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il y a 7 ans|199 vues

Sale temps pour la planète - Saison 5 - Tunisie : Le climat au pouvoir

LPBV - Agence de presse
Depuis la « révolution de jasmin » en janvier dernier, les langues se délient. Les Tunisiens peuvent désormais évoquer toutes les questions qui, jusque là étaient taboues ou interdites par l’ancienne dictature du président Ben Ali.

A l’époque, même les enjeux liés à l’environnement étaient difficiles à aborder, car ils touchaient de près ou de loin à l’économie tunisienne…

En première ligne, le tourisme… Des infrastructures ont poussé partout sur les 1300 km de côtes tunisiennes. Un bétonnage de la côte pour permettre aux touristes d’être les pieds dans l’eau. Pour développer leurs activités, les promoteurs ont détruit les dunes. Aujourd’hui, des associations citoyennes dénoncent la dégradation du littoral et tentent de mettre fin aux anciennes pratiques.

Les nouvelles autorités affirment avoir entendu leur message: déclaration d’intention ou volonté réelle de limiter les dégâts ? Car aujourd’hui impossible de revenir en arrière. Sur l’île de Djerba par exemple l’érosion marine a d’ores et déjà provoqué des dégâts irréversibles.

Un tourisme éco-responsable est il possible ? Oui, selon les experts. Mais n’est-il pas déjà trop tard ? La Tunisie est un « hotspot » du changement climatique. Le pays va être confronté, d’ici 2030, à un réchauffement de 1,1 degré et de 2 degrés d’ici 2060. Jusque ici, le régime se contentait de discours de façade et installait dans chaque ville une « avenue de l’environnement ». Avec « la révolution de jasmin », citoyens et chercheurs sensibilisés réussiront-ils à imposer de nouvelles pratiques ?
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