Débat : Quelle réforme fiscale pour accélérer le retour de la croissance ? - Paris, CESE, 9 avril 2014 - Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit lyonnais, associé gérant d’Aforge Degroof Finances, estime que la structure de la fiscalité française est "absurde" dans une économie entrepreneuriale tournée vers l’innovation et le risque. Dans ce type d’économie, enchaine-t-il, il faut favoriser une épargne longue et à risque, or nous faisons exactement l’inverse.
En France, l’épargne à vue, immédiate, liquide et sans risque est totalement défiscalisée (Livret A), l’épargne moyennement liquide et
sans risque principalement investie en taux d’intérêt (l’assurance vie qui finance la dette de l’Etat) est taxée à un niveau moyen de 20%, inférieur à la moyenne européenne, alors que l’épargne à risque, longue qui s’investit en actions avec comme revenu le dividende, est taxée « plein pot » sur la base d’un impôt progressif parallèle à celui du travail, jusqu’à 60%.
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