Si certains estiment que le chômage est sciemment entretenu pour limiter les augmentations de salaire, d'autres pensent au contraire qu'elles pénalisent lourdement l'emploi.
Selon Axel de Tarlé, chroniqueur éco sur Europe1 : "De 2003 à 2013, le nombre de salariés à la SNCF a baissé de 14%, mais la masse salariale a augmenté de 1,3 milliard d’euros.
Des tendances opposées qui s’expliquent par les généreuses augmentations accordées aux salariés ces dix dernières années (4% par an en moyenne pour une inflation annuelle de 1,6% sur la période).
Un bien pour eux mais un mauvais coup porté aux investissements et à l’embauche".
Le chroniqueur d'Europe1 va plus loin. Malgré une inflation et une croissance quasiment nulles en 2014, les salaires du privé auraient augmenté de 2%. Et les entreprises envisageraient un nouveau coup de pouce équivalent en 2015.
Certains déduisent de ce constat que :
• Le pouvoir d'achat (différence entre l'augmentation moyenne des rémunérations et le taux d'inflation) continue de progresser en France, malgré une croissance nulle.
• Ces augmentations se font au détriment des investissements et de l'emploi.
Axel de Tarlé estime en conclusion de sa chronique que les 5 millions de chômeurs ne sont pas prêts de retrouver un job, tant les entreprises publiques et privées privilégient leurs salariés.
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