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  • il y a 12 ans
L’immense mannequine de cire qui trône dans la p’tite vitrine
Pleure, pétrifiée, décolletée, parée de roses lingeries fines
La plastique pulpeuse, dépouillée, sous des regards virils
A honte d’étaler, ses devants, ses arrières, ses gambilles
Voilà l’abominable labeur, l’impossible destin
Être enviée, montrée à poil, le plastic sans rien
À peine un noir body, une sexy culotte mutine
C’est triste, la vie close, figée d’une chouette mannequine.
L’articulée, lasse de ne porter que du vent
Décida le suicide, choisit le bon moment
Fondre entre les bras de l’audacieux magasinier
Qui, par de mains poisseuses ne cessait de la tripoter
Un soir, elle profita d’un fusionnel furtif enlacement.
Chaude étreinte, la cire coula sur le corps du pauvre sire
Qui, paf, d’un coup d’un seul, crac, claqua, flaque rouge de plaisir
Enfin, ouf, la liberté trouva l’assassine mannequine
Le magasinier, lui, devenu jaune, trôna en l’espace réduit de la vitrine

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😹
Amusant
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