00:00... de notre saison ensemble, mon cher François Louillon, on avait commencé de mémoire le lundi 5 janvier, c'est
00:05bien ça ?
00:05Ăa me fait quelque chose, oui on avait commencĂ©, vous avez meilleur mĂ©moire que moi de toute façon,
00:09on avait commencé quelque chose comme ça, mais ça me fait quelque chose, vous savez ?
00:12Ah, vous avez la...
00:13RĂȘche, il a l'arme Ă l'Ćil comme on dit.
00:15Et bien en mĂȘme temps, Philippe, c'Ă©tait...
00:17Mais ça aurait été un beau moment, une nouvelle émission, une nouvelle émission.
00:19C'était trÚs bien, bien sûr, j'espÚre qu'on va se retrouver d'ailleurs.
00:20Alors, la libre antenne continue un petit peu, puisque la semaine prochaine je serai avec Philippe Brindel, on animera une
00:26partie...
00:28On va le renommer Philippe, sinon il est...
00:31Vous manquez déjà Philippe, c'est pour ça.
00:32Alors aprÚs, appelez-moi Frédéric David, ça ira plus vite dans ces cas-là , on permute.
00:36Mais je disais donc, je serai avec Frédéric Brindel la semaine prochaine, on parlera un petit peu de vélo,
00:40puis on continuera, bien entendu, vous donner la parole au 0826 300 300 entre 19h et 20h,
00:45ça sera un petit peu remodelĂ©, vous allez voir, ça va ĂȘtre trĂšs sympa.
00:48Mais en attendant, Philippe, profitons de cette derniĂšre heure, de cette derniĂšre libre antenne, tous les deux.
00:53On va continuer de vous donner la parole sur la fin de vie, puisque hier soir, on a parlé, bien
00:57sûr, de ce sujet
00:58qui vous a fait énormément réagir au 0826 300 300.
01:02Vous nous avez appelé, on n'a pas pu faire passer tout le monde, donc on en profite pour faire
01:06passer ceux qui ne sont pas passés.
01:07Et puis, on a eu des témoignages aussi, trÚs touchants.
01:10Certains ont voulu le donner Ă l'antenne, donc ça va ĂȘtre le cas.
01:13Puis sinon, on en ira quelques-uns également qu'on a reçus par mail, puisque vous pouvez nous écrire avec
01:17jeparticipe,
01:18arroba sudradio.fr.
01:19Philippe, on va commencer tout de suite avec Denise, qui nous a appelé.
01:24Non, ce n'est pas Denise, non, c'est Valérie.
01:25Eh bien, c'est Valérie, au 0826 300 300.
01:27Bonsoir, Valérie.
01:30Valérie ?
01:31Oui, bonsoir tout le monde.
01:33Merci de me permettre de m'exprimer sur un sujet qui me tient particuliĂšrement Ă cĆur.
01:38Oui, vous nous avez contacté, on peut le dire, hier soir par mail.
01:41Alors, vous voulez réagir par mail, c'est jeparticipe, arroba sudradio.fr.
01:46On vous écoute, Valérie.
01:50Je voulais m'exprimer, entre autres, sur la clause de conscience individuelle,
01:55qui, Ă mon sens, est un petit peu illusoire.
02:00Si j'ai bien compris, les établissements de soins ne pourront pas refuser de pratiquer des euthanasies.
02:06Bon, il peut tout Ă fait se trouver le cas de figure oĂč, dans un Ă©tablissement de petite taille,
02:12il n'y a aucun volontaire, dans ce cas-lĂ , on ne peut pas exclure qu'un patient ou son
02:19entourage dépose une plainte vis-à -vis de l'établissement.
02:22Donc, c'est déjà une contrainte.
02:24Alors, il y a une clause de conscience qui est instituée pour les professionnels de santé
02:28qui refuseraient de participer à la procédure de l'aide à mourir, a priori.
02:32Mais une clause de conscience individuelle.
02:35Individuelle, bien sûr.
02:37Voilà , mais non, mais pas une clause de conscience collective pour l'établissement, par exemple,
02:42un Ă©tablissement oĂč il n'y a aucun volontaire pour pratiquer l'euthanasie.
02:47Et une clause de conscience individuelle, bon, moi, personnellement,
02:52durant mon exercice professionnel, puisque j'étais infirmiÚre,
02:57j'ai déjà subi des pressions ou observé des collÚgues qui en subissaient,
03:03pour certaines raisons.
03:05Donc, je ne crois pas trop Ă la clause de conscience individuelle,
03:09parce qu'il y a toujours moyen d'exercer des pressions.
03:12Et ça, c'est...
03:13Ben, voilĂ .
03:14Donc, on ne peut pas croquer lĂ -dessus.
03:16Valérie, vous avez été infirmiÚre pendant longtemps ?
03:20J'ai commencé dans les années 88.
03:23Oui.
03:23VoilĂ , et je viens de terminer.
03:25D'accord.
03:26Alors, écoutez, vous avez donc un grand vécu,
03:29parce que 88, ça fait pratiquement 40 ans, 38 ans, c'est bien ça ?
03:33Oui.
03:35Alors, moi, je ne suis pas professionnelle de santé.
03:38Vous avez été pendant prÚs de 40 ans professionnelle de santé.
03:40Alors, les pressions au travail, ça existe, ça a toujours existé, ça existera encore,
03:46malgré toutes les lois qu'on pourrait faire ou imaginer.
03:49Mais est-ce que vous pensez que quelqu'un...
03:52Est-ce que vous imaginez un médecin, par exemple,
03:54qui mettrait la pression à une infirmiÚre pour administrer une substance létale,
04:00alors que l'infirmiĂšre ne serait pas d'accord ?
04:02Vous pensez que c'est imaginable ou pas ?
04:05Parce que faire une pression pour déclarer une journée de plus d'hospitalisation,
04:09qui n'a pas eu lieu pour ĂȘtre remboursĂ©e par la SĂ©curitĂ© sociale,
04:13ça, ça a existĂ©, ça a existĂ©, ça existe peut-ĂȘtre encore d'ailleurs,
04:17mais lĂ , ça me paraĂźt quand mĂȘme Ă©norme.
04:20Qu'est-ce que vous voulez me répondre ?
04:24Bon, pour avoir aussi fréquenté des EHPAD,
04:27je peux vous dire que dans un EHPAD, il n'y a pas de médecin régulier.
04:33C'est ça.
04:33Donc, le premier candidat, si je puis dire, pour pratiquer l'acte,
04:38c'est bien l'infirmier ou l'infirmiĂšre.
04:41Pression des médecins, non, je n'en ai pas constaté vraiment,
04:48mais pression des hiérarchies, oui, ça existe.
04:50C'est qui la hiérarchie ? C'est les cadres de santé, par exemple ?
04:55Dans un établissement de soins, oui, il y a des cadres de santé.
04:58D'accord. Mais est-ce que pour vous, cette loi, vous ĂȘtes pour, vous ĂȘtes contre,
05:05est-ce que c'est plutĂŽt globalement une bonne loi ?
05:07Est-ce qu'il y a des choses, pour avoir été professionnelle de santé pendant prÚs de 40 ans,
05:11vous auriez faite, pas faite, que vous enlĂšveriez ?
05:14Qu'est-ce que vous en pensez, Valérie ?
05:16Alors, ce que j'en pense, c'est que ce n'est absolument pas un sujet binaire,
05:21ĂȘtre pour ou contre.
05:23Je suis entiĂšrement d'accord avec vous.
05:25Une multité de cas de figura et une multitude de réponses possibles.
05:33Donc, dĂ©jĂ , ĂȘtre pour ou contre, ça ne veut rien dire.
05:41Recentrez-moi ma question.
05:42Est-ce qu'il y a des choses qui vous semblent bonnes dedans
05:45et des choses qui vous semblent mauvaises qu'il faudrait retirer, par exemple ?
05:50Alors, des choses qui me semblent mauvaises, il y en a beaucoup.
05:55DĂ©jĂ , vraiment, l'accord des postulants, eux aussi, peuvent ĂȘtre soumis sous pression,
06:04surtout qu'il s'agit de personnes trÚs vulnérables et influencées par...
06:10et influençables.
06:12Ce que l'on pourrait aussi améliorer, mais c'est du travail en amont,
06:16c'est de rendre obligatoires les directives anticipées.
06:24Absolument.
06:25Parce que la mort, ça doit s'anticiper, parce que ça peut arriver demain suite à un accident.
06:31Donc, ce serait déjà un point positif.
06:34Et c'est en amont, déjà , de parler de tout ce qui existe, des unités de soins palliatifs.
06:39Il y en a trĂšs peu, mais il y a quand mĂȘme des lieux identifiĂ©s soins palliatifs dans beaucoup de
06:43structures.
06:44Et un médecin peut parler de ce qu'est la sédation.
06:49Il peut l'expliquer.
06:50Il peut aussi expliquer quelles sont les conditions pour y accéder.
06:55Et dans quel camp de figure on l'applique ?
06:58Déjà , on verrait qu'il y a d'autres possibilités.
07:02AprÚs, qu'est-ce qui me choque, moi, mais vraiment profondément,
07:06aussi, c'est un non-respect complet de notre profession.
07:13Bon, on a choisi cette profession par conviction,
07:18parce qu'elle avait un sens.
07:20Et c'est pour ça qu'on accepte de la pratiquer,
07:24mĂȘme si c'est trĂšs difficile,
07:26parce que les conditions de travail sont trĂšs difficiles.
07:29On travaille constamment en sous-effectifs.
07:32Bon, j'ai appelé mes collÚgues il n'y a pas longtemps
07:34pour leur demander s'ils étaient sensibles à la situation.
07:37Mais en fait, eux, ils ont connu une panne prolongée de climatisation.
07:44Oui, par les temps qui courent,
07:46il vaut mieux que ça arrive à une autre période de l'année,
07:48au mois d'avril, par exemple.
07:50Tout Ă fait.
07:50Donc, on travaille déjà dans des conditions trÚs difficiles.
07:54Et notre objectif, c'est de faire le mieux.
07:56Ce n'est pas de prolonger la vie.
07:58On n'a pas cette ambition-lĂ .
08:00C'est de faire en sorte que la vie de chaque personne
08:05soit la meilleure possible tous les jours.
08:09Parce que, bon, j'ai travaillé en gériatrie.
08:11J'ai vu des soins continus.
08:14J'ai vu des maladies évolutives chroniques.
08:17Donc, c'est de rendre le quotidien meilleur.
08:20La vie, ce n'est pas simplement un électrocardiogramme
08:23ni un électroencephalogramme.
08:25C'est beaucoup plus complexe que ça.
08:28Donc, notre mission, elle est complÚtement bafouée.
08:31On nous oblige demain à faire des injections létales.
08:35C'est d'une violence inouĂŻe.
08:37MĂȘme si, en thĂ©orie, il y a une clause de confiance.
08:41Mais je reste sûre.
08:43Moi, je n'y crois qu'à moitié.
08:46Vous y croyez qu'à moitié.
08:48Alors, comme le sujet est lourd et qu'on a des appels,
08:52on va faire la pause de suite.
08:53On a une autre infirmiÚre qui nous appelle et qui veut réagir.
08:56On a déjà des réactions.
08:58Beaucoup de choses.
08:59Hier soir, je posais la question.
09:00Faut-il un référendum sur la fin de vie ?
09:02On aura Chantal Lebassa qui souhaite réagir là -dessus dans un instant.
09:06Ce qu'on a vu hier soir, mais qui n'avait pas eu de passée de temps.
09:08On lui donnera la parole demain.
09:09Parce qu'elle voulait soulever ce problĂšme.
09:11Et on lui donnera plus la parole.
09:12Deux petites choses, Philippe.
09:12J'en profite pour ceux qui regardent un peu le tennis qui sont avec nous.
09:15Arthur Fils a été éliminé de Wimbledon.
09:17C'est tombé à l'instant.
09:18Ceux qui s'intéressent un petit peu au sport de raquette, c'est l'actu.
09:22Et puis, je le rappelle, je n'ai pas eu forcément le temps de le dire tout à l'heure,
09:25Philippe.
09:25On parle de la fin de vie.
09:26Mais on parlera aussi à la fin de l'émission.
09:28On fera un petit best-of, vu que c'est notre derniĂšre de la saison avec Philippe.
09:31On vous demande, est-ce qu'il y a un sujet qui vous a marqué depuis qu'on a commencé
09:35cette libre antenne ?
09:36Un sujet qui a été marquant pour vous à titre personnel ?
09:39Ou juste qui vous a intéressé ?
09:40Est-ce qu'il y a une actu dont on a parlé qui a permis de faire avancer un problÚme
09:44de votre cÎté ?
09:45Dites-le nous, ça nous intéresse au 0800 26 300 300.
09:48On aura quelques auditeurs, mais si vous voulez prendre la parole, vous ĂȘtes les bienvenus.
09:51Voilà , c'est le programme qui vous attend jusqu'à 20h dans les révois pour me parler de la France.
09:5619h-20h, les vraies voix font parler la France.
09:59Sud Radio.
10:02Retour des vraies voix avec ce sujet qui vous fait encore et toujours appeler le 0800 26 300 300.
10:07Nous envoyer des SMS au 7 28 et des mails, comme Valérie, à je participe à sudradio.fr.
10:15Absolument, Philippe.
10:16J'ai dit tout Ă l'heure, on posait cette question hier.
10:19Faut-il un référendum sur la fin de vie ?
10:20Puisque ça tend bien, c'est le sujet du soir.
10:22On a Chantal de Bastia qui nous a appelé au 0800 26 300 300.
10:26Bonsoir Chantal.
10:27Bonsoir Chantal.
10:29Bonsoir.
10:29Vous nous aviez appelé hier soir.
10:31Malheureusement, on a eu beaucoup d'appels.
10:33Donc, on a essayé de maximiser le temps de parole.
10:35Mais on vous avait promis de vous redonner la parole aujourd'hui.
10:38C'est chose faite.
10:38On vous écoute, Chantal.
10:41Ăcoutez, pour un sujet aussi grave que donner la mort, je pense que le rĂ©fĂ©rendum serait le bienvenu,
10:52parce que ça nous obligerait tous d'abord à réfléchir, qu'il y ait des débats, des gens qui sont
10:59pour, des gens qui sont contre, avancer des arguments,
11:01un vrai débat d'idées, qu'est-ce que nous voulons dans notre société ?
11:06Est-ce que nous voulons donner des moyens au service de santé ?
11:11Ou, parce que vous savez, de proposer l'euthanasie, le suicide assisté, c'est un moyen aussi de faire des
11:18économies.
11:19Oui, en étant vraiment mal qu'il y avait vite.
11:48Et tabou.
11:52Mais je pense qu'elle l'a toujours été, en particulier en France.
11:55Non, il y a des siÚcles et des siÚcles, parce que les gens étaient croyants, donc ils croyaient à la
12:03vie éternelle.
12:04Mais plus on perd de spiritualité, plus on en fait un tabou.
12:10Dans d'autres sociétés, pas notre société occidentale, mais dans d'autres sociétés, la mort est une fatalité.
12:18On sait qu'on naĂźt, on vit, on meurt, comme la nature.
12:23Les mammifĂšres naissent, croissent, se reproduisent et meurent.
12:26C'est les quatre cycles de la vie des mammifĂšres.
12:28VoilĂ , mais nous, ĂȘtres vivants et ĂȘtres humains, nous sommes aussi des mammifĂšres.
12:35Oui.
12:35Et avec la parole, soi-disant, intelligente.
12:39Et je pense qu'on n'a pas le droit de parler de la mort de maniÚre aussi désinvoche.
12:45Alors...
12:46Et surtout de la maniĂšre dont on la donne, surtout que dans la loi, ils veulent, par rapport aux assurances
12:52des gens, que ce soit considéré comme une mort naturelle.
12:56Alors ce sera déclaré comme mort naturelle, exactement.
12:59VoilĂ .
13:00Donc, je veux dire, à un moment donné, ce n'est pas une mort naturelle.
13:04Ou alors le mot naturel a changé de définition.
13:07C'est-Ă -dire que, moi, je peux comprendre...
13:11Bon, maintenant, il faut d'abord, j'ai écouté votre témoignage, Philippe, hier, d'il y a 40 ans, ce
13:16que vous avez vécu.
13:17Oui, un peu plus de 40 ans, oui.
13:18VoilĂ .
13:19Je veux dire, aprÚs, une loi, c'est pour une société entiÚre.
13:24On ne fait pas une loi pour un cas ou pour un autre.
13:27Maintenant, ça a beaucoup évolué au niveau des soins palliatifs, au niveau de l'accompagnement.
13:33Il y a beaucoup de choses.
13:33Et heureusement, et tant mieux, faut-il encore nous donner les moyens ?
13:38Faut-il encore le vouloir ?
13:40Une volonté politique, comme vous le disiez hier, trÚs justement.
13:43Et qu'est-ce que nous voulons de notre société ?
13:47C'est-à -dire que c'était vraiment un référendum.
13:50Ăa permettrait, justement, de parler de tous ces sujets.
13:56Et surtout, nous soignons, de ne pas nous mettre en difficulté pour faire le geste.
14:00Chantal, on avait beaucoup parlé du référendum.
14:02C'était un sujet que vous avez fait énormément réagir, comme la fin de vie, dont les vraies voix font
14:07parler la France.
14:08Mais je tiens Ă rappeler une chose.
14:10C'est que d'autres, y compris les hommes politiques de premier plan, voulaient un référendum.
14:16Mais que le Conseil constitutionnel leur a opposé une fin de non-recevoir en disant que le référendum, c'était
14:23fait pour le social et pas pour le sociétal.
14:25Je ne sais pas, on peut faire un référendum pour revenir aux 39 heures.
14:28Mais on ne peut pas faire un référendum pour la fin de vie.
14:31Ce qui me semble, à mon avis, totalement délirant.
14:34Mais c'est que mon point de vue.
14:37Je veux dire, les référendums, l'article 11, ça n'a pas été fait pour les lois sociétales.
14:42Absolument, c'est l'article 11.
14:44Social, oui, sociétal, non.
14:46Non, mais justement, il n'est pas marqué qu'on ne peut pas faire de référendum sociétal.
14:50Ăa, le Conseil constitutionnel, ça fait des annĂ©es qu'il fait de l'abus de pouvoir.
14:55Quand il y a quelque chose qui ne leur plaĂźt pas.
14:57Or, ce n'est pas son rĂŽle.
14:58De Gaulle, quand il a fait le Conseil constitutionnel, ce n'était pas pour ça.
15:02L'article 11, à aucun moment, il est précisé que ce sont des lois sociales et non sociétales.
15:08Ce n'est pas écrit dans l'article 11.
15:10Mais Chantal, permettez-moi de vous dire une chose que reconnaissent nombre de constitutionnalistes.
15:14C'est que le Conseil constitutionnel, c'est...
15:19J'arrive plus Ă le dire.
15:20C'est accordé des droits qui n'étaient pas au départ prévus par le général de Gaulle dans la constitution
15:27de 58.
15:28Ăa, nous sommes bien d'accord.
15:29Chantal, restez avec nous.
15:31Parce que, évidemment, ça appelle au 0826 300 300.
15:35On redescend habituellement vers le sud en milieu des missions.
15:38Au sud de Bastia, c'est compliqué.
15:39Oui, là , c'est vrai que c'est compliqué.
15:41Mais au sud, on va dire.
15:42On va à Agen, du cÎté de...
15:44Agen, pardon, avec Christelle.
15:45Bonsoir, Christelle, qui est infirmiĂšre.
15:47Bonsoir, Christelle.
15:48Bonsoir.
15:48Je suppose que vous avez travaillé dans des services d'urgence.
15:51Donc, vous avez été confrontée à la mort.
15:53Cette loi sur la fin de vie, dites-nous un petit peu ce que vous en pensez.
15:57Et on écoute votre témoignage, tout simplement, Christelle.
16:00Oui, alors bonsoir.
16:01Merci de me donner la parole.
16:03Effectivement, moi, je suis infirmiĂšre.
16:05Ăa fait plus de 23 ans que j'exerce.
16:08Aujourd'hui, je suis dans la formation.
16:10Oui.
16:11Mais j'ai exercé pendant plus de 20 ans dans les services d'urgence SMUR.
16:15Et effectivement, c'est des endroits oĂč on cĂŽtoie rĂ©guliĂšrement les personnes en dĂ©tresse.
16:19Et notamment, les scĂšnes de vie ou les personnes en situation extrĂȘme.
16:24Oui.
16:25Et j'ai cÎtoyé aussi la mort de proches dans des situations de soins de palais.
16:30Donc, je suis un petit peu sur ces deux tableaux-lĂ .
16:33Alors, en écoutant les débats, il y a plein de choses qui me viennent à l'esprit.
16:38Déjà de dire que...
16:41Oh, Christelle.
16:44Christelle.
16:45Christelle.
16:45Ăa a coupĂ©, Christelle.
16:47Il y a deux choses.
16:47Et reprenez, parce que là , ça a coupé.
16:49Oui.
16:50Alors, je disais, on ne peut pas discuter d'une loi, effectivement, sans parler de son contexte.
16:54Oui.
16:55Et aujourd'hui, le contexte sanitaire, il est trĂšs particulier.
16:58Tout à l'heure, la collÚgue évoquait qu'elle avait eu des collÚgues au téléphone en lien avec le problÚme
17:03de climatisation.
17:04Valérie, oui.
17:06Palliatif, aujourd'hui, sans parler du contexte de la loi, on y viendra aprĂšs, mais il est vraiment sur le
17:11fait que, déjà , on manque de personnel dans les établissements de santé.
17:16Et on ne peut pas décontextualiser la discussion autour de cette loi, parce qu'effectivement, on parle de soins palliatifs.
17:24Beaucoup de personnes ont dit qu'il fallait d'abord traiter la douleur et que peut-ĂȘtre qu'il y
17:27aurait moins de gens qui auraient envie de mourir.
17:30Ăa, c'est vrai. Moi, je l'ai vu dans ma pratique, mais j'ai vu aussi des patients qui
17:34Ă©taient sur des pathologies extrĂȘmement lourdes, qu'on accompagnait et qui, malgrĂ© notre accompagnement, ça ne suffisait pas pour leur
17:43diminuer les souffrances physiques, psychologiques, etc.
17:47Donc, ça, c'est la premiÚre chose. Déjà , les moyens, il faudra qu'ils soient en adéquation avec la loi
17:53et ça, ça me paraßt vraiment indispensable.
17:55Alors, ça, oui, comme on le disait il y a quelques instants avec Chantal, et on en parlait hier soir,
17:59c'est une question de volonté politique aussi.
18:03Oui, complÚtement, complÚtement. AprÚs, la deuxiÚme chose que j'ai un peu analysée en vous écoutant, c'est qu'on
18:09a une Ă©volution aussi de la sociĂ©tĂ© qui veut ĂȘtre aussi dans la maĂźtrise de son parcours de soins.
18:15Ăa, c'est un fait sociologique, en fait, oĂč les gens ont envie de dĂ©cider pour eux-mĂȘmes.
18:20Alors, d'un cÎté, du coup, il y a des gens qui vont dire, oh là là , mais c'est
18:24une horreur de pouvoir donner une dose létale aux patients.
18:27Mais d'un autre cÎté, on est obligé de réfléchir à la fin de vie. Aujourd'hui, on est en
18:312026 et les gens ont envie de maĂźtriser aussi leur vie, mais aussi peut-ĂȘtre leur fin de vie et
18:37leur mort.
18:38Et là , je revois un petit peu plus, moi, mon expérience personnelle, plus que mon expérience professionnelle, quoique, parce que
18:45ça se croise souvent.
18:47Mais effectivement, moi, j'ai eu affaire Ă l'accompagnement de proches qui ont souffert extrĂȘmement physiquement.
18:53Ma maman, mon papa, pour des pathologies différentes.
18:55Et à un moment donné, je crois qu'il ne faut aussi pas oublier qu'on est face à notre
19:03famille, aux gens qu'on aime, et que peut-ĂȘtre, il faut ĂȘtre un petit peu moins Ă©gocentrĂ© et que
19:08de dire que pour certains, si cette loi est extrĂȘmement bien cadrĂ©e, ça leur permettra de mourir dignement bien plus
19:15que ce qui se passe aujourd'hui.
19:17Mon urgence, j'ai accompagnĂ© des patients qui Ă©taient en extrĂȘme souffrance physique, oĂč, ben oui, j'ai vu des
19:24choses oĂč on les a accompagnĂ©es pour mourir, mais pas dans un cadre qui me convenait Ă moi.
19:29Moi, j'ai eu la chance, mĂȘme si j'ai subi des pressions, comme l'Ă©voquait une collĂšgue, de rĂ©ussir
19:36à dire non, voilà Valérie, de réussir à dire non et de faire en sorte que ce n'était pas
19:41moi qui avais poussé la dose, mais je sais ce qui s'est fait quand j'ai fermé la porte.
19:46Et si vous voulez ça aujourd'hui, pour les infirmiers, les infirmiÚres, les médecins qui vraiment ne sont pas engagés
19:51dans la profession, ce n'est pas possible.
19:53Sauf que nous, on est en face des souffrances des gens sur les lignes. Je ne dis pas qu'il
19:58faut éthanasier tout le monde, ce n'est pas du tout l'opinion.
19:59Ăa va de soi. Et comme le disait ValĂ©rie, ce n'est pas on est pour, on est contre. C
20:04'est tellement vaste comme sujet qu'on ne peut pas dire oui, non.
20:08C'est... Ah, Christelle ?
20:11Christelle vous a perdu, mais bon, on va retrouver Christelle dans un instant.
20:14Christelle, on vous retrouve tout de suite parce qu'on doit faire une pause.
20:15TrÚs courte pause, absolument. Vous l'avez dit, Philippe, on vous remercie tous pour vos témoignages.
20:20On va continuer de parler de ce sujet de la fin de vie jusqu'Ă 20h. On fera un petit
20:24point best-of, je permets de le rappeler,
20:25puisque si vous avez des sujets qui vous ont marqué durant cette libre antenne, on a fait beaucoup, beaucoup, beaucoup
20:30de sujets,
20:31beaucoup de témoignages nous ont été donnés. On vous remercie d'ailleurs pour ça.
20:34Eh bien, venez nous donner votre sujet, tiens, qui vous a le plus marqué sur cette saison.
20:38Un sujet peut-ĂȘtre qui vous a mĂȘme aidĂ© dans votre quotidien, dans votre vie personnelle.
20:41On le prendra avec grand plaisir et puis tout de suite, on se retrouve pour continuer de parler de la
20:45fin de vie.
20:4719h20, les vraies voix font parler la France.
20:51Retour des vraies voix font parler la France avec François-Louis Bourneau.
20:55Ce sujet qui vous fait beaucoup appeler depuis hier soir, la fin de vie, puisqu'évidemment, la loi est passée
21:01récemment.
21:02Alors, il y aura évidemment des recours devant le Conseil constitutionnel, etc.
21:07On verra l'application.
21:08Ce qui n'est pas encore des films, il faut le préciser.
21:10On avance pas à pas, il y a eu beaucoup d'étapes.
21:12LĂ , on vient d'en franchir une nouvelle cette semaine.
21:14C'est pour ça d'ailleurs qu'on en parle avec vous jusqu'à 20h de cette question de la
21:18fin de vie.
21:19C'est un sujet qui divise, c'est un sujet aussi qui est trĂšs touchant, trĂšs sensible.
21:22On entend beaucoup de tĂ©moignages des personnes qui parfois n'ont pas toujours la mĂȘme vision vis-Ă -vis de
21:27cette fin de vie.
21:28La mort est un sujet trÚs compliqué, Philippe.
21:31On l'a vu hier, on le voit encore ce soir.
21:33Beaucoup de débats, beaucoup de gens qui donnent leur avis.
21:36Certains disent qu'il faut mĂȘme un rĂ©fĂ©rendum, c'Ă©tait le cas de Chantal tout Ă l'heure.
21:39On est avec Christelle, qui nous vient d'Agent.
21:42Christelle, on vous retrouve.
21:43On vous redonne la parole.
21:44Oui, on vous redonne la parole et on va partir Ă Bergerac pour retrouver Marie-Claire,
21:48qui nous a appelée au 0826 300 300.
21:50Christelle, on vous laisse continuer votre propos.
21:53Oui, alors moi, c'est vrai que j'ai, du coup, depuis hier soir, j'ai travaillé un petit peu
21:57la loi.
21:57J'ai regardé un petit peu le contenu plus en détail.
22:00Et c'est vrai qu'elle dit beaucoup de choses.
22:02Notamment, elle redonne la définition du soin palliatif et de l'accompagnement.
22:07Et c'est vrai qu'il y avait tout Ă l'heure une participante qui disait qu'il fallait d
22:11'abord bien accompagner les gens,
22:13ĂȘtre sĂ»r qu'ils soient bien informĂ©s sur les dispositifs, en plus du personnel qu'il va falloir renforcer.
22:19Mais dans cette proposition, il y a aussi des éléments sur la redéfinition du soin palliatif,
22:24et notamment des clauses comme quoi le médecin qui serait receveur de la demande d'un patient sur l'aide
22:30Ă mourir
22:30aurait la nécessité de vérifier et d'informer, d'une part, l'accÚs aux soins palliatifs,
22:37mais aussi de vĂ©rifier que le patient ait bien eu accĂšs Ă ces dĂ©marches-lĂ
22:40avant d'enclencher tout le process de l'aide Ă mourir.
22:45Donc ça, je trouve quand mĂȘme que cette partie-lĂ , elle est bien dĂ©taillĂ©e,
22:49et ça permet vraiment de faire étape par étape,
22:53et de se dire qu'avant de voir si le patient a vraiment besoin de ça,
22:58on va d'abord s'attarder sur le fait, est-ce qu'il est bien accompagné dans sa fin de
23:02vie.
23:03Et ça, je trouve que c'est quelque chose de trÚs positif.
23:05Oui, ça c'est sûr que l'accompagnement est absolument essentiel.
23:08Restez avec nous Christelle, vous ĂȘtes Ă Agin, on ne va pas aller trĂšs loin d'Agin,
23:12enfin, on ne sortez pas de kilomĂštres, mĂȘme pas Ă Bergerac.
23:15Bonsoir Marie-Claire.
23:17Bonsoir, vous m'entendez ?
23:18On vous entend parfaitement.
23:20Comment vous dites Philippe ?
23:21Fort éclair.
23:22Fort éclair, oui, ça c'est la version militaire.
23:245 sur 5, c'est dans les films américains, dans l'armée française on disait fort éclair.
23:28Eh bien Marie-Claire, on vous entend fort éclair.
23:30VoilĂ , je ne peux pas fermer pour la derniĂšre.
23:32Vous voulez parler bien sûr de cette fin de vie, mais plus particuliÚrement du référendum.
23:36Alors, est-ce que vous ĂȘtes opposĂ© ou pas ?
23:38Vous allez nous le dire.
23:39Mais surtout, comment poser cette question du référendum ?
23:42On vous écoute.
23:42Et Chantal qui voulait le référendum est toujours avec nous d'ailleurs.
23:45Vous allez mĂȘme pouvoir Ă©changer avec elle et avec Christelle.
23:47En fait, ça dépend.
23:49Parce qu'en général, le référendum, on répond par oui ou non.
23:52Mais on ne peut pas répondre par oui ou non sur une question aussi importante et grave que la mort.
23:58Donc voilĂ .
23:59Est-ce que vous ĂȘtes sur haut-parleur Marie-Claire ?
24:02Non, je n'ai pas de haut-parleur.
24:04Vous ne m'entendez pas ?
24:05Si, on vous entend, mais vous avez le téléphone bien collé à l'oreille.
24:09Oui.
24:10Ah bon, on vous écoute alors, c'est le son.
24:12Allez-y.
24:14En fait, moi, j'ai passé une vingtaine d'années avec des entrées et des sorties en hÎpital psychiatrique.
24:20Oui.
24:21Donc, j'étais légume.
24:23Oui.
24:23Et ma famille ne savait absolument pas si j'allais m'en sortir.
24:27Et je m'en suis sortie.
24:29D'accord.
24:30Et je bĂ©nis tous les jours d'ĂȘtre en vie.
24:32Parce qu'en fait, avant de parler de la mort et de légiférer, je trouve que ce n'est pas
24:36du tout le rÎle d'un politique de légiférer sur un sujet aussi grave.
24:40Ils ne sont mĂȘme pas capables de tenir le pays correctement.
24:44Comment vous voulez qu'ils interprĂštent des choses aussi philosophiques, aussi graves et aussi profondes que la mort ?
24:49C'est impossible.
24:51Il y aura des dérives parce qu'on aurait pu trÚs bien, à ce moment-là , m'administrer des choses.
24:56Et j'aurais Ă©tĂ© mĂȘme incapable.
24:58Je n'avais aucune réaction.
24:59Mais je ne voulais pas mourir.
25:02Parce qu'il y a toujours un espoir quand il y a quelque chose.
25:06Alors, je parle aussi de la maladie de Charcot, qui est une maladie atroce.
25:10Moi, j'ai connu des gens autour de moi qui ont eu cette maladie.
25:13Mais imaginez qu'il y a un traitement, alors pas maintenant, mais dans les années à venir,
25:19quelque chose qu'on fait aussi confiance à la recherche médicale.
25:24Oui.
25:24Mais lĂ , je ne veux pas ĂȘtre nĂ©gatif, mais un traitement pour la maladie de Charcot,
25:29je pense que dans les dix ans Ă venir, ça va ĂȘtre compliquĂ©.
25:32Alors, peut-ĂȘtre pas dix ans, mais on ne sait pas.
25:34On ne sait rien, en fait.
25:35Parce que moi, j'ai eu une pathologie grave.
25:38Alors, en fait, personne ne savait si je souffrais.
25:41Mais moi, dans ma bulle, si vous voulez, je n'avais pas du tout envie de mourir.
25:45Oui.
25:47MĂȘme Ă arriver Ă un poids, je pesais 33 kilos.
25:51Oui, effectivement, oui.
25:53J'étais vraiment dans un...
25:54Alors, on aurait pu dire, oh, la pauvre, elle souffre trop.
25:58Mais je n'avais pas envie.
25:59Oui, mais là , par contre, il faudra donner sa volonté de mourir,
26:06que ce soit pour une euthanasie, si par exemple, avec une maladie de Charcot,
26:09on ne peut plus s'auto-administrer une substance létale,
26:15ou, toi-mĂȘme, en prenant, comme en Suisse, par exemple,
26:20une boisson létale qui vous tue, a priori, sans souffrance en quelques secondes,
26:26un médecin n'aura pas le droit de vous euthanasier sans votre avis.
26:29Ăa, et encore, heureusement, d'ailleurs.
26:30Des fois, on ne peut pas donner son avis.
26:33Moi, j'étais incapable de donner mon avis à ce moment-là .
26:35Oui, mais donc, le médecin ne vous aurait pas euthanasié.
26:39En fait, je trouve qu'on veut tout contrÎler dans notre société occidentale.
26:44On veut contrÎler la météo, on veut contrÎler...
26:47Mais il y a des choses qu'on ne peut pas contrĂŽler pour l'instant.
26:50Et puis, je trouve que c'est trĂšs bien de ne pas vouloir toujours tout contrĂŽler.
26:54Parce qu'établir une loi, ça veut dire, je prends possession, en fait,
26:59je ne sais pas comment dire, de quelque chose qu'on ne maĂźtrise pas.
27:02Mais, en plus, les politiques, qu'est-ce qu'ils maßtrisent dans la réalité de l'Asie ?
27:07Non, mais c'est un vrai sujet.
27:08Marie-Claire, restez avec nous.
27:10On va faire réagir Chantal, qui voulait le référendum.
27:12On prend Christelle, également, qui est toujours avec nous.
27:15Et d'ailleurs, Chantal, Christelle, sont professionnelles de santé.
27:18Comme hier, beaucoup de professionnels de santé ont réagi.
27:21Chantal, ce que dit Marie-Claire, moi qui suis pour un référendum,
27:25je dis, c'est sûr que voter oui, non, pour ce type de sujet,
27:29il faut vraiment que le texte soit hyper bien bordé
27:32par rapport Ă son Ăąme et conscience, non ?
27:35Oui, déjà , il faut déjà bien poser la question.
27:39Ăa, c'est clair.
27:40La vraie question est, c'est pour ou contre l'euthanasie.
27:44Parlons des mots.
27:45Oui, et le suicide assisté.
27:47Et le suicide assisté.
27:49C'est-à -dire qu'à un moment donné, on évite, d'ailleurs, dans le texte,
27:52on ne parle pas d'euthanasie.
27:54Soit.
27:56Donc, déjà , c'est une vaste hypocrisie.
27:59Oui, c'est parfait.
28:00Parce qu'il faut employer les mots.
28:02Ah, il faut, oui, il faut employer les mots.
28:03Je ne vais pas reciter Camus, ne pas nommer les choses.
28:06C'est un objouté au malheur du monde, mais c'est totalement vrai.
28:09Donc, ça, déjà , ça me dérange.
28:12Dans le texte mĂȘme, il ne parle pas d'euthanasie.
28:14Or, alors, on vous...
28:16Bon, de ça, on vous dit...
28:17Donc, à un moment donné, le fait de décider un référendum,
28:21ça permet d'avoir des débats d'idées.
28:24Ăa, je suis d'accord.
28:25De faire parler les gens, de voir.
28:29Alors, qu'on ne me parle pas de fraternité quand on fait cette chose-là ,
28:32parce que ce n'est pas un geste fraternel.
28:37Maintenant, s'il y a un référendum, on sera obligé d'aller au fond des choses.
28:42Il y avait un socialiste, je ne sais plus comment il s'appelle,
28:45un député qui disait, l'essentiel, c'est de mettre le pied dans la porte.
28:50Parce que lĂ , il n'y a pas encore les mineurs,
28:54mais si déjà , on a le pied dans la porte,
28:57aprÚs, il faudra la faire évoluer tous les ans, cette loi.
29:00Donc, quand on a des discours d'un politicien qui parle comme ça,
29:05moi, personnellement, ça me fait flipper.
29:08Chantal.
29:09C'est vraiment terrible, quoi.
29:11Chantal, restez avec nous.
29:12On va reprendre Christelle, qui est infirmiĂšre,
29:14et qui est encore infirmiÚre, a priori, c'est bien ça ?
29:17Oui, tout Ă fait.
29:19Comment vos collĂšgues, je disais, il y a quelques instants,
29:22beaucoup de professionnels de santé nous ont appelés, contactés,
29:25depuis le débat d'hier soir.
29:27Comment vos collÚgues, médecins, infirmiÚres, réagissent-ils ?
29:32Alors, ça dépend un petit peu leur contexte personnel et professionnel.
29:36On en discutait encore avec des collĂšgues Ă midi.
29:38Et pour ceux qui ont vécu ça dans leur propre famille,
29:44effectivement, il leur semble indispensable de faire évoluer la pratique de l'accompagnement de la fin de vie.
29:51Alors, j'aimerais juste dire que, par rapport au témoignage précédent,
29:55en fait, il y a des critĂšres par rapport Ă l'inclusion dans l'aide Ă mourir.
30:01C'est-Ă -dire, notamment, le fait d'ĂȘtre apte Ă manifester de façon libre et Ă©clairĂ©e le discernement.
30:08C'est ça.
30:09Donc, dĂ©jĂ , toutes les maladies psychologiques, ils le disent mĂȘme dans la loi,
30:12une souffrance psychologique seule ne peut pas permettre en aucun cas l'aide Ă mourir.
30:16Donc, ça, c'est des choses...
30:17Contrairement Ă la Belgique, par exemple.
30:19Et j'en ai parlé hier soir.
30:20Oui, tout Ă fait.
30:23Et plein d'autres critĂšres, notamment le fait d'ĂȘtre majeur, etc.
30:27Et ce sont des inclusions cumulatives, c'est-à -dire qu'on ne peut pas passer à cÎté.
30:32Alors, je partage l'idée de pouvoir discuter.
30:35Mais, par contre, je ne partage pas l'idée de dire que ce n'est pas un geste fraternel.
30:39Parce que je pense que quand on a vécu des proches qui souffrent atrocement,
30:43malgrĂ© tout ce qui a pu ĂȘtre mis en place par les personnels de santĂ©,
30:49c'est-à -dire les injections progressives de sédatifs et de morphiniques,
30:55qui sont dans le cadre de la loi Pleis-Leoniti.
31:00VoilĂ .
31:01Si, malgré ça, vos proches qui sont identifiés en soins palliatifs en fin de course
31:06avec aucune alternative thérapeutique réclament parce qu'ils ne souffrent trop,
31:12réclament de l'aide à mourir,
31:14je crois qu'il faut se poser la question de notre propre égocentrisme
31:17et de se dire, est-ce que je le fais pour moi ou pour lui,
31:20le fait de ne pas vouloir l'aide Ă mourir.
31:22Je pense vraiment que le débat sociétal, il est avant tout là -dessus,
31:25de repenser un petit peu nos représentations par rapport à la mort,
31:29de repenser nos représentations par rapport aux soins.
31:33Et pourtant, vous voyez, moi j'ai travaillé 20 ans en médecine d'urgence
31:36et c'était sauvé vraiment.
31:37On était dans cette dynamique-là .
31:40J'ai par chance jamais eu besoin et jamais accepté,
31:44mĂȘme si ça ne m'est pas arrivĂ© souvent qu'on me propose,
31:46de pousser de doses létales.
31:48J'ai accompagné beaucoup de patients en fin de vie.
31:51On arrivait Ă mettre des doses suffisantes pour ne pas provoquer la mort,
31:55mais suffisantes pour atténuer l'anxiété et la douleur.
31:58Et j'ai eu cette chance-lĂ dans ma vie pro.
32:01Mais dans ma vie perso, je n'ai pas forcément eu cette chance-là .
32:03Et quand on a discuté avec les collÚgues,
32:06effectivement, ceux qui ont vécu ça
32:09et qui ne pouvaient pas avoir accĂšs aux soins palliatifs,
32:12moi j'ai eu des témoignages de collÚgues là -midi notamment,
32:15oĂč en l'occurrence, son papa,
32:17il n'a pas pu avoir accĂšs aux soins palliatifs.
32:19C'est bien.
32:20Il y a un manque de place.
32:23Alors, pas que ça.
32:25Il y avait des lits de soins palliatifs,
32:26mais les médecins étaient réfractaires à l'idée
32:28de mettre en place des thérapeutiques d'accompagnement sur la fin de vie.
32:32Et je crois que le débat, il est déjà là ,
32:34de se dire comment on accompagne nos mourants, en fait.
32:38Et comment on est en capacité de ne pas penser uniquement qu'à soi
32:41et de penser aux autres et de se dire,
32:43avant mĂȘme de parler d'euthanasie,
32:45parce que lĂ , on ne parle pas d'euthanasie,
32:47on parle d'aide Ă mourir.
32:48C'est exactement.
32:49Et dans le texte, c'est bien spécifié
32:52que c'est le patient qui va se faire la dose létale.
32:54Et il y a plein de critĂšres d'inclusion en disant
32:57si ça dépasse trois mois la date, on ne le fait pas,
32:59on remet en place une décision collégiale, etc.
33:03Et c'est juste, si le patient physiquement ne peut pas faire l'injection,
33:07que là , on demande à un professionnel de santé.
33:09Donc, je crois qu'avant d'interpréter les textes
33:12pour certains témoignages,
33:13que moi, je les reçois comme extrĂȘmement violents,
33:16il faut aussi bien lire le contenu de la loi.
33:18Alors, en discuter, parce qu'il peut y avoir des dérives,
33:21je suis entiĂšrement d'accord.
33:22Mais il faut vraiment ĂȘtre vigilant sur le contenu du texte
33:27et notamment que ça ne touchera jamais un malade uniquement malade psychiatrique
33:31puisque c'est un critĂšre d'exclusion
33:33et qu'Ă la base, c'est aider les patients Ă mourir
33:36mais en ayant vérifié que tout le reste a déjà été mis en place
33:41et qu'il a eu accÚs à ses lycées palliatives.
33:44Vrai sujet.
33:45Le dĂ©bat est, Ă mon avis, loin d'ĂȘtre terminĂ©.
33:49Merci beaucoup de vos trĂšs nombreux appels,
33:53Christelle, Chantal, Marie-Claire.
33:55On aura eu de trÚs beaux témoignages, Philippe, sur ce sujet.
33:57Bien sûr, on va continuer de notre cÎté de suivre ce qui se passe,
34:00mĂȘme si, on l'a dit, c'est la derniĂšre de la saison.
34:03On va continuer de parler du sujet sur Sud Radio.
34:05Dans toutes les émissions, ils vont en parler, bien évidemment.
34:07Et puis nous, on en reparlera dĂšs que possible,
34:08Philippe, si on a l'occasion de le faire.
34:10Merci encore pour vos témoignages.
34:11Tout de suite, c'est le best-of avec les sujets qui vous ont marqué.
34:14Peut-ĂȘtre des sujets qu'on a fait, tiens,
34:16et qui vous ont aidé, qui vous ont apporté quelque chose.
34:19Nous, juste, qui ont retenu votre attention.
34:20Si c'est le cas, 0826 300 300,
34:23appelez-nous pour en parler.
34:24C'est tout de suite.
34:26Sud Radio.
34:28Parlons vrai.
34:29Des voix font parler la France.
34:31Philippe David.
34:33Toute derniĂšre ligne droite des vraies voix font parler la France.
34:35François-Louis Bourneau.
34:36C'est le cas de le dire, Philippe,
34:37parce que déjà , bon, ça approche de la fin de l'émission,
34:39mais c'est aussi la derniĂšre de la saison.
34:41Absolument.
34:41Vous ĂȘtes, Ă chaque pub, atterrĂ© de savoir que je ne serai plus avec vous.
34:45Je sais ce que ça fait.
34:46J'ose imaginer, en tout cas,
34:48toute la rédac en pleurs, Philippe.
34:50Absolument.
34:50Mais ça va aller.
34:51Tout va bien se passer.
34:51Il va ramasser la petite cuillĂšre.
34:54Maxime, notre réalisateur,
34:55qui est affalé sur son piano de sa console.
34:59VoilĂ , c'est le cas de le dire.
35:01On va avoir, du coup,
35:02les éditeurs qui nous ont contactés pour faire le best-of.
35:04Alors, c'est un best-of un petit peu revu façon libre antenne,
35:07puisqu'on vous donne, bien sûr, la libre parole sur cette émission.
35:11On va voir Marie-Alice, qui nous avait contactés.
35:14Elle va nous expliquer.
35:15Elle a voulu reprendre la parole,
35:17puisque un sujet l'avait marqué.
35:19Bonsoir, Marie-Alice.
35:20Bonsoir, Marie-Alice.
35:21Oui, bonsoir.
35:23Donc, moi, je suis infirmiÚre libérale.
35:25Je vous ai eus Ă plusieurs reprises
35:27dans le cadre de mon métier, de ma profession.
35:29Oui, d'accord.
35:30Mais également à titre personnel,
35:32puisque mon frĂšre avait eu un souci,
35:34je ne sais pas si vous vous en souvenez,
35:36avec un logement insalubre
35:41oĂč on avait discutĂ© des modalitĂ©s
35:45et des choses Ă mettre en place.
35:48Donc, un expert est passé.
35:50Une expertise a été faite.
35:52Le logement a été classé insalubre.
35:56Mon frÚre, heureusement, a déménagé avec ses enfants.
35:59Et figurez-vous que ses enfants,
36:00qui n'arrĂȘtaient pas d'ĂȘtre malades,
36:02ne le sont plus.
36:03Magnifique.
36:04Il n'y a plus de problĂšmes respiratoires, etc.
36:06Donc, je tenais quand mĂȘme Ă vous remercier
36:09parce que, du fait de prendre la parole,
36:15certaines personnes entendent les émissions
36:19et nous parlent de certains sujets.
36:21Ăa nous ouvre des portes
36:23et ça nous permet aussi, nous, enfin moi,
36:25en tant que professionnelle de santé,
36:27de parler de mon métier
36:29et de dire que, comme tout un chacun,
36:33on a également des problÚmes familiaux,
36:36des problĂšmes personnels
36:37et il est important d'en parler
36:41et d'échanger, voilà , de partager.
36:44VoilĂ .
36:45C'était mon petit mot.
36:46Et j'ai une question Ă vous poser.
36:48Marie-Ălise, elle s'impose.
36:49Votre frĂšre, est-il devenu auditeur de Sud Radio ?
36:52Ah oui, bien sûr.
36:54Il l'était déjà avant ?
36:55Il l'était déjà avant, oui.
36:58Non mais, c'est quand mĂȘme fou.
37:00Moi, je suis tombée par hasard sur votre radio,
37:05il y a plus d'un an.
37:08Oui.
37:08Mais c'est vrai que, j'avoue,
37:10moi, je monte dans ma voiture,
37:13vous m'accompagnez toute la journée,
37:16les différentes émissions,
37:17et c'est vrai que, enfin,
37:18moi, si je m'écoutais,
37:19je participerais pratiquement Ă tout,
37:22parce que j'ai toujours des choses Ă dire.
37:24C'est parfait, ça, c'est trÚs bien.
37:26C'est trĂšs bien.
37:27Et donc, votre frĂšre,
37:28c'était des pathologies graves ?
37:32C'était dû que c'était au saturnisme ?
37:36C'était des champignons
37:39avec une toiture qui était...
37:42D'ailleurs, la propriétaire
37:46avait contesté mon frÚre
37:47parce qu'elle a dû entendre l'émission
37:49et l'avait instandée.
37:52Ah oui, Ă ce point.
37:52C'Ă©tait quand mĂȘme...
37:53VoilĂ .
37:55Figurez-vous que, bon,
37:56l'histoire n'est pas finie,
37:58elle porte plainte.
37:59Mais bon, l'expert que mon frĂšre
38:02a fait passer...
38:04A vu que c'était totalement insalubre,
38:06c'est ça ?
38:06Voilà , que c'était totalement...
38:08Et que son action était justifiée.
38:13Je tenais également à parler
38:15d'un petit passage aussi
38:17oĂč un infirmier de Dordogne
38:19était intervenu
38:20et j'avais appelé
38:22puisque nous nous connaissons
38:24aux différentes activités professionnelles
38:27puisque nous sommes,
38:30sans faire de publicité,
38:31au mĂȘme syndicat infirmier.
38:33Et donc, nous nous parlons réguliÚrement
38:37au téléphone.
38:38Et quand il intervient,
38:39moi je le rappelle,
38:40je lui dis ce que je pense
38:41de son intervention
38:42et vice-versa.
38:43Et je pense que ce soir,
38:44il est à l'écoute.
38:46VoilĂ , Dominique.
38:46On embrasse Dominique de Dordogne
38:49et on vous embrasse
38:49Marie-Alice d'Agin.
38:51Merci beaucoup Marie-Alice.
38:52On va avoir un autre témoignage,
38:54celui de Brigitte.
38:55Alors, personnellement,
38:56je me souviens plutĂŽt...
38:57Je pense que c'est le cas aussi,
38:58vous Philippe,
38:58parce que vous avez une trÚs bonne mémoire.
39:00On a vu une personne
39:01qui nous avait appelé
39:01pour parler des réfugiés ukrainiens.
39:03C'était Brigitte de Vincennes.
39:05Bonsoir, Brigitte.
39:07Bonsoir, bonsoir Ă tous.
39:08C'est un plaisir de vous retrouver.
39:10Merci de m'accueillir
39:11pour vous donner une bonne nouvelle.
39:13Ah, on vous écoute alors.
39:14On vous écoute.
39:14Pour remettre un peu de contexte aussi,
39:16n'hésitez pas à remettre
39:17un petit contexte
39:17avant de nous donner
39:18la bonne nouvelle.
39:19Ăa fait patienter un peu
39:20et surtout,
39:20ça nous remet la mémoire
39:22bien fraĂźche.
39:23Oui, en fait,
39:24c'était deux familles ukrainiennes,
39:27des femmes seules
39:27avec les enfants,
39:28les hommes étant toujours en Ukraine,
39:30qui avaient été hébergées
39:31dans un camping
39:32Ă Champigny
39:33et qui, malheureusement,
39:35ne trouvaient pas de logements
39:37qui vivaient dans des conditions
39:38absolument délétÚres.
39:40Et il y a déjà pour au moins
39:42une des deux,
39:43une solution
39:44qui a été relogée
39:45et qui est actuellement
39:46dans un logement HLM.
39:48Alors, il y en reste une
39:49qu'on n'arrive pas Ă faire reloger.
39:52Bon, j'ai encore monopolisé
39:53la ville de Champigny il y a peu.
39:55Je relance réguliÚrement,
39:56mais en tout état de cause,
39:59voilĂ , pour au moins une personne,
40:01vous avez réussi
40:02Ă faire bouger les choses.
40:04Ah bah, ça nous fait trÚs plaisir.
40:05Ăa nous fait trĂšs plaisir.
40:06Ă la fois pour la personne
40:07et de savoir, encore une fois,
40:08qu'on peut ĂȘtre utile
40:09lorsque vous venez témoigner,
40:10c'est quelque chose
40:10qui vous est trĂšs cher.
40:11Et en plus,
40:12il faut que vous sachiez
40:13que je vous avais aussi parlé
40:14d'un monsieur
40:15qui était gardien d'immeuble
40:16et j'avais attiré votre attention
40:18sur le drame
40:19des gardiens d'immeuble
40:20qui gagnent trĂšs peu d'argent
40:21et qui, aprĂšs,
40:22doivent quitter la loge.
40:23Et pour ce monsieur-lĂ aussi,
40:25grĂące Ă vous,
40:26ça a été...
40:27il a trouvé un logement
40:28avec son fils handicapé.
40:30Donc, sur les trois,
40:31il y en a eu deux.
40:32Il y en a eu deux
40:32qui ont été relogés.
40:34Donc, si ce soir,
40:35quelqu'un de Champigny
40:35m'entend,
40:36il reste une dame
40:38Ă reloger
40:38qui est au camping
40:40de Champigny
40:40et qui attend impatiemment
40:42son logement HLM.
40:43Alors, ça peut ĂȘtre Champigny
40:44ou aux alentours de Champigny ?
40:46Je ne sais pas.
40:47ChenviĂšre,
40:48Joinville-le-Pont,
40:49sur la 4,
40:50c'est pour ça.
40:51Joinville-le-Pont,
40:52etc.
40:52N'importe oĂč.
40:53Mais je pense qu'au stade
40:54oĂč elle en est
40:55avec sa famille,
40:56c'est une maman
40:57qui est seule
40:57avec des enfants
40:58et une maman handicapée.
41:00Bon, franchement,
41:01elle prendra n'importe quoi
41:03qui se présente.
41:04Donc, mais bon,
41:05si quelqu'un m'entend,
41:07écoutez,
41:08il leur reste...
41:08On le dit,
41:09si vous avez un logement,
41:10combien de piĂšces ?
41:11Combien de piĂšces,
41:12Brigitte ?
41:13C'est un 3 piĂšces.
41:14Alors, un T3.
41:15Oui.
41:16Un T3 du cÎté de...
41:18On va dire,
41:19assez proche banlieue
41:20ouest de Paris.
41:23Champigny,
41:23Joinville-le-Pont,
41:24Chenevieille-sur-Marne,
41:25Brie-sur-Marne,
41:26par là , c'est ça ?
41:27C'est ça, exactement.
41:28En leçon sur Marne.
41:29Dans le 94.
41:31Dans le 94.
41:31Si vous avez un T3,
41:33je ne sais pas,
41:33une cinquantaine de mÚtres carrés,
41:34soixantaine de mÚtres carrés,
41:35c'est ça ?
41:36Oui, oui, c'est ça.
41:37Oui, tout Ă fait.
41:38Eh bien, écoutez,
41:38vous recontactez Sud Radio,
41:40c'est Aude que vous aurez au téléphone
41:42et lĂ ,
41:43on aurait fait un strike
41:44avec Brigitte.
41:45Ah ouais,
41:45ça serait fabuleux.
41:46Marie-Alice est toujours avec nous.
41:49Marie-Alice,
41:50moi, je voudrais rappeler
41:51qu'on avait un auditeur
41:52qui nous avait rappelé également
41:53qui avait été mis,
41:54il avait fait un AVC,
41:55il avait été mis son curatelle.
41:57Il nous avait contacté,
41:58il était au Puy-en-Velay
41:59et on en avait parlé
42:02parce qu'il était haut fonctionnaire avant,
42:05trĂšs haut fonctionnaire,
42:06mĂȘme il Ă©tait retraitĂ©.
42:08Et son passage sur Sud Radio
42:10pour parler de la curatelle
42:11a permis Ă sa curatelle
42:13de sauter deux mois plus tard.
42:15Donc, c'est un peu une communauté.
42:17Vous ĂȘtes ensemble
42:18pour discuter,
42:19Marie-Alice et Brigitte.
42:21Oui,
42:22c'est important,
42:23oui.
42:24Je trouve que ça permet
42:25de relier,
42:26de créer du lien
42:29avec les gens
42:30de différents départements,
42:33de différents horizons aussi.
42:37Absolument.
42:38Puisque Madame s'est occupée
42:39d'Ukrainien.
42:40VoilĂ ,
42:41donc je trouve que...
42:43Et nous,
42:44Ă domicile,
42:44on croise souvent
42:45des gens isolés,
42:48non,
42:48c'est important,
42:49je trouve.
42:50Eh bien,
42:51merci beaucoup
42:52Ă toutes les deux.
42:52Brigitte,
42:53on vous tient au courant
42:54si on a des nouvelles,
42:55OK ?
42:55Ăa serait vraiment super.
42:57Merci beaucoup,
42:57Philippe,
42:58et puis bonne soirée à tous.
42:59Merci Ă vous.
43:00Et puis encore merci
43:01Ă Sud Radio
43:01pour tout ce que vous faites.
43:02Eh bien,
43:02c'est nous qui vous remercions
43:03pour tous vos témoignages,
43:05tous les témoignages
43:06que vous avez apportés
43:06Ă l'antenne.
43:07C'était un grand plaisir
43:08de savoir qu'en plus,
43:09on a pu vous aider,
43:10vous rendre service,
43:11vous donner la parole.
43:11C'était encore plus beau.
43:13Philippe,
43:13merci Ă vous aussi.
43:14Eh bien,
43:14c'était un plaisir
43:15d'avoir passé ces six mois,
43:17on peut dire,
43:17Ă trois jours prĂšs
43:18avec votre compagnie.
43:19Presque une saison complĂšte,
43:20on a fait ensemble.
43:21Presque une saison complĂšte,
43:21c'était un plaisir.
43:22On a appris beaucoup de choses,
43:24d'une part.
43:24Et on a appris beaucoup de choses
43:25et merci de nous raconter
43:27votre vie,
43:27votre quotidien,
43:28parce que je crois
43:29que c'est comme ça
43:29qu'on comprend vraiment
43:31ce qu'est la France.
43:31On a compris beaucoup
43:32de problÚmes que les Français
43:33avaient,
43:34ont encore d'ailleurs.
43:35Et puis,
43:36on a aussi,
43:37bien sûr,
43:37HÎte qui était avec nous,
43:38Zach qui nous a fait
43:39un sublime standard,
43:41Maxime.
43:41Et Maxime à la réalisation,
43:43bien sûr.
43:43VoilĂ ,
43:44et Antonin au réseau sociaux.
43:46Qu'on n'oublie pas.
43:47Merci.
43:47Et c'était un plaisir
43:47de travailler avec vous,
43:49mon cher François Louis.
43:49Ne pleurez pas,
43:50Philippe,
43:50je vous en supplie,
43:51ne pleurez pas.
43:51Alors lĂ ,
43:52on va parler d'un sujet
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