20:03on parle souvent des mêmes sports et des sports masculins.
20:07Et vous, vous êtes une militante de la cause.
20:09Vous êtes ambassadrice UFA.
20:12Vous avez été marraine cette année de l'opération 24 heures du sport féminin dans les médias.
20:16C'est une cause que vous défendez à fond ?
20:19Oui, je pense que c'est important de faire savoir aux gens
20:22que c'est important de parler de la pratique,
20:24de parler des gens qui œuvrent pour la promotion du sport féminin,
20:27des athlètes, des bénévoles,
20:29qui travaillent pour la discipline féminine.
20:32Et c'est vrai que je me souviens du football féminin.
20:35Lorsqu'on se qualifiait pour un championnat d'Europe,
20:37c'était une ligne dans le quotidien le plus connu de France.
20:40Aujourd'hui, ça évolue,
20:42mais je pense qu'on peut faire mieux pour parler non seulement de notre pratique,
20:45mais il y a énormément de sports féminins qui ont des résultats et de titres.
20:50Il y a énormément de choses dont on peut parler
20:52et on oublie souvent les femmes.
20:55Et vous, Marie, qui êtes des modèles, vous vous donnez envie,
20:59quel message pour avoir plus de pratiquantes ?
21:02Je pense que, comme tu l'as dit, il faut en parler
21:04pour que ça soit reconnu, connu,
21:06que les femmes se disent
21:08« Oui, pourquoi pas ? »
21:10Nous aussi, on peut avoir des carrières de sportifs de haut niveau.
21:12Il y a beaucoup de sports qui existent,
21:14qui sont complètement adaptés à la pratique féminine.
21:17Je crois que c'est en en parlant,
21:19que ce soit les sportifs, que ce soit les médias,
21:21que ce soit même les personnes…
21:22Pour celles qui ne font pas de sport,
21:23quel est le petit message que vous avez envie de dire ?
21:25C'est important ?
21:26Il y en a beaucoup,
21:27mais je crois que c'est juste que…
21:29En tant que sportive de haut niveau,
21:31c'est vrai que moi, quand je ne fais pas de sport,
21:32je ne me sens pas très bien.
21:33Et voilà, c'est juste que ça permet d'être soi-même
21:37et d'apprendre à se connaître aussi.
21:38Je crois que c'est vraiment très important.
21:39Alors, on arrive en fin d'émission.
21:41Quand même, un petit peu de news pour l'année.
21:45Quels sont vos rendez-vous, Laura,
21:47et vos ambitions cette année ?
21:49Alors déjà, les ambitions avec le club,
21:51ça va être forcément le championnat
21:52qu'on a tous les dimanches.
21:54Et la Ligue des champions,
21:56voilà, on rentre bientôt en Ligue des champions.
21:57Alors, la phase allée,
21:59ce sera à Cluj du 7 au 8 octobre
22:03et puis le retour à Charletti
22:05le 14 ou le 15 octobre.
22:07Et vous, Marie, cette année,
22:09un objectif, les championnats du monde,
22:11la Coupe du Monde ?
22:12La Coupe du Monde, oui.
22:13Cette année, on est dans une année
22:14sans gros événements,
22:16donc sans mondiaux ou sans enjeux.
22:18C'est une année où on lève un petit peu le pied,
22:20tout en restant bien concentré quand même.
22:22Mais voilà, une année où on peut se ressourcer
22:24un petit peu pour repartir de plus belle
22:26pour les mondiaux de l'année prochaine
22:27et les Jeux en 2018.
22:29Et consacré pour vous aux études.
22:31Pas pleinement, mais un petit peu, oui.
22:33Un peu plus que d'habitude.
22:34Merci beaucoup à toutes les deux
22:35d'être venues pour cette première émission
22:37de Femmes de sport
22:38consacrée totalement au sport féminin.
22:41Merci beaucoup, Laura.
22:42Merci beaucoup, Marie.
22:43Mais l'émission n'est pas terminée
22:44parce que c'est l'heure de l'agenda.
22:46Avec Florian.
22:53Bonjour, Florian.
22:54Bonjour.
22:54Que nous êtes-vous réservé pour ce mois-ci ?
22:56On va continuer à parler foot.
22:57On a eu Laura Georges comme invité.
22:58On va continuer à parler foot avec l'équipe de France
23:01qui aura deux matchs, les 19 et 22 septembre.
23:05Le premier, ce sera pour nos amis normands
23:07avec un match amical au Havre, au Stade Océane, France-Brésil.
23:12Et trois jours plus tard, France-Roumanie à la MM Arena du Mans.
23:16Un match qui comptera pour les éliminatoires de l'Euro 2017.
23:18Ensuite, on reste dans le foot avec le 27 septembre,
23:22le classico de la division inféminine,
23:24au LPSG, probablement à Gerland.
23:28Match diffusé à la télé, match à enjeu.
23:31C'est l'affiche de la saison.
23:33Voilà, le gros match.
23:34Si je ne suis pas très foot, si je suis plutôt rugby,
23:36est-ce que tu as quelque chose à me proposer ?
23:38Bien sûr.
23:38Le 20 septembre, c'est la reprise du top 8,
23:41le championnat de France de rugby féminin,
23:42avec quatre affiches.
23:43Lille contre le Stade Rennais,
23:46Caen contre Saint-Horinz,
23:47Perpignan contre Bobigny,
23:49et enfin Montpellier contre le Stade Toulousain.
23:51Ce sera l'occasion de retrouver les filles du 15 de France
23:53qui brillent depuis leur Coupe du Monde l'année dernière,
23:55et celles de l'équipe de France A7
23:57qui se sont qualifiées cet été pour les Jeux de Rio.
23:59Bon alors, un peu de basket maintenant ?
24:01Un petit peu de basket.
24:02Les 26 et 27 septembre, à Paris, au Stade Pierre de Coubertin,
24:05avec l'Open de la Ligue Féminine de Basket.
24:08C'est la première journée de la Ligue Féminine.
24:10Tous les matchs, les sept en même temps, se jouent sur deux jours,
24:14le samedi et le dimanche,
24:15avec en point d'orgue le match des champions
24:17entre l'Atmantpellier et Bourges.
24:19Ce sera le champion Bourges contre son Dauphin.
24:22Alors ça, c'était pour les sports co.
24:23Qu'est-ce qu'on a en sport individuel, par exemple ?
24:25Sport individuel, on va parler tennis,
24:27avec deux tournois ITF.
24:28Le premier à Saint-Malo jusqu'au 20 septembre,
24:31puis un second à Clermont-Ferrand à partir du 28 septembre.
24:34Alors qu'est-ce qu'un tournoi ITF,
24:36pour nos téléspectateurs qui ne le sauraient pas ?
24:38Un tournoi ITF, c'est la deuxième division de la WTA,
24:41du circuit pro féminin.
24:42C'est un peu là où on va aller voir jouer les futures stars du circuit
24:46et peut-être les futures grandes joueuses françaises.
24:49Maintenant, un peu de surf pendant qu'il fait en corbeau ?
24:52Pendant qu'il fait en corbeau,
24:53c'est la belle saison qui se prolonge dans le sud-ouest,
24:56à Osgore.
24:57C'est début octobre avec le Roxy Pro.
24:59C'est la neuvième étape des championnats du monde de surf,
25:02c'est à ne pas manquer.
25:04C'est l'avant-dernière étape des championnats du monde,
25:06avec en plus une Française qui brille en ce moment,
25:08Joanne De Fais.
25:09Elle a gagné cet été son premier titre en Californie,
25:11devant les meilleures surfeuses mondiales.
25:13Et comme c'est l'avant-dernière étape,
25:15il y aura de l'enjeu.
25:16Donc toutes les meilleures surfeuses du monde
25:18seront vraiment présentes à Osgore, début octobre.
25:20Merci beaucoup, Florian.
25:22Donc si vous voulez en savoir plus,
25:23vous allez sur le site internet www.femmedesport.com ou .fr.
25:28Toutes les dates sont bien répertoriées.
25:30Vous pourrez également envoyer des informations.
25:33Quant à nous, on se retrouve le mois prochain, déjà.
25:36À bientôt.
25:37Allez, au revoir.
25:38Au revoir.
25:38Sous-titrage Société Radio-Canada
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