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Les invités de Laurence Ferrari débattent de l'actualité dans #Punchline du lundi au jeudi.

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00:00:00Bonsoir à tous, bonsoir à toutes, bienvenue dans Punchline jusqu'à 18h30.
00:00:03La France gronde face à la folle hausse des prix du carburant et l'incapacité du gouvernement à trouver des
00:00:08marges de manœuvre budgétaire.
00:00:10Comment sortir de la crise ? Y a-t-il de bonnes solutions pour redonner un bol d'air au
00:00:13pouvoir d'achat des Français ?
00:00:14Croyez-vous à un nouveau mouvement type gilet jaune ? Je pose la question ce soir à mes invités.
00:00:19France-Olivier Gisbert et Robert Ménard, le maire de Bézé. Bonsoir à tous les deux.
00:00:25Emmanuel Macron convoque en urgence les chefs de parti demain à l'Elysée pour une réunion autour de la dégradation,
00:00:31dit-il, de la situation internationale et son impact sur la France.
00:00:34S'agit-il d'une stratégie de la peur ? Pourquoi cette convocation théâtrale ? On va en débattre.
00:00:39Et puis Marine Le Pen est en ce moment en déplacement au Borge, l'une des communes de Gironde qui
00:00:44a brûlé cet été, à la rencontre des habitants qui ont l'impression d'avoir été sacrifiés au profit du
00:00:49Cap Ferret.
00:00:50On l'entendra dans cette édition. Et puis on parlera peut-être aussi des sportifs qui se mêlent de politique.
00:00:54Teddy Riner, Mbappé, Léon Marchand doivent-ils ou non intervenir dans le débat politique ?
00:00:59Voilà quelques-uns des thèmes que nous allons aborder ce soir au gré de notre conversation.
00:01:04Mais tout de suite, il est 17h lors du rappel des titres de l'actualité avec Valérie Acknin. Bonsoir Valérie.
00:01:11Bonsoir Laurence et bonsoir à tous.
00:01:13Les pêcheurs, mobilisés contre les coûts du carburant, ont levé les blocages organisés au port de Nice et aux dépôts
00:01:19pétroliers de Fontignan.
00:01:21Ils attendent la fin du rendez-vous qui a lieu en ce moment même entre leurs représentants et la ministre
00:01:25de la Pêche et de la Mer, Catherine Chabot.
00:01:28Dans ce contexte, sachez que le prix moyen du gazole en France dépasse aujourd'hui 2,37 euros le litre.
00:01:34Il se rapproche un peu plus du record de 2,38 euros enregistré en avril.
00:01:38Une moyenne calculée d'après les prix rapportés par plus de 9000 stations-services au ministère de l'Économie.
00:01:45Dans le reste de l'actualité, 30 tonnes de protoxyte d'azote ont été saisies après un contrôle au péage
00:01:51près de Montauban dans le Tarn et Garonne
00:01:54pour une valeur estimée à 665 000 euros.
00:01:57Il pourrait s'agir de la plus grosse prise jamais faite en France.
00:02:01Et c'est un texte avant tout symbolique mais qui pourrait bien changer la vie de millions de jeunes européens.
00:02:06La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, propose une interdiction des réseaux sociaux au moins de 13
00:02:13ans dans l'Union européenne.
00:02:15Elle prévoit aussi la mise en place de comptes contrôlés par les parents pour les enfants entre 13 et 15
00:02:20ans.
00:02:21Pour terminer ce bilan sans précédent, depuis 2003, plus de 8000 morts sont liées aux canicules de l'été 2026
00:02:28en France.
00:02:29Le nombre de morts attribuables à la chaleur n'avait jamais dépassé 7000 par an.
00:02:34Des chiffres hors normes lors de l'été le plus chaud qu'ait connu le pays dans son histoire.
00:02:40Merci beaucoup Valérie Ackner.
00:02:41On vous retrouve tout à l'heure à 18h.
00:02:42Vous êtes en forme Robert Ménard, François-Louis Gisbert.
00:02:45Bah oui.
00:02:45On commence.
00:02:46Quand on voit, oui bien sûr.
00:02:47Merci, c'est gentil.
00:02:48Vraiment, je n'attente pas de moins de vous deux.
00:02:50On commence par cette colère française.
00:02:52Est-ce qu'il y aura un débouché avec un éventuel événement type gilet jaune ?
00:02:56C'est la question qu'on se pose.
00:02:57En général, quand on prévoit les choses, elles ne se déroulent pas exactement comme prévu.
00:03:00Je vais juste vous faire écouter quelques pêcheurs.
00:03:02Ils étaient ce matin au dépôt pétrolier de Frontignon.
00:03:06Ils bloquent.
00:03:07Et c'est un peu la voix de la France qu'on entend qui dit ras-le-bol.
00:03:09Ras-le-bol de se faire étrangler par les prix du carburant.
00:03:11Écoutez-les.
00:03:13Moi, mes marines, cette semaine, ils ont travaillé 4 jours.
00:03:15Ils ont fait 60 heures de travail.
00:03:17Quand j'ai enlevé le carburant sur la débarque de ma semaine,
00:03:19les gars, ils ont gagné 300 euros pour la semaine.
00:03:23Ils ne seront même pas au SMIC ce mois-ci.
00:03:25Nos salaires se sont divisés par deux.
00:03:27Le gasoil, quand je vous parle il y a 6 mois avant le début du conflit au Moyen-Orient,
00:03:31on était à 60 centimes.
00:03:33Entre 60 et 60 centimes, c'est ce qu'il faut pour un chalutier
00:03:35pour qu'il soit à peu près pérenn.
00:03:38Et là, on est passé à 1,20 euro.
00:03:41Vous imaginez quelle entreprise peut aujourd'hui amortir son chiffre
00:03:45avec un coût qui vous rentre à plus de 60% dans votre chiffre.
00:03:48Cette semaine, moi, j'ai eu 5 600 euros de gasoil
00:03:51pour 4 jours de mer, pour une mise à terre de 10 000 euros.
00:03:55Net.
00:03:56Quand j'ai coupé, divisé, enlevé les charges sociales,
00:03:59les charges patronales, les machés,
00:04:01j'ai divisé, il reste puré.
00:04:02On ne fabrique plus de trésorerie.
00:04:04La mobilisation s'amplifie aujourd'hui
00:04:07et va sûrement continuer
00:04:09puisque les annonces de M. Lecornu
00:04:11ne sont pas nos revendications prioritaires
00:04:14et nos revendications de début de mobilisation.
00:04:16Le prix du gasoil n'a été qu'une goutte d'eau
00:04:19qui a fait déborder le vase.
00:04:20Les annonces qui ont été faites hier de 35 centimes
00:04:23nous ramènent au mois de juin
00:04:25et le prix actuel est beaucoup plus important.
00:04:27On attend déjà des premiers éléments encourageants
00:04:31et des premiers actes quand même.
00:04:33Après, on est bien conscients
00:04:34que ça va demander un travail,
00:04:37un travail de fonds
00:04:38pour arriver à rendre
00:04:42notre secteur d'activité plus pérenn.
00:04:44François-Olivier, est-ce que le gouvernement peut tenir ?
00:04:47Est-ce qu'il peut tenir sans lâcher du lest ?
00:04:48Sans dire, je vous aide,
00:04:49les professions les plus exposées,
00:04:51pêcheurs, agriculteurs, gros rouleurs,
00:04:53on donne un petit coup de pouce.
00:04:55Quand on voit ces images,
00:04:57quand on entend les responsables,
00:05:00c'est évident que le gouvernement
00:05:02doit lâcher du lest.
00:05:04L'État, il est là pour ça.
00:05:05Il est là pour aider.
00:05:06Il y a un seul problème,
00:05:07c'est qu'il est au bout du bout.
00:05:08C'est-à-dire qu'à force de croire
00:05:11qu'il y avait de l'argent magique,
00:05:13avec quand même un pouvoir,
00:05:16les différents premiers ministres,
00:05:17le président de la République lui-même,
00:05:20qui ont fait des chèques,
00:05:22des chèques comme ça,
00:05:23des chèques en bois,
00:05:25il faut bien dire les choses,
00:05:26on se retrouve aujourd'hui
00:05:27avec une dette absolument considérable.
00:05:30Et si vous voulez, la dette...
00:05:31Alors je sais, il y a des escrocs intellectuels
00:05:34ou des économistes bouffons
00:05:35qui vont vous dire,
00:05:36c'est pas grave,
00:05:37on va effacer la dette.
00:05:38Mais non, la dette,
00:05:39c'est vrai que ça se rediscute.
00:05:41Mais il y a quelque chose
00:05:42qui ne se rediscute jamais,
00:05:43c'est la charge de la dette,
00:05:45les intérêts de la dette.
00:05:47Vous êtes obligés de payer
00:05:48les intérêts de la dette
00:05:49parce que si vous ne les payez pas,
00:05:51c'est la faillite,
00:05:52c'est la banque-coute, etc.
00:05:54Et il faut bien voir les chiffres.
00:05:56Cette année,
00:05:56ce sera plus de 70 milliards.
00:05:59Et d'ici, dans 3-4 ans,
00:06:03ce sera vraisemblablement
00:06:04autour de 124 milliards.
00:06:07C'est-à-dire que ça gonfle
00:06:08avec en plus l'augmentation
00:06:10des taux d'intérêt
00:06:11qui ne fait que...
00:06:12Robert ?
00:06:13Je suis d'accord
00:06:13avec tout ce que tu dis.
00:06:14Demain matin,
00:06:15non, demain après-midi,
00:06:16j'ai rendez-vous
00:06:17avec les pêcheurs de Valras.
00:06:18Tu connais Bézier.
00:06:19Bien sûr.
00:06:20Je vais voir les pêcheurs de Valras.
00:06:22À la fois,
00:06:23tu peux leur dire ça,
00:06:25mais en même temps,
00:06:25ça ne va pas régler
00:06:26leurs problèmes à eux.
00:06:26C'est ce que je dis ?
00:06:27Non, mais bien sûr.
00:06:28Il faut essayer.
00:06:29Je dis juste,
00:06:29je suis d'accord avec toi.
00:06:32D'abord, c'est ça.
00:06:33C'est que tu peux leur dire
00:06:34il y a 50 ans
00:06:35qu'on gère n'importe comment
00:06:36ce pays,
00:06:37il n'y a pas un copec en poche
00:06:39maintenant
00:06:40pour faire ce qu'on devrait faire,
00:06:42c'est-à-dire
00:06:42quand il y a un problème pareil.
00:06:43Parce qu'eux,
00:06:44ils en vivent.
00:06:45Toi, la bagnole,
00:06:46si tu ne vas pas le dimanche,
00:06:47tu ne sors pas.
00:06:48Tu peux survivre à ça.
00:06:49Ce sont des professions
00:06:50qui risquent de disparaître.
00:06:51Mais en plus,
00:06:52ce qu'il faut ajouter,
00:06:53c'est qu'il n'y a pas que ça.
00:06:54Ça vient après d'autres choses.
00:06:56Je ne parle pas.
00:06:57Je parle des pêcheurs eux-mêmes.
00:06:59Chez nous,
00:06:59dans la Méditerranée,
00:07:00tu as eu le thon,
00:07:02les quotas sur le thon.
00:07:03Il y a des chances
00:07:04incompréhensibles.
00:07:05On leur a dit
00:07:05on va arrêter de pêcher le thon.
00:07:07Le thon rouge et tout ça.
00:07:08On va l'arrêter.
00:07:09Donc le thon,
00:07:10on en a de nouveau
00:07:11et on leur dit maintenant
00:07:12vous n'y touchez pas,
00:07:13on va pêcher du thon ailleurs.
00:07:16Honnêtement,
00:07:17moi je sais leur colère sur ça.
00:07:18Les anguilles par exemple,
00:07:20il y a eu des interdictions.
00:07:21Il y en a beaucoup en politique
00:07:22des anguilles.
00:07:23Comment ?
00:07:23Il y en a beaucoup en politique
00:07:24des anguilles, Robert.
00:07:25Là,
00:07:26on a interdit de les pêcher.
00:07:27Il y a pas mal de harons,
00:07:29de macro aussi.
00:07:30Mais voyez ce que je veux dire,
00:07:31ça veut dire que
00:07:32ça arrive à la suite
00:07:35de décisions
00:07:35et puis de décisions
00:07:37qui paraissent,
00:07:37tu vois,
00:07:38elles ne sont même pas prises en France.
00:07:39Elles sont prises à Bruxelles
00:07:40ces décisions.
00:07:41Tu as des décisions
00:07:41que les gens ont du mal
00:07:43à comprendre.
00:07:44Ils ont fait des sacrifices
00:07:45à un moment donné
00:07:46pour ne pas pêcher
00:07:47telle ou telle catégorie
00:07:48de poissons
00:07:49parce qu'on leur disait
00:07:50qu'il ne fallait pas le faire.
00:07:51Ils ont ça maintenant.
00:07:53Oui, j'entends.
00:07:54Le gazoil a un prix
00:07:55un peu semblable.
00:07:56Comment tu peux leur expliquer
00:07:57il n'y a pas que les pêcheurs
00:07:58non plus ?
00:07:58L'État est là
00:08:00pour aider
00:08:01dans ces cas-là.
00:08:02C'est à ça
00:08:02que ça sert l'État.
00:08:03Et on a détruit l'État.
00:08:05On a détruit l'État
00:08:06en endettement
00:08:07de manière inconsidérée.
00:08:09C'est ça le sujet.
00:08:10Je suis d'accord avec toi.
00:08:11Et d'ailleurs,
00:08:12alors que c'était facile,
00:08:13je ne veux pas dire
00:08:14que c'est facile politiquement
00:08:15parce que ça aurait été un combat.
00:08:17Par exemple,
00:08:17on sait très bien
00:08:18qu'une grande partie de la dette
00:08:19c'est pour payer les retraites,
00:08:21notamment les retraites
00:08:22des fonctionnaires.
00:08:22Mais dans ces cas-là,
00:08:24on instaure la retraite
00:08:26à 64 ans,
00:08:27on passe en force,
00:08:28etc.
00:08:29Tout sur ce plan-là.
00:08:30Le gouvernement a cédé,
00:08:32Macron a cédé,
00:08:33voilà,
00:08:33il a laissé faire.
00:08:34Il faudrait qu'ils aient
00:08:35un peu de courage.
00:08:36Ben oui,
00:08:37c'est le problème.
00:08:38Et en plus,
00:08:39pardon,
00:08:40du courage,
00:08:40de la volonté,
00:08:41de l'obstination.
00:08:42À huit mois,
00:08:42à huit mois des présidentielles,
00:08:44tu peux t'accrocher
00:08:45pour qu'il y ait quelqu'un
00:08:46qui fasse preuve
00:08:47de ce courage-là
00:08:48qui te vaut
00:08:49de perdre des électeurs.
00:08:51Aujourd'hui,
00:08:52sur la retraite,
00:08:53tu vas dire quoi ?
00:08:54Tu vas dire,
00:08:54d'abord,
00:08:55moi je déteste,
00:08:56tu sais,
00:08:56mais compris pour les pêcheurs,
00:08:58je déteste les pêcheurs,
00:08:59les agriculteurs,
00:09:01les retraités.
00:09:02Honnêtement,
00:09:03entre le retraité
00:09:03qui touche
00:09:04moins de 1 000 euros
00:09:04par mois
00:09:05puis le retraité
00:09:06qui a,
00:09:07comme on peut,
00:09:08on peut à nos âges
00:09:09toucher des retraites
00:09:10plus conséquentes,
00:09:10c'est pas la même chose.
00:09:11Le problème,
00:09:12c'est qu'on est
00:09:13dans la pire période.
00:09:14Aujourd'hui,
00:09:16aucun de nos candidats,
00:09:17ou peu,
00:09:18enfin,
00:09:18attends,
00:09:18c'est pas vrai,
00:09:19aucun,
00:09:19je ne devrais pas le dire,
00:09:20la plupart de nos candidats
00:09:22iront dans le sens des gens,
00:09:23en se disant,
00:09:24on ne va quand même pas
00:09:24se les foutre à dos,
00:09:25on verra bien après
00:09:26si ces promesses
00:09:27on est capable de les tenir.
00:09:28Non,
00:09:28on ne verra pas,
00:09:29ils savent bien
00:09:30que ça ne marchera pas,
00:09:31mais ils s'en foutent.
00:09:32Mais ils s'en foutent.
00:09:33Oui, bien sûr.
00:09:33Il y a ce souci-là.
00:09:35Et le deuxième,
00:09:36tout le monde va dire,
00:09:37il faut aider ceci ou cela.
00:09:39Tu aides avec quoi ?
00:09:40Avec quoi ?
00:09:40Quel argent ?
00:09:41Moi je suis d'accord
00:09:42sur un truc
00:09:43que tu as dit dès le début,
00:09:44il faut aider de façon ponctuelle
00:09:46les gens qui en ont besoin.
00:09:47On ne va pas,
00:09:48j'ai regardé,
00:09:50comment on va baisser
00:09:52de 10 centimes
00:09:53l'essence de tout le monde ?
00:09:54D'abord,
00:09:54expliquez-moi,
00:09:55de 10 centimes,
00:09:56ça peut être 10 centimes
00:09:57plus de plus
00:09:58dans 15 jours.
00:09:59Qui va payer ça ?
00:10:01Qui va payer ça ?
00:10:02Avec quel argent ?
00:10:03Mais la vérité,
00:10:04c'est qu'on a un gouvernement
00:10:05de chiffres molles.
00:10:06Pourquoi ?
00:10:07Je donne un exemple très simple.
00:10:09Quoi qu'il en coûte
00:10:09pendant le Covid,
00:10:11je suis sûr que tu étais pour.
00:10:12Moi aussi,
00:10:12j'étais pour,
00:10:13évidemment.
00:10:13Les gens,
00:10:14il fallait aider les gens.
00:10:16Je suis défendu
00:10:16dans la rue
00:10:17parce que je trouvais
00:10:19scandaleux
00:10:19que telle ou quelle catégorie
00:10:21de petits commerçants
00:10:22n'en bénéficiaient pas.
00:10:23Voilà,
00:10:24tout à fait.
00:10:24Donc on est d'accord.
00:10:25On est d'accord.
00:10:26Mais regarde.
00:10:27C'était comme tout le monde.
00:10:27Mais oui,
00:10:28bien sûr.
00:10:28Mais attends,
00:10:29l'argument du poids
00:10:30qu'il en coûte.
00:10:31Si tu regardes
00:10:32ce qui s'est passé
00:10:32à l'étranger,
00:10:33je pense notamment
00:10:34chez nos voisins allemands,
00:10:35ils ont fait aussi
00:10:36du poids qu'il en coûte.
00:10:37Qu'est-ce qui se passe ?
00:10:38Bon,
00:10:39ça fait exploser
00:10:40les dépenses publiques
00:10:40sur un an.
00:10:41L'année suivante,
00:10:42schlac,
00:10:43ils sont retournés
00:10:44à l'étiage précédent.
00:10:46Nous,
00:10:46on a continué.
00:10:48On a continué
00:10:49parce que de toute façon,
00:10:50voilà,
00:10:51on s'en fout
00:10:52et parce qu'il n'y a pas
00:10:53de volonté au sommet.
00:10:55On n'a pas
00:10:55de président de la République.
00:10:57Il n'y a personne
00:10:58au sommet.
00:10:58Et soyons honnêtes,
00:11:00il y a ça.
00:11:01Il n'y a pas de volonté.
00:11:02Non,
00:11:02il n'y a pas que ça.
00:11:02Il y a la presse.
00:11:04La pression.
00:11:05Aujourd'hui,
00:11:05on est toujours,
00:11:06je dis on,
00:11:07alors je ne suis plus
00:11:07joué à l'épreuve
00:11:08parce que je l'ai été
00:11:08tellement longtemps,
00:11:09on est les premières
00:11:10à hurler avec tout le monde
00:11:12comment on va oublier ceci,
00:11:14comment on va oublier cela
00:11:15et tu vas tendre
00:11:17ton micro à celui-ci.
00:11:18Moi,
00:11:19je le vois dans ma ville,
00:11:20dès qu'il y a quelqu'un
00:11:20qui réclame quelque chose,
00:11:22personne ne se pose
00:11:23la question.
00:11:23mais je vous disais,
00:11:24on ne peut pas discuter
00:11:25sur les faits
00:11:26qu'il faut aider,
00:11:27évidemment,
00:11:27les pêcheurs,
00:11:28il faut aider les agriculteurs
00:11:30en ce moment.
00:11:30Il y a toute une catégorie.
00:11:32Demain,
00:11:32les boulangers aussi.
00:11:33Les agriculteurs,
00:11:35il faut envoyer
00:11:35chez les écolos.
00:11:38Le problème,
00:11:39chez moi,
00:11:39c'est l'eau.
00:11:40Bien sûr,
00:11:41bien sûr.
00:11:41Attends,
00:11:42mais règle-le.
00:11:43Et là,
00:11:44ce n'est pas des histoires
00:11:45d'argent.
00:11:46C'est des histoires
00:11:47de volonté politique encore.
00:11:49Je suis le président
00:11:49d'une agglomération.
00:11:50On a l'argent
00:11:51pour faire
00:11:53les retenues d'eau.
00:11:54Le problème,
00:11:55c'est que tu as
00:11:55quatre abrutis,
00:11:57pardon le terme.
00:11:58Oui,
00:11:58mais tu rigoles,
00:11:58mais c'est ça.
00:11:59Ils viennent,
00:12:00ils ont tout le monde
00:12:01avec eux.
00:12:01C'est le mot.
00:12:02La moitié de la classe politique
00:12:03a tellement peur
00:12:04de se prendre les écolos
00:12:05contre eux
00:12:06qui disent rien.
00:12:07Résultat,
00:12:07la retenue d'eau,
00:12:08tu peux t'accrocher,
00:12:09tu ne l'as fait pas.
00:12:10Est-ce qu'au fond,
00:12:11François-Lévis Gisberg,
00:12:12on est sur une histoire
00:12:13de fracture sociale
00:12:14comme Chirac le disait
00:12:15en 1995 ?
00:12:17Est-ce qu'on est sur un pays
00:12:18qui est fracturé en deux ?
00:12:20Et est-ce qu'un des thèmes
00:12:21de la campagne,
00:12:22ça peut être ça ?
00:12:22J'ai retrouvé juste
00:12:23une archive de 1995
00:12:24de Chirac.
00:12:25Je vous la fais écouter.
00:12:26Vous me dites,
00:12:26si on n'est pas du tout
00:12:27dans le même cas de figure,
00:12:28ça ressemble un tout petit peu.
00:12:31C'est vrai qu'il y a deux France.
00:12:32Et c'est vrai que
00:12:34fracture ou faille,
00:12:35ça s'écarte.
00:12:37Et c'est vrai qu'il y a
00:12:38de plus en plus de Français
00:12:39qui sont sur le bord
00:12:41de la route
00:12:41et qu'on est obligé
00:12:42d'assister.
00:12:44Et que l'autre France
00:12:46est de plus en plus taxée
00:12:48pour permettre
00:12:49d'aider les premiers.
00:12:51C'est un système diabolique.
00:12:54Et je m'excuse de vous le dire,
00:12:55mais c'est un système socialiste.
00:12:56Je n'ai pas dit
00:12:57qu'il n'y avait pas
00:12:58de chômage ou d'exclusion ailleurs.
00:13:00J'ai dit que le phénomène
00:13:01avait frappé
00:13:02beaucoup plus fortement
00:13:03la France
00:13:04que les autres pays européens
00:13:06précisément
00:13:07parce que l'on a
00:13:08un système
00:13:08qui nous tire vers le bas
00:13:09au lieu d'avoir un système
00:13:11qui nous donne
00:13:12un peu d'oxygène.
00:13:13Ça, c'était donc en 1995.
00:13:15Le constat,
00:13:16il est posé en 1995.
00:13:16Il a changé.
00:13:17Qu'est-ce qu'on a fait entre-temps ?
00:13:19C'est très juste.
00:13:19Qu'est-ce qu'on a fait ?
00:13:20On a continué
00:13:21sur la mauvaise voie
00:13:22en accélérant d'ailleurs
00:13:24de plus en plus.
00:13:24C'est-à-dire, c'est clair
00:13:25qu'on s'enfonce.
00:13:26Quand il dit
00:13:27qu'on est dans un pays socialiste,
00:13:28moi, j'ai même écrit un bouquin.
00:13:29J'ai mis une question.
00:13:30J'ai mis un point d'interrogation.
00:13:32Mais est-ce qu'on n'est pas
00:13:33un pays communiste ?
00:13:34Mais bon,
00:13:35il y a beaucoup de gens
00:13:35qui trouvent très bizarre
00:13:36d'avoir mis un point d'interrogation.
00:13:38Pourquoi ?
00:13:39Parce que
00:13:39c'est l'irresponsabilité
00:13:42généralisée.
00:13:42La société
00:13:43a irresponsabilité
00:13:45illimitée.
00:13:45C'est ça que nous avons
00:13:46aujourd'hui.
00:13:47Mais la droite
00:13:48pareille...
00:13:48Y compris au sommet.
00:13:50La droite
00:13:50pareille, pardon,
00:13:51en 1995,
00:13:54pays-là.
00:13:55On a eu aussi la droite.
00:13:57Et est-ce qu'ils ont été
00:13:59exceptionnels ?
00:13:59Est-ce qu'ils ont été...
00:14:00Bien sûr que non.
00:14:01Mais c'est ça.
00:14:02Ils ont été plus courageux
00:14:03que les autres.
00:14:04Ils ont fait
00:14:06moins de promesses
00:14:07qu'ils n'étaient capables
00:14:09de tenir.
00:14:09Pareil que les autres.
00:14:10Moi, je crois qu'il faut...
00:14:11Je ne vais pas le dire
00:14:12parce que c'est un peu débile.
00:14:13Mais il faut aller chercher ailleurs.
00:14:16Il y a besoin
00:14:16d'un grand coup de balai.
00:14:17Aujourd'hui,
00:14:18moi, je le vois dans ma ville.
00:14:19Les gens...
00:14:20Et c'est terrible
00:14:20parce que je ne m'en félicite pas.
00:14:22Les gens,
00:14:22ils pensent que
00:14:23tout le monde est à mettre
00:14:24dans le même sac.
00:14:25Je ne le crois pas.
00:14:26Mais vous discutez avec les gens.
00:14:27Oui, c'est un rejet complet.
00:14:30Ils vous disent,
00:14:30on en a marre
00:14:30de tous ces politiciens de merde.
00:14:32Qu'est-ce qu'ils viennent ?
00:14:33Alors, en plus,
00:14:34quand tu es dans le midi
00:14:35comme moi,
00:14:35en plus,
00:14:36de merde et parisien.
00:14:37Donc, ça fait beaucoup...
00:14:38Tu peux le faire
00:14:39avec l'accent, là.
00:14:40Oh, arrête.
00:14:41Non, mais tu le sais, en fait.
00:14:42Mais bien sûr, bien sûr.
00:14:43Tu vas à Marseille tout le temps.
00:14:44Qu'est-ce qu'ils te disent à Marseille ?
00:14:45On entend pas exactement
00:14:46la même chose.
00:14:46La même chose.
00:14:47Et comment...
00:14:48Il faut renverser la table,
00:14:50il faut tout faire sauter, etc.
00:14:51Oui, mais comment on fait
00:14:51sans renier sur les acquis,
00:14:53sans ce fameux état de providence
00:14:54dont personne ne veut
00:14:56toucher le moindre fondement ?
00:14:57Le problème de fond,
00:14:59c'est que...
00:14:59Moi, c'est ça qui est terrifiant
00:15:00parce que vous nous dites,
00:15:01voilà comment c'était.
00:15:03Voilà où on est.
00:15:03On est au même point.
00:15:04On est là.
00:15:05Mais non.
00:15:05Mais non, ça va être pire.
00:15:06C'est pire.
00:15:07Ça va être pire
00:15:07parce que je vois pas
00:15:08comment on va échapper
00:15:09à un moment donné
00:15:10à une crise financière.
00:15:11C'est ça, la vérité.
00:15:12Moi, je m'égosis là-dessus
00:15:13sur la dette
00:15:13parce qu'au départ...
00:15:14Parce que la dette,
00:15:15elle n'était pas la même chose
00:15:16en 1995.
00:15:16Ah oui, exactement.
00:15:18Faire même pas l'argent
00:15:19pour fumer les promesses.
00:15:20Aujourd'hui, c'est démentiel.
00:15:23Mais c'est ça.
00:15:23Mais comment on a pu faire ça ?
00:15:25Alors, c'est pas Macron tout seul.
00:15:27Sur les temps,
00:15:27c'est quand même le président
00:15:28qui aura le plus endetté la France.
00:15:30Quand vous calculez,
00:15:31il n'y a pas d'histoire.
00:15:32Il a gagné le pompon.
00:15:33Là, au moins,
00:15:34c'est un prix qu'il a gagné.
00:15:35Moi, je suis d'accord.
00:15:35Le plus gros endetteur de la France.
00:15:37Oui.
00:15:37Et en même temps,
00:15:38mais sous la pression de Jean
00:15:39pendant toute une période...
00:15:40Parce qu'il ne résiste pas aux pressions.
00:15:42Un président doit résister.
00:15:44Je suis d'accord.
00:15:44Et Thatcher, elle a résisté.
00:15:46Je suis d'accord.
00:15:46Gérard Schröder,
00:15:47le social-démocrate,
00:15:48il a résisté.
00:15:49Je suis d'accord avec toi.
00:15:51Mais le problème,
00:15:52c'est que les types
00:15:53qui aujourd'hui
00:15:53lui reprochent
00:15:54d'avoir endetté la France,
00:15:55c'est les mêmes
00:15:56qui, pendant le Covid
00:15:57et après le Covid,
00:15:58hurlaient qu'on n'était pas encore assez.
00:16:00On l'a dit tout à l'heure.
00:16:01C'est ça.
00:16:02Quelle crédibilité tu as aujourd'hui ?
00:16:05Quelle personnalité politique
00:16:07aujourd'hui
00:16:08a la crédibilité
00:16:09quand, depuis combien ?
00:16:10Alors, je ne vais pas dire de bêtises.
00:16:1250 ans, à peu près.
00:16:13On vote des budgets,
00:16:15des budgets
00:16:17avec un peu plus
00:16:18de dette à la fin.
00:16:20Il y a une personnalité ?
00:16:22Bien sûr.
00:16:23Allez, Christine Lagarde ?
00:16:24Ah non.
00:16:25Non, parce que...
00:16:27Qu'est-ce que vous voulez, Christine Lagarde ?
00:16:28Non, quand vous disiez
00:16:28quelle est la personnalité
00:16:29la plus crédible ?
00:16:30Non, il y en a plein.
00:16:31C'est ce que vous disiez ?
00:16:32Mais il y en a plein.
00:16:33Alors, autre nom.
00:16:34Allez-y.
00:16:34Attendez, moi, je ne vois pas.
00:16:35Allez-y, France.
00:16:36David Lysnard.
00:16:38David Lysnard.
00:16:39Bruno Retailleau.
00:16:40Bruno Retailleau.
00:16:42Robert Lysnard.
00:16:43Non, mais je le dis
00:16:44parce que, voilà,
00:16:45moi, je pense que
00:16:45Robert Lysnard.
00:16:47Je vois à gauche
00:16:49François Hollande
00:16:50parce que, d'ailleurs,
00:16:51sur le déficit budgétaire,
00:16:52il a quand même serré un peu le cuit.
00:16:54Il a travaillé dans ce sens-là.
00:16:553 %, il a dit qu'il avait rendu
00:16:57le pays à 3 %.
00:16:59Je veux dire ça,
00:16:59c'est aussi comme ça
00:17:00qu'on désendette la France
00:17:01au lieu de croire
00:17:02comme tous ces imbéciles
00:17:03parce que ces politiques sont...
00:17:05Parce que tu dis
00:17:06ils nous ont menés dans le trou,
00:17:07mais avec une stupidité absolue
00:17:10sans tenir compte de l'expérience.
00:17:12C'est-à-dire que
00:17:13plus vous faites
00:17:14de déficits budgétaires,
00:17:16plus vous endettez le pays,
00:17:17et moins il y a de croissance.
00:17:19C'est dingue.
00:17:20Et ils reviennent toujours
00:17:21avec la même idée.
00:17:22On va augmenter,
00:17:23regardez les programmes,
00:17:24notamment à gauche,
00:17:25on va augmenter les dépenses.
00:17:27C'est ce qu'a fait Macron.
00:17:29On va augmenter les dépenses
00:17:30pour créer de la croissance.
00:17:32Eh bien non,
00:17:33celui qui a créé de la croissance,
00:17:35c'est le général de Gaulle
00:17:36en 1958
00:17:37avec son budget à zéro déficit.
00:17:40Et à ce moment-là,
00:17:41vous avez eu
00:17:41plus 6 %,
00:17:42plus 7 %,
00:17:44plus 8 % de croissance
00:17:46en 1962.
00:17:48Plus 8 %,
00:17:49un taux de croissance
00:17:51à la chinoise.
00:17:51On est capable de faire ça
00:17:52à la France.
00:17:53Mais simplement,
00:17:54il faut qu'on soit gouverné
00:17:55par des vrais hommes d'État.
00:17:56Mais France,
00:17:57aujourd'hui,
00:17:58tout le monde
00:17:59a les yeux rivés.
00:18:00Je ne fais pas de moi
00:18:02un modèle,
00:18:02tu vois,
00:18:03c'est pas...
00:18:03Bah je sais.
00:18:04Voilà.
00:18:04Tout le monde a les yeux...
00:18:05Mais tu rigoles,
00:18:06tout le monde a les yeux rivés
00:18:07sur les prochaines échéances.
00:18:09Tu fais de la politique.
00:18:10Moi, je l'ai découvert,
00:18:11je viens du journalisme.
00:18:12Donc,
00:18:13j'ai dit,
00:18:13tu n'as pas d'échéances.
00:18:15Oui, non,
00:18:15c'est pas vrai,
00:18:15vous avez d'autres échéances
00:18:16tous les jours.
00:18:17Mais c'est pas exactement...
00:18:17On en a tous les jours,
00:18:18c'est les audiences.
00:18:19Voilà.
00:18:20Non, mais,
00:18:21tes responsables politiques,
00:18:22tu fais des calculs un peu...
00:18:24Alors,
00:18:24tu vas trouver que c'est un peu minable.
00:18:25Tu te dis,
00:18:26attends,
00:18:26alors,
00:18:27oui,
00:18:27je vais faire ça,
00:18:29je vais céder sur ça,
00:18:30je vais gagner les élections
00:18:32pour ça,
00:18:32mais après,
00:18:33tu verras,
00:18:33après,
00:18:34quand j'aurai gagné les élections,
00:18:36je vais être différent du reste.
00:18:38Et puis après,
00:18:39tu gagnes les élections,
00:18:40tu te dis,
00:18:40merde,
00:18:40mais il y a les prochaines élections.
00:18:42C'est ce système-là.
00:18:44Non,
00:18:44moi,
00:18:45je pense que les maires...
00:18:47Non,
00:18:47non,
00:18:47parce que,
00:18:48excuse-moi,
00:18:48il y a des hommes d'État,
00:18:49de temps en temps,
00:18:50ou des femmes d'État,
00:18:51le général de Gaulle,
00:18:52il se fichait de gagner la prochaine élection,
00:18:54il faisait ça parce que c'était l'intérêt général.
00:18:56Non,
00:18:57non,
00:18:57mais attends,
00:18:58il y a...
00:18:58Il faut qu'on avance,
00:19:00parce que le général de Gaulle...
00:19:01Raymond Barre pensait à l'intérêt général.
00:19:03Raymond Barre ?
00:19:04Tu me diras,
00:19:04ils n'ont pas été élus.
00:19:05Il pensait à l'intérêt général,
00:19:06mais il pensait à l'intérêt général.
00:19:09Le problème,
00:19:10il n'est pas Raymond Barre,
00:19:12le général de Gaulle,
00:19:13il est,
00:19:13qu'est-ce qu'on va faire en 2027,
00:19:15avec qui ?
00:19:16Qui est capable aujourd'hui
00:19:18de dire ce que tu viens de dire ?
00:19:20Moi,
00:19:20je suis d'accord avec tout ce que tu as dit.
00:19:21Absolument d'accord.
00:19:22Mais en...
00:19:23Oui,
00:19:23mais il s'agit aussi pour relancer la croissance.
00:19:26non,
00:19:26ce que je dis...
00:19:26Et relancer la croissance,
00:19:27créer de la richesse.
00:19:28Oui,
00:19:28mais en même temps,
00:19:29on est d'accord là-dessus.
00:19:31Pour payer la dette.
00:19:32Comment tu peux dire tout ça
00:19:35sans désespérer les gens ?
00:19:36Mais non,
00:19:37parce que ce n'est pas
00:19:37on va vous serrer le kiki,
00:19:39c'est on va créer un choc de croissance.
00:19:42C'est ce qu'a fait de Gaulle en 1958,
00:19:44et ça a marché.
00:19:46Ça a marché.
00:19:47On n'est plus en 1958.
00:19:48Le plan Piner.
00:19:49Mais non,
00:19:49parce que ce sont des...
00:19:50Écoute,
00:19:51excuse-moi,
00:19:51c'est dans tous les bouquins d'économie.
00:19:54Si tu veux de la croissance,
00:19:56si tu veux de la croissance,
00:19:58tu ne fais pas de déficit budgétaire.
00:20:00Je ne parle pas de bouquins d'économie.
00:20:02Je dis aujourd'hui,
00:20:03le poste où on peut faire le plus d'économie,
00:20:05c'est quoi ?
00:20:06C'est les retraites.
00:20:07Alors,
00:20:08qu'est-ce qu'on fait sur les retraites ?
00:20:09Il y a un quart,
00:20:10un peu plus d'un quart,
00:20:11du budget de l'État,
00:20:13on ne va pas pinailler sur le 1%.
00:20:15Là,
00:20:15c'est pas pinailler,
00:20:16c'est en gros.
00:20:17Un quart,
00:20:17je crois que c'est 28%
00:20:18des dépenses de l'État,
00:20:20c'est les retraites.
00:20:21400 milliards.
00:20:22C'est ça,
00:20:23à peu près.
00:20:24Et plus de 50%
00:20:25les dépenses sociales.
00:20:26Attends,
00:20:26mais on parle des retraites.
00:20:27Les retraites sont proposées dedans,
00:20:29mais c'est gratinier aussi.
00:20:29Je parle des retraites,
00:20:31je prends un dossier,
00:20:32puisqu'on en parle tous.
00:20:33Qu'est-ce qu'on fait ?
00:20:34Qui a le courage de dire
00:20:36qu'il faudra demander un effort
00:20:39à un certain nombre de gens
00:20:41qui sont à la retraite
00:20:43ou qui vont partir à la retraite ?
00:20:44Qui a le courage de dire
00:20:46qu'on ne peut pas être ?
00:20:47On en parle chaque fois,
00:20:49moi je répète tout le temps,
00:20:50comment on est le seul
00:20:51pays européen
00:20:53où tout le monde
00:20:53travaille plus longtemps.
00:20:55Nous,
00:20:55on est des génies,
00:20:56absolument,
00:20:57le génie français.
00:20:58On est les seuls
00:20:58à être capables
00:20:59de travailler moins.
00:21:00Non,
00:21:01on va travailler plus.
00:21:01Oui,
00:21:02parce qu'en plus,
00:21:02il y a 35 heures.
00:21:03Les autres n'ont pas.
00:21:04En plus,
00:21:04c'est 35 heures.
00:21:05On part à la retraite
00:21:06avant tout le monde.
00:21:07Enfin,
00:21:07bon,
00:21:07voilà.
00:21:08Plus le télétravail inventé
00:21:10pendant le Covid.
00:21:11Le télétravail,
00:21:12c'est gratiné.
00:21:13On a...
00:21:14Il faut demander
00:21:14aux employés municipaux à Paris,
00:21:16je ne sais pas
00:21:16ce qu'ils font
00:21:17quand ils font du télétravail.
00:21:18Comment tu peux...
00:21:19Surtout le télétravail,
00:21:20le vendredi après-midi.
00:21:22comme par hasard.
00:21:23Non,
00:21:23mais tu vois,
00:21:23tu crois que je le...
00:21:24À Bézé aussi,
00:21:25donc visiblement.
00:21:26Ce n'est pas une maladie
00:21:27uniquement parisienne.
00:21:28Non,
00:21:29on se demandait
00:21:29si c'était qu'à Paris.
00:21:30À Marseille,
00:21:32ils ont trouvé le mot
00:21:33pour le télétravail,
00:21:34ils appellent ça
00:21:34le télépastis.
00:21:36Je trouve ça,
00:21:36c'est très bon.
00:21:37Télépastis.
00:21:38Je suis un télépastis.
00:21:39Allez,
00:21:39Robert.
00:21:40Comment tu peux dire tout ça ?
00:21:41On est d'accord
00:21:42pour dire ça.
00:21:43Sans,
00:21:44en même temps,
00:21:44en te disant,
00:21:45mais je veux quand même
00:21:46gagner les élections.
00:21:47Je parle de 27,
00:21:48les candidats.
00:21:49Parce que si je ne les gagne pas,
00:21:51je ne vais pas arriver
00:21:52à faire ça.
00:21:53C'est ça la difficulté.
00:21:54Mais il y a quelques candidats
00:21:55qui le font,
00:21:56comme on les a cités,
00:21:57Retailleau,
00:21:57Lissnard.
00:21:59Il y a un discours
00:21:59de vérité sur ça.
00:22:00J'espère qu'ils ne le paieront pas
00:22:02en perdant les élections.
00:22:04Parce que qui est le...
00:22:06Ou qui vote le plus
00:22:07dans ce pays ?
00:22:09Les retraités.
00:22:10Les retraités.
00:22:11Ils représentent combien ?
00:22:11Pas du corps électoral.
00:22:12Des votants.
00:22:13Ils doivent représenter
00:22:1435, 40%.
00:22:16Des gens qui votent.
00:22:17Mais voilà.
00:22:18C'est dans une équation terrible.
00:22:19Donc on ne peut pas dire
00:22:20la vérité française ?
00:22:20Non, on peut dire la vérité.
00:22:22Mais il faut un putain de courage.
00:22:24Et une capacité
00:22:26de convaincre les gens.
00:22:28Je ne sais pas qui l'a.
00:22:29D'abord,
00:22:30le peuple français
00:22:31est un peuple intelligent.
00:22:32Il a compris,
00:22:33merci François Bayrou,
00:22:35qu'il y avait un gros problème
00:22:36de dette en France.
00:22:38Le Premier ministre,
00:22:38tout le monde le sait.
00:22:39Il a convaincu les Français
00:22:41qui a un problème.
00:22:42On le voit très bien
00:22:42dans les études d'opinion.
00:22:43Ça a complètement changé
00:22:45le même rapport à la dette.
00:22:48Puisqu'avant,
00:22:48c'était un problème
00:22:48qui n'existait pas.
00:22:49Moi, quand je commençais
00:22:50à en parler dans des émissions,
00:22:52je me souviens,
00:22:53les gens me faisaient signe
00:22:54« Allez, arrête ! »
00:22:54Mais c'est trop d'art
00:22:55pour les gens.
00:22:56Ça ne leur dit rien.
00:22:56Oui, ce n'est pas vrai
00:22:57parce que ça monte,
00:22:59ça monte et ça continue
00:23:00à monter.
00:23:00Ce matin,
00:23:00ils sont dans les conséquences
00:23:02chez eux.
00:23:03Et puis surtout,
00:23:05là maintenant,
00:23:05tu as les conséquences
00:23:06parce qu'effectivement,
00:23:07on ne peut pas aider,
00:23:08il n'y a plus de marge
00:23:09de manœuvre,
00:23:09etc.,
00:23:09ce qui est affreux.
00:23:10Mais à un moment donné,
00:23:11il y a aussi la crise financière.
00:23:13Qu'est-ce qui va se passer ?
00:23:13Là, les gens vont devenir fous.
00:23:14Les extrêmes vont progresser.
00:23:16Dans les sondages,
00:23:17on va voir ça.
00:23:18Ça va être l'heure
00:23:19de Mélenchon.
00:23:20Ça a toujours été comme ça.
00:23:21Les crises financières,
00:23:22tout le monde devient fou.
00:23:23Tout le monde devient fou.
00:23:24Comment t'y expliques ?
00:23:24Il dit n'importe quoi.
00:23:25Comment t'y expliques ?
00:23:26Alors moi,
00:23:27je vais juste répondre
00:23:27à la question excellente.
00:23:30Oui, parce que...
00:23:30Non, non,
00:23:31mais la bonne question,
00:23:32Laurence,
00:23:32c'est est-ce qu'on peut dire
00:23:33la vérité ?
00:23:34Moi, je constate
00:23:35que quand même,
00:23:36il y a des personnalités politiques
00:23:38qui ont dit la vérité
00:23:39et ça leur réussissait.
00:23:41De Gaulle,
00:23:41c'est à lui,
00:23:41a longtemps réussi.
00:23:43Raymond Barr,
00:23:44il n'a pas réussi
00:23:44parce qu'il n'a pas été élu,
00:23:45mais enfin,
00:23:46il était très populaire.
00:23:47Et Michel Rocard,
00:23:48à gauche,
00:23:48parce qu'il y a aussi la gauche.
00:23:53François Fillon,
00:23:54absolument.
00:23:55Ça fait quand même,
00:23:55vous voyez,
00:23:55un certain nombre
00:23:56de personnalités.
00:23:57C'est vrai que c'est
00:23:57des personnalités actuelles.
00:23:59Je suis d'accord avec toi.
00:24:00François Fillon.
00:24:01Comment ?
00:24:02C'est fini, là.
00:24:03Non, mais à l'époque,
00:24:04il disait la vérité.
00:24:05La toute fous de maillot ?
00:24:06Il disait la vérité.
00:24:07Mais je vais t'en citer
00:24:08d'aujourd'hui.
00:24:08On les a cités tout à l'heure.
00:24:09Oui, on les a cités.
00:24:10Bruno Rotaillot,
00:24:11Dalit Glissnard,
00:24:12Robert Ménard,
00:24:13François Hollande.
00:24:14On les a cités.
00:24:22François Hollande,
00:24:23ne me faites pas ce coup-là,
00:24:24Robert.
00:24:24Petite pause.
00:24:25On va se poser la question
00:24:26dans un instant,
00:24:26de savoir pourquoi
00:24:27Emmanuel Macron
00:24:27convient tout le monde.
00:24:28Vous avez vu,
00:24:29c'est l'état d'alarme.
00:24:31Gabriel Attal,
00:24:32Olivier Faure,
00:24:32Marine Tondelier,
00:24:33Fabien Roussel,
00:24:34tout le monde est convoqué
00:24:35demain à l'Elysée
00:24:36pour parler des conséquences
00:24:37de la situation internationale
00:24:38sur la France.
00:24:39C'est très rare
00:24:40qu'on convoque du jour
00:24:41au lendemain
00:24:41les chefs de parti ainsi.
00:24:43Pourquoi ?
00:24:43Est-ce que c'est la stratégie
00:24:44de la peur
00:24:45que joue le président
00:24:45de la République ?
00:24:46Notre débat dans un instant.
00:24:47A tout de suite
00:24:47dans Punchline.
00:24:51On se retrouve
00:24:51dans Punchline
00:24:5217h31
00:24:53avec François-Olivier Gisbert
00:24:54et Robert Ménard.
00:24:55Demain,
00:24:55le président Macron
00:24:56convoque en urgence
00:24:57les chefs de parti
00:24:58pour évoquer
00:24:59les conflits internationaux
00:25:00et leurs conséquences
00:25:02seront évoquées
00:25:02la dégradation rapide
00:25:03de la situation internationale
00:25:05à la fois au Moyen-Orient
00:25:06et en Ukraine
00:25:07et leurs conséquences
00:25:08en France
00:25:08sur la sécurité
00:25:09et l'énergie.
00:25:10Le ton est vraiment
00:25:12pas martial
00:25:13mais du moins
00:25:13c'est important.
00:25:15Vous n'êtes pas d'accord.
00:25:16Vous vous dites
00:25:16que vous pensez
00:25:18qu'Emmanuel Macron
00:25:18a raison.
00:25:19France estime
00:25:20que c'est un peu
00:25:20exagéré.
00:25:21On va juste écouter
00:25:21une archive du mois de juillet
00:25:22d'Emmanuel Macron
00:25:23qui disait déjà
00:25:24parce que c'est quelque chose
00:25:25qu'il dit depuis des mois
00:25:26France.
00:25:27Nous devons préparer
00:25:28les guerres de demain.
00:25:29Écoutons-les.
00:25:32Mes chers compatriotes,
00:25:34soldats,
00:25:35aviateurs,
00:25:36marins,
00:25:37nous avons beaucoup fait
00:25:39pour redresser
00:25:40nos armées
00:25:40et nous continuerons
00:25:41à le faire
00:25:42parce qu'une armée statique
00:25:44serait une armée défaite.
00:25:46Et dans ce monde
00:25:47en bascule,
00:25:47nous devons conserver
00:25:48un temps d'avance,
00:25:50anticiper les chocs
00:25:51et les besoins.
00:25:53Nous devons être stratèges
00:25:54et nourrir une vision prospective.
00:25:57Oui,
00:25:58nous devons préparer
00:25:59les guerres à venir.
00:26:01Mais nous ne trompons pas.
00:26:03Notre capacité
00:26:04à les mener
00:26:06dépendra
00:26:06de notre crédibilité
00:26:08aujourd'hui.
00:26:09Ce sont les guerres
00:26:10d'aujourd'hui
00:26:11que nous devons gagner.
00:26:13les guerres.
00:26:14Pourquoi il n'y a que ce mot-là
00:26:15à la guerre, Robert Ménard,
00:26:16Emmanuel Macron ?
00:26:17Pourquoi ?
00:26:17Mais mon Dieu,
00:26:18qu'est-ce qui se passe
00:26:19en Ukraine ?
00:26:20C'est quoi ?
00:26:21C'est parce que c'est
00:26:22à 3000 kilomètres d'ici
00:26:23que vous ne le regardez pas ?
00:26:25Je suis sidéré
00:26:26de la myopie.
00:26:28Pas seulement
00:26:28de la classe politique,
00:26:30beaucoup de journalistes.
00:26:31Comme si on ne voulait pas regarder.
00:26:33Moi, j'ai été
00:26:33il y a un mois
00:26:34en Ukraine.
00:26:35Il y a 4 ans
00:26:37qu'ils se battent.
00:26:38Ah oui, bien sûr,
00:26:39il est de bon temps aujourd'hui.
00:26:41On le voit
00:26:42avec le Rassemblement National.
00:26:43Au début de la guerre,
00:26:44évidemment,
00:26:45ça choque tout le monde.
00:26:47Tout le monde
00:26:47est du côté des Ukrainiens.
00:26:48Aujourd'hui,
00:26:49oui, quand même,
00:26:50notre argent,
00:26:51tu vois,
00:26:51sur le thème
00:26:52l'argent qu'on n'a pas,
00:26:53on ne va quand même pas
00:26:54utiliser de l'argent
00:26:55pour l'Ukraine
00:26:56quand on n'arrive pas
00:26:56à payer l'essence.
00:26:58Mais ce qui se passe là-bas...
00:26:59D'accord.
00:27:00Mais là, il veut nous parler
00:27:00du Moyen-Orient aussi,
00:27:01de l'Iran,
00:27:02du Détroit d'Hormouz,
00:27:03etc.
00:27:04Il y a l'Ukraine d'abord.
00:27:04Il y a l'Ukraine
00:27:04parce que je sens
00:27:06la petite musique
00:27:07qui dit qu'au fond,
00:27:09tout ça,
00:27:09on s'emballe l'œil,
00:27:10occupons-nous de nous.
00:27:12Je ne vais pas faire
00:27:13d'analogie historique,
00:27:14ce n'est pas le lieu,
00:27:15mais ça me rappelle quand même
00:27:17des livres d'histoire
00:27:18où on faisait ça.
00:27:19Premièrement.
00:27:20Deuxièmement,
00:27:21en Iran,
00:27:22sur le Moyen-Orient...
00:27:24Là, l'impact,
00:27:24il est direct
00:27:25sur la vie des Français.
00:27:26Il est direct.
00:27:27Et c'est le début.
00:27:30Et oui,
00:27:31moi, je ne suis pas
00:27:32du tout à spécialiste
00:27:33de ces questions-là.
00:27:33Mais est-ce qu'on a pris
00:27:35la mesure
00:27:36de ce qui a changé ?
00:27:38Par exemple,
00:27:38on veut construire...
00:27:40Je pose une question.
00:27:41Tu entends, France ?
00:27:42Je n'ai pas la réponse.
00:27:43Après, France va parler.
00:27:44Aujourd'hui,
00:27:45est-ce que, par exemple,
00:27:47vouloir construire
00:27:48un porte-avions
00:27:50du type de celui
00:27:51qu'on envisage,
00:27:52c'est le bon choix
00:27:53à l'heure des drones ?
00:27:54France Libre.
00:27:55Alors, France,
00:27:56il y a raison
00:27:57de convoquer tout le monde,
00:27:58les chefs de partis
00:27:58à l'Elysée ?
00:27:59C'est la diversion.
00:28:00Enfin, c'est du Macron.
00:28:01C'est typique, quoi.
00:28:03Regardez-la
00:28:04pour ne pas voir là.
00:28:06Il nous a fait le coup...
00:28:07Laissez-le parler, Robert.
00:28:09Il nous a fait le coup
00:28:10sur l'Ukraine.
00:28:10Attends, attention.
00:28:11Quand tu parles, toi,
00:28:12tout à l'heure de l'Ukraine,
00:28:14c'est pour ça que je t'aime,
00:28:15c'est formidable,
00:28:16c'est sincère,
00:28:17c'est vrai,
00:28:17je suis d'accord.
00:28:18Il n'y a pas de souci,
00:28:19ce n'est pas ça.
00:28:20C'est que,
00:28:21pourquoi ça sort maintenant,
00:28:22aujourd'hui ?
00:28:23Parce qu'il y a une montée
00:28:25des colères en France
00:28:25et il faut faire croire,
00:28:27parce que c'est toujours ça,
00:28:28il l'a déjà fait.
00:28:31Je ne suis plus trop.
00:28:32Alors maintenant,
00:28:32c'est la faute au Détroit-Dormus.
00:28:34C'est la faute au Détroit-Dormus.
00:28:35Mais enfin,
00:28:36s'il n'y avait pas tellement
00:28:37de taxes sur l'essence
00:28:40en France,
00:28:41on pourrait baisser les taxes.
00:28:42Mais on ne peut pas.
00:28:43Parce que la situation économique,
00:28:44à cause de la politique,
00:28:45notamment des dernières années,
00:28:47du dernier décénat,
00:28:48celui de Macron,
00:28:49a été catastrophique.
00:28:50On ne peut pas baisser,
00:28:51on ne peut rien faire,
00:28:52on n'a pas de marge,
00:28:52on n'a pas...
00:28:53On a points et mains liés.
00:28:55Donc, qu'est-ce qu'il fait
00:28:55de la diversion ?
00:28:56Il dit, voilà, c'est ça,
00:28:57mais ce n'est pas le souci.
00:28:59Après qu'il appelle,
00:29:00par exemple,
00:29:01les appels à la guerre,
00:29:02enfin, ce qu'il dit là,
00:29:03moi, je trouve,
00:29:04je soutiens Macron
00:29:05sur un point formidable.
00:29:07Il l'a fait et bravo.
00:29:08Parce que je suis quelqu'un
00:29:09de honnête,
00:29:10comme toi,
00:29:10je peux reconnaître,
00:29:11quand il dit, par exemple,
00:29:12quand il fait,
00:29:13il a fait progresser
00:29:15la part du budget
00:29:16de la défense,
00:29:17là maintenant,
00:29:18on n'a plus de 3.
00:29:18Il a raison.
00:29:19Mais évidemment qu'il a raison.
00:29:21Tu peux dire ça
00:29:21sans être Macron.
00:29:22Non, non, mais je sais.
00:29:24Mais évidemment
00:29:24qu'il a raison.
00:29:25Mais évidemment
00:29:26qu'il a raison.
00:29:26et je suis pour.
00:29:27Et là-dessus,
00:29:28je le soutiens.
00:29:29Je n'hésite pas
00:29:30à écrire ça
00:29:31à longueur de colonne
00:29:32parce que c'est une bonne chose.
00:29:34Il faut que les Français
00:29:34comprennent.
00:29:35Parce que la guerre,
00:29:36si on ne veut pas la guerre,
00:29:37mais là-dessus,
00:29:38je trouve que
00:29:39ce n'est pas juste
00:29:40cette façon
00:29:41mélodramatique
00:29:41de présenter les choses.
00:29:43Si on ne veut pas la guerre,
00:29:43il faut la préparer.
00:29:44C'est le vieux truc
00:29:45du général Sun Tzu,
00:29:47VIe siècle avant Jésus-Christ,
00:29:48général chinois génial,
00:29:49qui nous a écrit
00:29:50l'art de la guerre.
00:29:51Vous ne voulez pas la guerre,
00:29:52il faut la préparer.
00:29:53D'ailleurs,
00:29:54c'est ce qu'avait bien compris
00:29:54Ronald Reagan.
00:29:55Tous les grands hommes,
00:29:56c'est toujours ce qu'ils ont fait,
00:29:58préparer la guerre
00:29:59pour ne pas la faire.
00:29:59C'est terrible parce que...
00:30:00Et là, si tu veux,
00:30:01ils pourraient expliquer ça.
00:30:02Donc, diversion par rapport
00:30:03à quoi ?
00:30:03La situation intérieure ?
00:30:05Bien sûr.
00:30:06La montée des colères,
00:30:07les pêcheurs,
00:30:08les agriculteurs,
00:30:10la convergence des luttes,
00:30:11comme dirait Mélenchon.
00:30:13Et là, on leur dit
00:30:14mais regardez là,
00:30:14c'est très grave
00:30:15ce qui va se passer.
00:30:16Mais pourquoi il fait ça ?
00:30:17Là,
00:30:18pourquoi il fait ça aujourd'hui ?
00:30:19On parle de deux choses différentes.
00:30:21Mais attends,
00:30:21Robert,
00:30:23qui est du calcul ?
00:30:24Je ne suis pas naïf,
00:30:26je n'ai pas 20 ans.
00:30:27Je sais que tu n'es pas naïf.
00:30:28Qui est du calcul
00:30:28de la part de Macron ?
00:30:30Tu n'es pas naïf.
00:30:30Je n'en doute pas.
00:30:31Je suis d'accord.
00:30:32Un instant.
00:30:32Mais une fois que tu as dit ça,
00:30:34tu n'as pas répondu
00:30:36à la question essentielle.
00:30:37Vous savez ce que je pense ?
00:30:39Je te jure que je pense ça.
00:30:40Je pense que dans 20 ans,
00:30:42malheureusement,
00:30:43dans 20 ans,
00:30:44on dira
00:30:44mais comment ?
00:30:45Ils ne se sont pas rendus compte
00:30:47alors qu'ils s'empaillaient
00:30:48sur le prix de telle ou telle chose,
00:30:50la retraite de telle ou telle chose.
00:30:52Ils ne se sont pas rendus compte
00:30:53que la guerre était en train d'avancer.
00:30:56Que la guerre avançait,
00:30:57qu'elle avançait vers...
00:30:58Je suis persuadé de ça.
00:31:00Je suis persuadé que,
00:31:02comme tout le temps,
00:31:03nous,
00:31:03tu as compris,
00:31:04si lui,
00:31:04il a fait des calculs,
00:31:06nous,
00:31:06on est pris tellement
00:31:07par les problèmes au quotidien
00:31:09qu'on en oublie le...
00:31:10Attends,
00:31:11l'impérialisme est de retour.
00:31:13Tu as des russes
00:31:14qui rêvent
00:31:15d'une grande russie.
00:31:16Les russes,
00:31:16les turcs,
00:31:17les chinois...
00:31:17est un fou
00:31:19qui s'appelle Ronald Reagan.
00:31:21Non,
00:31:21ah non,
00:31:22Donald Trump plutôt.
00:31:24Ronald Reagan,
00:31:25c'est lui qui a fait la paix.
00:31:26Il a tendu la main aux russes,
00:31:28souviens-toi,
00:31:30il a fait la paix en 1987.
00:31:32Et sûrement un des plus grands
00:31:34chefs de l'État.
00:31:34Un des plus grands présidents
00:31:35du XXe siècle.
00:31:36Et il y a Donald Trump
00:31:37qui est un fou furieux.
00:31:38Alors moi,
00:31:39je veux bien...
00:31:40Là, c'est sûr.
00:31:41Non, mais je veux bien...
00:31:42Je suis d'accord.
00:31:42Je veux bien,
00:31:43on est d'accord.
00:31:44Je veux bien qu'on dise
00:31:45qu'il trouve un chemin
00:31:48pour éviter de regarder...
00:31:49Alors, il dit
00:31:50qu'il a des informations
00:31:51qu'il veut donner
00:31:52à ceux qui prétendent
00:31:53lui succéder
00:31:54pour éclairer
00:31:55le débat public
00:31:56de la campagne.
00:31:56Il souhaite aussi
00:31:57leur rendre compte
00:31:57de son action des crises.
00:31:59Un peu apprenant.
00:32:00J'en sais-moi.
00:32:01Vous êtes terrible.
00:32:02On ne va pas faire...
00:32:02Non, mais je vous dis
00:32:03ce que dit l'Élysée.
00:32:05Mais on ne va pas faire
00:32:05des plus grands sons.
00:32:06S'il a des informations
00:32:08qu'il veut communiquer
00:32:10à l'ensemble...
00:32:11Il aurait pu le faire avant.
00:32:12Ça fait dix ans
00:32:12qu'il est président.
00:32:13Il ne l'a pas fait beaucoup.
00:32:13Peut-être qu'il en a
00:32:14deux à l'arrêt.
00:32:15C'est d'une putain
00:32:16de mauvaise foi,
00:32:17des fois.
00:32:18Arrête.
00:32:18Tu es plus intelligent
00:32:19que ça.
00:32:20Tu n'as jamais pensé
00:32:22que c'est...
00:32:22On ne va pas lui cracher
00:32:24à la figure.
00:32:25Non, non.
00:32:26Je vais te dire,
00:32:28sur l'Ukraine...
00:32:28Non, mais c'est toujours
00:32:29du cinéma.
00:32:30Ne sois pas dupe.
00:32:31C'est toujours du cinéâche.
00:32:33C'est le seul qui,
00:32:34sur l'Ukraine,
00:32:35a globalement
00:32:36une position
00:32:38plutôt mieux que les autres.
00:32:39Voilà.
00:32:39Non, non, non.
00:32:40Il y a plein
00:32:40dans la classe politique
00:32:42qui ont des positions
00:32:42très claires sur l'Ukraine.
00:32:43Je ne suis pas assez
00:32:45l'actualité.
00:32:46Je n'ai pas dit ça.
00:32:47Je dis par rapport
00:32:48d'un coup...
00:32:48Non, non.
00:32:49Si c'est pour citer
00:32:50de nouveau les deux mêmes noms
00:32:51qui sont les gens
00:32:52qu'on aime bien,
00:32:53on est d'accord.
00:32:53Mais attends, par rapport...
00:32:54Plus Robert Ménard
00:32:55et François Hollande.
00:32:56Ça, je ne le cite pas.
00:32:58Par rapport au RN,
00:33:00enfin, tu as vu.
00:33:01Par rapport à la France insoumise,
00:33:03par rapport à toute la gauche,
00:33:04mais je préfère ça.
00:33:06Moi, je ne voterai jamais Glucksmann.
00:33:09Mais sur ces questions-là...
00:33:11Il est très bien, Glucksmann.
00:33:12Il est très bien.
00:33:12Bien sûr.
00:33:13Mais voilà.
00:33:13Très bien.
00:33:14Le problème,
00:33:14c'est que tu ne peux plus dire ça.
00:33:16Moi, les mecs,
00:33:17je suis genre
00:33:18mes propres amis.
00:33:19Oh, alors,
00:33:20tu as trouvé des qualités
00:33:20à Glucksmann,
00:33:21cette espèce de bobo parisien
00:33:23et tout ça.
00:33:24Tu vois, tu te dis,
00:33:25il te commence à te prendre
00:33:26là, il me plaît.
00:33:28Un mot de Marine Le Pen
00:33:29qui fait un début de campagne
00:33:31très serré
00:33:33avec des propositions
00:33:35pratiquement toutes les semaines.
00:33:36Le logement cette semaine.
00:33:38La semaine dernière,
00:33:38c'était le voile.
00:33:40Un référendum, évidemment.
00:33:41Ils sortent tous
00:33:41la carte du référendum,
00:33:43à peu près.
00:33:43On va juste écouter
00:33:45ce qu'elle disait
00:33:46sur le voile
00:33:46et puis on aura peut-être
00:33:48l'occasion d'entendre
00:33:49en direct dans un instant
00:33:49puisqu'elle est en Gironde.
00:33:50Elle rencontre des habitants
00:33:51dans les maisons brûlées.
00:33:52Nous soumettrons
00:33:55une loi
00:33:57par référendum
00:33:58aux Français.
00:33:59L'objectif
00:34:00sera
00:34:01d'interdire le voile
00:34:02et nous le ferons
00:34:03si les Français
00:34:04nous en donnent mandat
00:34:06progressivement
00:34:07et notamment
00:34:08par décret
00:34:09tout de suite,
00:34:10juste après
00:34:11le vote
00:34:12de ce référendum
00:34:13dans les universités,
00:34:15les sorties scolaires,
00:34:17les fédérations
00:34:18sportives,
00:34:20les bâtiments
00:34:21publics
00:34:22parce que ça,
00:34:22ça relève,
00:34:23j'ai envie de dire,
00:34:24de l'État.
00:34:25Alors,
00:34:25le voile,
00:34:26Robert Ménard,
00:34:27interdire le voile
00:34:28de l'espace public,
00:34:28vous avez déjà dit
00:34:29que c'était infaisable
00:34:30pour vous
00:34:30et que vous ne voyez pas
00:34:31comment on pourrait le faire.
00:34:32Enfin,
00:34:32vous plaisantez.
00:34:33Oui,
00:34:34sinon,
00:34:34je ne plaisante pas,
00:34:35c'est ce que vous m'avez dit
00:34:36la semaine dernière.
00:34:37Oui,
00:34:37attendez,
00:34:37bien sûr.
00:34:38Attends,
00:34:39aujourd'hui,
00:34:39moi je parle de ma ville
00:34:41dans certains quartiers,
00:34:43le quartier où j'ai passé
00:34:45mon adolescence,
00:34:46je ne sais pas,
00:34:46il y a 70,
00:34:4780% des femmes
00:34:50qui portent le voile.
00:34:52Mais moi,
00:34:52je vous propose,
00:34:53ceux qui font les malins,
00:34:55de m'accompagner.
00:34:56Pourquoi les maires,
00:34:57pourquoi les maires
00:34:57ne vont pas,
00:34:58les maires et reines
00:34:59qui sont tellement mieux
00:35:00que tout le monde,
00:35:01pourquoi ils ne vont pas
00:35:03demander aux gens
00:35:03d'enlever le voile
00:35:04mais ça ne se fait pas.
00:35:06Ensuite,
00:35:06ensuite,
00:35:07deuxième question,
00:35:09pardon,
00:35:09mais tout le monde
00:35:10ne porte pas le voile
00:35:10pour les mêmes raisons.
00:35:12Tout le monde ne le pose pas.
00:35:13Et moi,
00:35:14il y a des choix
00:35:15que je peux respecter.
00:35:17Troisième point,
00:35:18je propose à Marine Le Pen,
00:35:20tiens,
00:35:20je lui propose,
00:35:20au prochain meeting,
00:35:22elle dit,
00:35:23nous interdirons le voile
00:35:25et les kippahs.
00:35:28Elle ne le dira jamais.
00:35:30Pourquoi ?
00:35:31Parce qu'elle n'osera pas le dire.
00:35:33Et elle a raison.
00:35:34Moi,
00:35:34j'ai une communauté juive,
00:35:35putain,
00:35:36qu'est-ce qu'il se tombe
00:35:37avec tous les connards
00:35:38d'islamistes
00:35:38qui les font chier
00:35:39et tout à longueur de temps.
00:35:40Je ne vais pas demander
00:35:41à mon ami,
00:35:42à Abitbol,
00:35:43d'enlever sa kippah
00:35:44dans les rues de Bézé.
00:35:45Jamais,
00:35:46je le ferai.
00:35:47vous êtes d'accord avec ça ?
00:35:48Sur le voile
00:35:49qui n'est finalement
00:35:50pas plus qu'un fichu.
00:35:53C'est pas ce que vous dites
00:35:54exactement,
00:35:54Robert.
00:35:55Je n'ai pas dit ça.
00:35:55Mais c'est impossible
00:35:56d'aller le bannir
00:35:57de l'espace public.
00:35:58Ça choque tout de suite.
00:35:59Ça choque dès qu'on dit ça.
00:36:01Mais pour moi,
00:36:02il y a voile et voile.
00:36:03C'est-à-dire,
00:36:04il y a une progression du voile,
00:36:05mais du voile islamique.
00:36:06Le voile islamique,
00:36:07c'est ça.
00:36:09Voilà.
00:36:09On ne voit rien.
00:36:11Ça,
00:36:11c'est le voile islamique.
00:36:12Mais les petits fichus,
00:36:14les petits voiles,
00:36:14moi,
00:36:15personnellement,
00:36:15ça ne m'a jamais gêné.
00:36:16Je vis à Marseille.
00:36:17Je ne suis pas gêné
00:36:18par ce voile-là.
00:36:19Je n'ai pas peur de le dire.
00:36:20Je le répéterai
00:36:21aussi longtemps
00:36:22que je serai vivant,
00:36:23même si ça emmerde
00:36:24tout le monde.
00:36:25Mais il y a un problème
00:36:26quand même
00:36:27pour le voile,
00:36:28proprement dit.
00:36:29Ce voile-là,
00:36:30le hijab,
00:36:31il y a un problème.
00:36:32C'est que c'est quand même,
00:36:33on le sait,
00:36:35les Libanais sont bien placés
00:36:36pour nous le dire.
00:36:37D'ailleurs,
00:36:37il le dit souvent,
00:36:39le voile,
00:36:39ce type de voile,
00:36:41c'est le marqueur
00:36:42de l'islamisme politique.
00:36:43C'est-à-dire
00:36:44l'islamisme de conquête.
00:36:45Ce n'est pas la même chose
00:36:46que la gamine
00:36:47de 17 ans
00:36:48dont la copine
00:36:49a les fesses
00:36:50quasi à l'air
00:36:51et elle,
00:36:52elle a un voile
00:36:53comme ça
00:36:54sur la tête.
00:36:54Mais bien sûr,
00:36:56ce n'est pas du tout
00:36:56la même chose.
00:36:57Non,
00:36:58mais ce n'est pas pareil.
00:36:59C'est pas pareil.
00:37:01Ce n'est pas pareil.
00:37:02Le crop top,
00:37:03ce n'est pas pareil
00:37:04que de porter le voile.
00:37:05Non,
00:37:05il y a voile.
00:37:07Le crop top,
00:37:08c'est-à-dire
00:37:08le nombril à l'air,
00:37:09ce n'est pas pareil.
00:37:10Je n'ai pas dit
00:37:10que c'était la même chose.
00:37:11Je n'ai pas dit ça.
00:37:12Moi,
00:37:12ce qui me trouble
00:37:13tout le temps,
00:37:14c'est de voir
00:37:14trois copines
00:37:16habillées à ce point
00:37:17différemment ensemble
00:37:18et qui se parlent.
00:37:19Ça ne leur pose pas
00:37:20problème.
00:37:21Je peux dire ça
00:37:22sans être
00:37:23pro-éstandiste.
00:37:24On va dépasser
00:37:25la question du voile.
00:37:26La proposition
00:37:28de Marine Le Pen,
00:37:29qui est quand même
00:37:30une fine politique,
00:37:32il y a quelque chose
00:37:32quand même
00:37:33qui m'étonne.
00:37:33C'est quand on dit
00:37:34qu'elle devrait faire
00:37:35un référendum,
00:37:35on va voter ça.
00:37:37Mais on va le faire
00:37:37progressivement.
00:37:38Tout ce qui est progressif
00:37:39en politique,
00:37:40on ne le fait pas.
00:37:41Je pense vraiment
00:37:42que c'est impossible.
00:37:44Elle envoie un message ?
00:37:45Elle dit
00:37:45qu'on va lutter
00:37:46contre l'islamisme ?
00:37:48C'est vrai qu'on peut
00:37:49le voter et ne pas
00:37:50l'appliquer.
00:37:50De toute façon,
00:37:51on a déjà interdit
00:37:51la burqa.
00:37:52Il y a déjà une burqa.
00:37:52Et on peut dire demain
00:37:54qu'on n'a pas pu organiser
00:37:56le référendum
00:37:57parce que ce n'est pas
00:37:57possible de le faire
00:37:58sur un sujet comme ça.
00:37:59Et comme ça,
00:38:00tu es gagnant sur tout.
00:38:00Non, non, non.
00:38:01Tu as fait plaisir
00:38:02à 70% des Français
00:38:04et après tu ne le fais pas
00:38:06et comme ça,
00:38:07gagnant sur tous les tableaux.
00:38:08Non, parce que ça ne pourra
00:38:08pas se faire.
00:38:09Je pense qu'on va
00:38:10obligatoirement,
00:38:11si la droite,
00:38:13ce n'est pas seulement
00:38:13le RN,
00:38:14d'ailleurs ça peut être
00:38:14la droite de Rotaillot,
00:38:15si ces gens gagnent
00:38:16la présidentielle,
00:38:19les uns ou les autres,
00:38:20je pense qu'on ne coupe pas
00:38:22un référendum constitutionnel.
00:38:23Je crois que,
00:38:24parce que sinon,
00:38:26le pouvoir sera
00:38:27totalement bloqué.
00:38:28Donc, on ne peut pas.
00:38:29On va revenir
00:38:29à la tradition gaulliste.
00:38:30C'est-à-dire la tradition gaulliste,
00:38:32c'est le souverain,
00:38:33c'est le peuple.
00:38:34Et là, aujourd'hui,
00:38:34le souverain,
00:38:35c'est le Conseil constitutionnel,
00:38:36le Conseil d'État,
00:38:37la Cour des droits d'hommes,
00:38:38le machin, etc.
00:38:39Et le peuple,
00:38:41fermez votre gueule.
00:38:42C'est ça aussi.
00:38:43Si déjà,
00:38:43on interdisait à la fac
00:38:45le port du voile,
00:38:47si déjà les gamines,
00:38:48moi je vois des gamines
00:38:49chez moi,
00:38:49qui ont 9 ans,
00:38:5010 ans,
00:38:51qui ont le voile,
00:38:52si déjà pour les gamines
00:38:53de moins de 13 ans,
00:38:54on disait...
00:38:56Elle l'a dit,
00:38:57Mme Le Pen.
00:38:58Moi je dis,
00:38:59on fait ça,
00:39:00on fait des promesses
00:39:01qu'on peut tenir.
00:39:02Et pour faire ça,
00:39:03il n'y a même pas besoin
00:39:04du référendum,
00:39:05de changer la constitution et tout.
00:39:06On peut faire ça.
00:39:08Faisons déjà ça.
00:39:09C'est vrai qu'à la fac,
00:39:11c'est quand même
00:39:12un petit problème.
00:39:13Oui, bien sûr.
00:39:14En même temps,
00:39:14c'est compliqué.
00:39:15Je vais vous dire quelque chose.
00:39:16Pour le coup,
00:39:17le Conseil constitutionnel
00:39:18vous en pire tout de suite.
00:39:19Oui, mais il y a toujours
00:39:20voile et voile.
00:39:21Mais attendez-moi,
00:39:23Madame,
00:39:23vous avez eu des enfants,
00:39:25on a des enfants tous ici.
00:39:27Moi, ça se pose dans ma ville.
00:39:28Ma ville,
00:39:28dans les écoles publiques
00:39:29de ma ville,
00:39:30il y a 70% des enfants
00:39:31issus de l'immigration.
00:39:32Donc, 9-10e sont musulmans.
00:39:34Si je dis comme ça,
00:39:36je tape du poing sur la table
00:39:37et je dis,
00:39:37il n'y a plus de mamans voilées
00:39:39pour les sorties.
00:39:40Il n'y a plus de sorties.
00:39:41Qu'est-ce que je fais ?
00:39:41Mais qu'est-ce que vous faites ?
00:39:42Je sais la réalité du terrain.
00:39:44Ce n'est pas un débat philosophique.
00:39:47Vous savez,
00:39:47l'intérêt du maire,
00:39:48c'est juste à cause...
00:39:49Tous tes propos,
00:39:50tu ne peux pas t'empêcher
00:39:51de dire,
00:39:52ah mais moi,
00:39:52comment je fais ?
00:39:53Je ne vais plus faire
00:39:54de sorties scolaires.
00:39:55Comment je fais ?
00:39:56Expliquez-moi.
00:39:57On avance un tout petit peu.
00:39:58Je voulais juste parler
00:39:58des sportifs
00:39:59qui prennent la parole.
00:40:01Et c'est vrai
00:40:01qu'on a l'impression
00:40:02que leur parole
00:40:03est très scrutée
00:40:05parce que que ce soit
00:40:07Teddy Riner
00:40:08qui a dit
00:40:08qu'il redoutait
00:40:09la montée des extrêmes
00:40:10et il a précisé
00:40:10de l'extrême droite.
00:40:12Selon lui,
00:40:13il y avait Léon Marchand
00:40:14qui s'est fait insulter
00:40:15parce qu'il avait dit
00:40:16qu'il ne voulait justement
00:40:16pas parler de politique.
00:40:17Mbappé,
00:40:18qu'on a beaucoup critiqué.
00:40:19Est-ce qu'on a tort
00:40:20de s'en prendre aux sportifs,
00:40:22mon cher Franz Olivier Gisbert ?
00:40:24Est-ce qu'il devrait
00:40:24se garder de rentrer
00:40:25dans le champ de la politique ?
00:40:27Est-ce que ça n'a pas
00:40:27toujours été le cas ?
00:40:28Ces gens ont tort
00:40:28de vouloir faire de la politique.
00:40:30Il y a là-dessus
00:40:31cette belle phrase
00:40:32de Georges Brassens,
00:40:34je crois que je citais
00:40:35la semaine dernière.
00:40:36Oui, c'est une forme
00:40:37de politesse.
00:40:38On n'a pas besoin
00:40:39de vouloir imposer
00:40:41ses idées
00:40:41à tout le monde,
00:40:42tout le temps.
00:40:43Il faut rester dans son domaine.
00:40:45C'est tout.
00:40:46Alors, bon,
00:40:47de temps en temps,
00:40:47ils peuvent le faire
00:40:48mais il y a un côté,
00:40:49c'est vrai,
00:40:50absolument systématique
00:40:51et moi j'étais très fappé
00:40:52par l'histoire de Léon Marchand
00:40:53parce que ça devenait insultant,
00:40:55ça devenait un énorme problème
00:40:57qu'ils disent
00:40:58non, non, mais attendez,
00:40:59c'est pas mes problèmes.
00:41:00Il faut le laisser,
00:41:00il faut le respecter
00:41:01et ça,
00:41:02il y a une espèce
00:41:02d'injonction générale
00:41:04comme ça
00:41:04à toujours...
00:41:06Bon, bien entendu,
00:41:08c'est pas pour critiquer
00:41:09la France insoumise
00:41:10parce que là,
00:41:11la France insoumise,
00:41:11intouchable.
00:41:12Il vaut mieux
00:41:15qu'on ait tapé
00:41:16sur le RN,
00:41:16ça marche mieux.
00:41:17Ce sont des grands démocrates,
00:41:18etc.
00:41:18Mais bon,
00:41:19il y a là-dessus,
00:41:20c'est clair qu'il y a
00:41:21un petit problème.
00:41:22Mais enfin,
00:41:22bon,
00:41:23ce ne sont pas,
00:41:23comment dire,
00:41:24les plus grands intellectuels
00:41:25sur la Terre.
00:41:26Parfois,
00:41:27il y a des...
00:41:29Moi, je trouve
00:41:30qu'il y a des sportifs
00:41:30absolument inouïs.
00:41:32d'intelligence,
00:41:33on en a rencontrés plein.
00:41:34Dominique Rocheteau,
00:41:35tout ça,
00:41:35enfin bon,
00:41:35bref,
00:41:36la liste est longue.
00:41:37Mais bon,
00:41:38ceux qui s'expriment
00:41:39ne sont pas forcément
00:41:41les plus mal.
00:41:42L'Antoine,
00:41:43Alain Prost,
00:41:44excusez-moi,
00:41:45Alain Prost,
00:41:45mais c'était...
00:41:46Kili,
00:41:46excusez-moi,
00:41:47c'est des as.
00:41:48Moi,
00:41:49Tigana,
00:41:49tout ça,
00:41:50tous ces gens,
00:41:52c'est un peu bêtasson,
00:41:55un peu personnel,
00:41:56j'adore le rugby.
00:41:58C'est chez moi,
00:41:59tu vois.
00:42:00C'est difficile,
00:42:00sinon tu ne serais pas maire.
00:42:02J'adore le rugby.
00:42:03Dupont,
00:42:04il est allé faire
00:42:05une déclaration,
00:42:06je ne sais plus
00:42:06pour les précédentes,
00:42:07où il se prenait
00:42:08ses distances
00:42:09par rapport
00:42:10au Rassemblement National.
00:42:12Tu vois,
00:42:12il a le droit,
00:42:13moi,
00:42:13je ne vote pas,
00:42:14là,
00:42:15je ne voterai pas pour eux
00:42:15aujourd'hui.
00:42:17En même temps,
00:42:18tu vois,
00:42:18il a le droit,
00:42:18donc au fond,
00:42:19pourquoi l'empêcher ?
00:42:20En même temps,
00:42:21ça m'a gonflé,
00:42:22tu vois,
00:42:22parce que je l'adore
00:42:24absolue,
00:42:24et en même temps,
00:42:25je me dis,
00:42:26putain,
00:42:26il ne peut pas la fermer,
00:42:27tu vois,
00:42:27c'est comme les chanteurs.
00:42:28Moi,
00:42:29il y a des chanteurs
00:42:29ou des écrivains,
00:42:31tu vois,
00:42:31je ne vais pas les citer.
00:42:32Non.
00:42:33Non,
00:42:34mais tu vois,
00:42:34moi,
00:42:35il y a des gens,
00:42:35j'adore ce qu'ils écrivent
00:42:37et je découvre
00:42:38que le mec,
00:42:38il signe des pétitions
00:42:39pour la France insoumise,
00:42:41ça m'exaspect.
00:42:42Annie Ernaud,
00:42:43par exemple,
00:42:43elle fait des bons livres.
00:42:44Attends,
00:42:44il fait des bons livres,
00:42:45excuse-moi,
00:42:46la passion simple,
00:42:47tout ça,
00:42:47ce sont des bons livres.
00:42:49Qu'est-ce qu'elle fout là-dedans ?
00:42:50Je pensais à Pierre Le Maire.
00:42:51Qu'est-ce qu'elle fout là-dedans ?
00:42:52Oui, aussi.
00:42:53Ah,
00:42:53il fait des très bons livres aussi.
00:42:54Mais qu'est-ce qu'il vient foutre là-dedans ?
00:42:56Mais qu'est-ce qu'il est allé défendre
00:42:59la France insoumise ?
00:43:00Il est stupide
00:43:01parce que tu lis,
00:43:02moi,
00:43:03je lis ses romans
00:43:03et puis c'est Polar,
00:43:04j'ai redécouvert,
00:43:05c'est Polar que je ne connaissais pas,
00:43:06je connaissais les livres.
00:43:07C'est formidable.
00:43:08Et maintenant,
00:43:09je vous jure,
00:43:09c'est débile.
00:43:10Mais ça déteint sur votre lecture.
00:43:12Ça ne me fait pas.
00:43:13Si, si.
00:43:13Je vous dis,
00:43:13mais en même temps,
00:43:15il n'y a pas de monopole
00:43:16pour la parole politique.
00:43:17On n'a pas un magistère,
00:43:18nous autres,
00:43:19plus mythiques
00:43:19de la parole politique.
00:43:22C'est l'obligation,
00:43:23l'espèce de pression sociale
00:43:24sur tous ces gens
00:43:25pour qu'ils parlent.
00:43:26Certains n'ont pas envie de parler.
00:43:27Parfois, d'ailleurs,
00:43:28ce qu'ils disent
00:43:28est tellement bête
00:43:29qu'on voit bien
00:43:30et ils le savent
00:43:30et ils le comprennent
00:43:31qu'ils ne sont vraiment
00:43:33pas à l'aise du tout.
00:43:34Et donc,
00:43:38je dis bravo,
00:43:39merci le marchand
00:43:40qui a dit une merde
00:43:41à tous ceux
00:43:42qui faisaient
00:43:43aux injonctions
00:43:44sur tu dois te prononcer,
00:43:46tu dois te prononcer
00:43:47sur je ne sais pas quoi,
00:43:48la montée de l'extrême droite
00:43:49ou ce genre de trucs.
00:43:51Disons les choses.
00:43:5395%
00:43:55des intellectuels,
00:43:56des artistes,
00:43:57des sportifs
00:43:58qui prennent position,
00:43:59c'est toujours,
00:44:00c'est jamais
00:44:01contre l'extrême gauche.
00:44:02Il y en a quelques-uns
00:44:03des courageux
00:44:04qui dénoncent
00:44:05l'antisémitisme
00:44:05de la France insoumise.
00:44:065%.
00:44:07Voilà.
00:44:07Le reste,
00:44:08les pétitions
00:44:09et tout ça,
00:44:10qui les signent ?
00:44:11Et c'est vrai que,
00:44:12moi,
00:44:13je ne trouve pas
00:44:14que des qualités
00:44:15à Marine Le Pen,
00:44:16mais ça me la rend
00:44:17sympathique
00:44:18que ces gens-là
00:44:20systématiquement
00:44:20ils lui tapent dessus,
00:44:21mais ils trouvent
00:44:22qu'il n'y a jamais
00:44:23de problème
00:44:23avec les autres.
00:44:24Ils ont trouvé
00:44:26300 noms,
00:44:27300 intellectuels
00:44:28pour faire une pétition
00:44:29contre Charles Sapin,
00:44:32qui était un journaliste
00:44:33qui a travaillé
00:44:33au Figaro,
00:44:35qui a été embauché
00:44:36comme directeur adjoint
00:44:37de Valence Actuelle
00:44:38pour changer
00:44:39et faire évoluer
00:44:40la ligne éditoriale.
00:44:41On ne trouve aucun article
00:44:44montrant qu'il serait fasciste
00:44:45ou d'extrême droite,
00:44:46etc.
00:44:47Et ils sont là
00:44:47en train de dire
00:44:48voilà,
00:44:49c'est un choc pour nous
00:44:51de l'entendre
00:44:52sur France Interne.
00:44:53Mais vous vous rendez compte ?
00:44:54France, je ne veux même pas
00:44:56dire ce que tu veux dire.
00:44:58Je suis d'accord
00:44:58avec tout ce qu'il vient de dire,
00:44:59mais on n'a même pas besoin
00:45:01de justifier
00:45:02ah oui,
00:45:02il était avant au point
00:45:03et il serait,
00:45:05il serait là.
00:45:06Et tu as vu une pétition toi
00:45:08contre les journalistes
00:45:09de l'humanité ?
00:45:10Tu sais,
00:45:11l'histoire de l'humanité,
00:45:12ça me tue.
00:45:14La dernière fois,
00:45:14tu as vu Mélenchon,
00:45:15il fait une sortie
00:45:16contre Sapin
00:45:17à la fête de l'humanité.
00:45:19En 1941,
00:45:20qui demande,
00:45:21attends,
00:45:22qui demande
00:45:22l'autorisation de reparaître ?
00:45:24C'est un journal
00:45:24qui s'appelle l'humanité.
00:45:26Est-ce qu'en France,
00:45:27il y a un journal ?
00:45:27C'est pire que ça,
00:45:28parce que tu sais bien,
00:45:29tu as lu mon livre,
00:45:30je ne veux pas me faire de la pub
00:45:31La voyage en France d'avant,
00:45:32j'ai des extraits
00:45:34absolument dingues
00:45:35sur les scènes
00:45:36de fraternisation
00:45:38entre l'armée allemande
00:45:39et les français,
00:45:40etc.
00:45:41C'est un journal
00:45:43qui prend le parti
00:45:44des Allemands
00:45:44quand les Allemands
00:45:45sont les occupants
00:45:46de la France.
00:45:46Et aujourd'hui,
00:45:48est-ce que,
00:45:49tu sais,
00:45:49ils sont capables
00:45:50de revenir un siècle en avant
00:45:52sur leur Assemblée nationale ?
00:45:53Moi,
00:45:54à la fête de l'humanité,
00:45:55tu devrais te souvenir
00:45:56un peu
00:45:57où tu es là.
00:45:58Ce journal,
00:45:58j'aurais honte
00:45:59que ça s'appelle comme ça.
00:46:01Mais en même temps...
00:46:02En même temps,
00:46:03c'est le journal de Jaurès.
00:46:04Oui,
00:46:05après Jaurès,
00:46:06il y a eu ce qu'on vient de dire.
00:46:07Non mais surtout,
00:46:08est-ce que ça nous viendrait
00:46:09à tous les trois
00:46:10à l'idée ?
00:46:11Demain,
00:46:11un journaliste de l'humanité
00:46:14subit
00:46:15un traitement
00:46:15pas acceptable.
00:46:16On ne signerait pas
00:46:17la pétition ?
00:46:18Moi,
00:46:18je signe avec lui.
00:46:20Je l'ai fait dans ma vie.
00:46:21Quand vous étiez à RSF.
00:46:22Vous n'iriez pas
00:46:23vous demander
00:46:24si le mec
00:46:24est communiste ou pas ?
00:46:25Non,
00:46:26je le sais.
00:46:26Jamais.
00:46:27Vous n'iriez signer,
00:46:28oui,
00:46:28une pétition.
00:46:29Mais eux,
00:46:29dans l'autre sens,
00:46:30jamais.
00:46:31Jamais,
00:46:32tu vois.
00:46:32Tu as passé,
00:46:33tu te rappelles,
00:46:34tu as traversé,
00:46:35tu as été six mois,
00:46:36minutes,
00:46:37alors minutes,
00:46:38c'est moins,
00:46:38mais ça a été un journal important.
00:46:39Six mois.
00:46:4125 ans après,
00:46:41on te rappelait au mec.
00:46:42Vous n'avez pas écrit
00:46:44un minute,
00:46:44vous,
00:46:45il y a 25 ans de ça.
00:46:46Personne ne le fait.
00:46:48Merci à tous les deux.
00:46:49Robert Ménard,
00:46:49François-Olivier Gisbert
00:46:50pour ce passage en revue
00:46:52de l'actualité.
00:46:53Dans un instant,
00:46:54on entendra Marine Le Pen.
00:46:57Non,
00:46:57je vous aime tous les deux.
00:46:58On fait une pause
00:46:59et je suis dans la bienveillance.
00:47:00Vous vous conseillez ?
00:47:01Non,
00:47:01pas de référence.
00:47:02On accueillera aussi
00:47:03Mgr Bustillo
00:47:04à quelques jours
00:47:05de la visite du Pave
00:47:05et on sera dans
00:47:06la bienveillance là encore.
00:47:07A tout de suite
00:47:08dans Punchline sur CNews.
00:47:12Bonsoir à tous.
00:47:13On se retrouve
00:47:13pour la suite de Punchline.
00:47:14La visite du Pave
00:47:15c'est dans huit jours exactement.
00:47:16La ferveur monte en France
00:47:18à l'approche
00:47:18de cette date importante.
00:47:19Mgr Bustillo,
00:47:20cardinal d'Ajaccio
00:47:21et de la Corse
00:47:22est notre invité ce soir.
00:47:24Merci d'être avec nous.
00:47:25Nous allons évoquer
00:47:25avec vous votre livre
00:47:27Les Carnes et Corps,
00:47:28troisième tome,
00:47:29mais aussi les fractures
00:47:30qui traversent notre société.
00:47:31Comment ramener
00:47:31de l'humanité,
00:47:32de la bonté
00:47:33dans des relations
00:47:34qui sont aujourd'hui
00:47:35empreintes de violence
00:47:35et de dureté.
00:47:36Une parole rare
00:47:38ce soir dans Punchline.
00:47:39Mais tout de suite,
00:47:40le rappel des grandes lignes
00:47:41de l'actualité
00:47:41avec Valérie Acknin.
00:47:42Bonsoir Valérie.
00:47:47Bonsoir Laurence
00:47:48et bonsoir à tous.
00:47:49Fin de la réunion
00:47:50entre les pêcheurs
00:47:51et la ministre de la Pêche
00:47:53et de la maire
00:47:54Catherine Chabot.
00:47:55Elle déclare
00:47:55avoir réussi
00:47:56à fédérer
00:47:57après six heures
00:47:58de discussions constructives.
00:48:00Les pêcheurs
00:48:00mobilisés
00:48:01contre les coûts
00:48:02du carburant
00:48:02ont levé
00:48:03les blocages organisés
00:48:04au port de Nice
00:48:05et aux dépôts pétroliers
00:48:06de Frontignan.
00:48:08Gabriel Attal
00:48:09est en ce moment même
00:48:10à Reims
00:48:10pour un discours
00:48:11sur l'Europe.
00:48:12Le candidat Renaissance
00:48:13à l'élection présidentielle
00:48:15a pris la parole.
00:48:16Il plaide
00:48:16pour des Etats-Unis
00:48:17d'Europe
00:48:18et juge
00:48:18que l'Europe
00:48:19des 27
00:48:20a atteint ses limites.
00:48:21Dans le reste
00:48:22de l'actualité,
00:48:23la victoire
00:48:24du Rassemblement
00:48:25national
00:48:25à Montargis
00:48:26lors des municipales
00:48:27de Mars
00:48:28est menacée
00:48:28en justice,
00:48:29préconisée par
00:48:30le rapporteur public
00:48:31devant le tribunal
00:48:32administratif
00:48:33d'Orléans
00:48:34en raison
00:48:35d'irrégularité.
00:48:36Sachez que
00:48:37les victoires
00:48:37de la France
00:48:38insoumise
00:48:39à Voix-en-Velin
00:48:39et Vénitieux
00:48:40sont également
00:48:41remises en cause
00:48:42par la justice.
00:48:43Et ne manquez pas
00:48:44ce rendez-vous
00:48:44demain à 8h10.
00:48:46Romain Desarbres
00:48:47reçoit
00:48:47Sylvain Maillard,
00:48:49député EPR
00:48:49de Paris
00:48:50dans la grande interview.
00:48:52Ce sera à suivre
00:48:52sur CNews
00:48:53et sur Europe 1.
00:48:54Et après avoir reçu
00:48:55le président libanais
00:48:57Joseph Aouna
00:48:58à l'Elysée,
00:48:59Emmanuel Macron
00:48:59a accueilli
00:49:00le roi Abdallah II
00:49:01de Jordanie
00:49:02aux Invalides.
00:49:02Les trois dirigeants
00:49:03se sont ensuite
00:49:04entretenus.
00:49:05Ils ont tenu
00:49:06une réunion
00:49:06avec le Royaume-Uni,
00:49:07les Etats-Unis
00:49:08et l'Arabie Saoudite.
00:49:10L'objectif est
00:49:11d'examiner
00:49:11le plan de déploiement
00:49:12des forces armées
00:49:13libanaises
00:49:14afin qu'il soit
00:49:15clair, crédible
00:49:16et réaliste.
00:49:17Merci beaucoup
00:49:18Valérie Acnins.
00:49:19Je salue
00:49:19Louis de Ragnel
00:49:20qui nous a rejoint
00:49:21et bien sûr
00:49:22Mgr Bustillo.
00:49:23Merci d'être là.
00:49:24On va évoquer
00:49:24dans un instant
00:49:25la visite du pape,
00:49:26votre livre
00:49:26mais évidemment
00:49:27tout ça se passe
00:49:28dans un pays
00:49:29qui est en proie
00:49:30au doute en ce moment,
00:49:31à la colère,
00:49:32à l'inquiétude.
00:49:33On va évidemment
00:49:34l'évoquer
00:49:34tout au long
00:49:35de cette interview.
00:49:36Peut-être qu'on écoute
00:49:37d'abord,
00:49:37si vous me le permettez,
00:49:39mon père Marine Le Pen
00:49:40qui s'exprime
00:49:40un instant
00:49:41et je vous repasse
00:49:42la part.
00:49:42Je ne suis pas là
00:49:47pour distribuer
00:49:47les bons et les mauvais points
00:49:48mais en réalité
00:49:49on s'aperçoit
00:49:50qu'à chaque fois
00:49:50qu'il y a une catastrophe
00:49:51de cette nature,
00:49:53on redécouvre
00:49:54tous les problèmes
00:49:55qui en sont
00:49:55la conséquence.
00:49:56On redécouvre
00:49:57qu'il faut réfléchir
00:49:59à une mise en relation
00:50:01entre les pompiers,
00:50:03la sécurisation
00:50:04pour éviter
00:50:05les pillages,
00:50:08l'évacuation,
00:50:09le relogement
00:50:09des habitants,
00:50:10les salariés,
00:50:12qui perdent
00:50:13leur travail
00:50:13et qui donc
00:50:15doivent se voir
00:50:16mettre en oeuvre
00:50:17des dispositifs
00:50:19de chômage partiel
00:50:21d'activité,
00:50:22partiel
00:50:22d'indemnisation,
00:50:24etc.
00:50:25En les écoutant
00:50:26là tous
00:50:27parce qu'ils étaient
00:50:28tous autour de la table
00:50:30CCI,
00:50:31MEDEF,
00:50:32agriculteurs,
00:50:33élus,
00:50:34on se dit
00:50:34qu'il faut maintenant
00:50:35travailler
00:50:36de manière extrêmement sérieuse
00:50:37à un dispositif
00:50:38complet
00:50:38qui permette
00:50:40quand il y a une catastrophe
00:50:40comme ça
00:50:41d'appuyer en quelque sorte
00:50:42sur un bouton
00:50:43pour que l'ensemble
00:50:44des secteurs
00:50:46et des dispositifs
00:50:47se mettent immédiatement
00:50:48en place.
00:50:49On ne va pas redécouvrir
00:50:50à chaque fois
00:50:50qu'il y a une catastrophe
00:50:51que, oups,
00:50:52il y a une catastrophe,
00:50:53ça veut dire
00:50:54qu'il y a des gens
00:50:54qui ont été évacués
00:50:55et que les gens évacués
00:50:56ne peuvent pas travailler.
00:50:57et oups,
00:50:58on se rend compte
00:50:59qu'il y a des entreprises
00:51:01qui n'ont pas été
00:51:03sinistrées directement,
00:51:04c'est-à-dire
00:51:04qui n'ont pas brûlé,
00:51:05mais dont l'activité
00:51:06s'est arrêtée
00:51:07précisément
00:51:08parce qu'il y a eu
00:51:08des évacuations.
00:51:09Enfin, voilà,
00:51:10je pense que
00:51:10c'est ça un petit peu
00:51:11moi ce qui ressort
00:51:12de tout ce que j'ai pu
00:51:14entendre.
00:51:15Le problème,
00:51:16évidemment,
00:51:17immédiat,
00:51:17c'est la rapidité
00:51:19au moins d'une partie
00:51:21des indemnisations
00:51:22parce que
00:51:23vous avez entendu
00:51:24comme moi tout à l'heure
00:51:25des gens qui se retrouvent
00:51:26en réalité
00:51:27avec plus rien pour vivre.
00:51:28Et ça,
00:51:29c'est pas possible.
00:51:29Le dispositif complet,
00:51:30ça figurera dans votre programme
00:51:31de candidat à la présidentielle ?
00:51:33De candidat à la présidentielle,
00:51:34peut-être pas,
00:51:35mais ça existera
00:51:37dans le projet législatif.
00:51:39Je ne suis pas sûre
00:51:40que ce soit
00:51:40au niveau
00:51:41d'un projet présidentiel,
00:51:43mais l'idée,
00:51:44en tout cas,
00:51:45sera
00:51:45dans le projet présidentiel.
00:51:47La mise en œuvre
00:51:48relèvera
00:51:48bien entendu
00:51:50non seulement
00:51:51des élus
00:51:52mais des services
00:51:52de l'État.
00:51:53Les acteurs sont directement
00:51:55liés au réchauffement climatique.
00:51:56Est-ce que vous avez
00:51:57ou est-ce que vous aurez
00:51:58des mesures concrètes
00:51:59écologiques
00:51:59pour lutter
00:52:00contre ce changement climatique ?
00:52:01Oui,
00:52:02on présentera bien entendu
00:52:04notre projet
00:52:05sur ce sujet,
00:52:07mais il est évident
00:52:08que nous avons
00:52:10quand même
00:52:10une forme de modestie
00:52:11et que nous savons
00:52:12que le réchauffement climatique
00:52:13n'est pas lié
00:52:13exclusivement à la France.
00:52:15Voyez-vous,
00:52:15c'est un problème mondial.
00:52:17Donc,
00:52:18je ne suis pas sûr
00:52:19que compte tenu
00:52:19du fait que nous sommes
00:52:20un pays éminemment
00:52:21vertueux déjà,
00:52:23un des plus vertueux
00:52:23du monde
00:52:25dans ce domaine,
00:52:27faire mieux,
00:52:28ce qui est toujours
00:52:28un objectif,
00:52:30permettent
00:52:30d'éviter
00:52:33ce réchauffement climatique.
00:52:34Mais ce qui est sûr,
00:52:35c'est qu'il faut
00:52:35s'y adapter.
00:52:36Il faut s'y adapter,
00:52:37il faut considérer
00:52:38que ce réchauffement climatique
00:52:39a une conséquence
00:52:40sur l'activité économique
00:52:43et a une conséquence
00:52:44sur des événements climatiques
00:52:46et oblige donc
00:52:47à mettre en place
00:52:49des processus
00:52:49qui permettent
00:52:50d'être le plus
00:52:51résilient possible,
00:52:52à choisir peut-être
00:52:53des cultures
00:52:54qui sont des cultures
00:52:55les plus résilientes
00:52:57possibles par rapport
00:52:58à ce changement climatique
00:53:00et des processus
00:53:02qui permettent
00:53:03de répondre
00:53:03à des événements climatiques
00:53:05comme celui
00:53:06qui a eu lieu
00:53:08parce qu'en réalité,
00:53:09on n'est pas face
00:53:10à un feu classique,
00:53:13on est face
00:53:14à une forme
00:53:16de catastrophes naturelles
00:53:17en quelque sorte,
00:53:18en tout cas
00:53:18dans la proportion
00:53:20que ça a pris.
00:53:21Sur la hausse des carburants,
00:53:22Sebastien Lecornu
00:53:23a annoncé
00:53:23qu'il y a prolongé
00:53:24certaines gètes
00:53:25jusqu'à même
00:53:26la fin de l'année.
00:53:27Est-ce que vous saluez
00:53:28au moins ce geste ?
00:53:30Non mais je pense
00:53:31que ça n'est pas
00:53:32la bonne technique.
00:53:33Donc je salue
00:53:34ceux qui vont en bénéficier
00:53:35et je plains
00:53:37ceux qui n'en bénéficieront pas.
00:53:39Voilà, en réalité,
00:53:40ça n'est pas
00:53:40la bonne technique.
00:53:41La technique du chèque,
00:53:42on le sait,
00:53:44la technique du chèque,
00:53:45c'est un peu
00:53:46une cotaire
00:53:47sur une jambe de bois
00:53:48et d'ailleurs
00:53:48ceux qui en bénéficient
00:53:50considèrent
00:53:51en règle générale
00:53:52que ce chèque
00:53:53n'est pas suffisant.
00:53:55Vous connaissez
00:53:55moi ma proposition.
00:53:57Je pense que le gouvernement
00:53:58ne pourra pas
00:53:59faire autrement
00:54:00à un moment donné
00:54:00ou l'autre
00:54:01d'ailleurs
00:54:02de venir sur
00:54:04l'idée
00:54:04qui est celle
00:54:05du Rassemblement National
00:54:07et que nous défendons
00:54:08depuis de nombreuses années
00:54:09parce qu'il n'y en a pas d'autre.
00:54:11Je veux dire,
00:54:11quand l'essence
00:54:13commence à monter
00:54:14à 2,99,
00:54:153,
00:54:15peut-être demain
00:54:163,10,
00:54:173,20,
00:54:17il n'y a pas d'autre solution
00:54:19que d'agir en réalité
00:54:22sur la TVA,
00:54:23la TICPE,
00:54:25etc.
00:54:26Et c'est beaucoup plus efficace
00:54:27d'ailleurs
00:54:28parce que le problème,
00:54:29si vous voulez,
00:54:30c'est que
00:54:30en laissant le prix
00:54:32s'envoler,
00:54:33la conséquence directe,
00:54:34c'est la baisse massive
00:54:36de la consommation
00:54:37du carburant.
00:54:38les gens ne peuvent plus payer
00:54:40donc ils ne se servent plus
00:54:42de leur voiture,
00:54:44ils ne remplissent plus
00:54:44leur cuve de fioul
00:54:46et du coup,
00:54:47le gouvernement
00:54:47se retrouve confronté
00:54:49à une perte
00:54:50en réalité
00:54:51de recettes.
00:54:51Donc,
00:54:52c'est un mauvais calcul
00:54:53qu'il fait
00:54:53en ne voulant pas
00:54:55baisser les taxes.
00:54:56Baisser les taxes,
00:54:57permettre aux gens
00:54:57de continuer à travailler,
00:54:59de continuer à se déplacer
00:55:00notamment dans la ruralité
00:55:01parce qu'on ne peut pas vivre
00:55:03sans se déplacer
00:55:04dans la ruralité,
00:55:05permettre aux gens
00:55:05de remplir leur cuve de fioul
00:55:07pour pouvoir se chauffer
00:55:09quand il va commencer
00:55:10à faire froid
00:55:10et ça pourrait arriver
00:55:11plus vite qu'on ne le pense.
00:55:13C'est quand même
00:55:15quelque chose
00:55:15d'absolument essentiel
00:55:17et ça permet
00:55:18de générer
00:55:19les recettes
00:55:19qui vont manquer
00:55:20en réalité au budget.
00:55:22Donc,
00:55:22sauf que
00:55:22ça ne bloque pas l'économie
00:55:24parce que le danger
00:55:25dans le choix
00:55:26qui est fait
00:55:26par le gouvernement
00:55:27de ne pas toucher
00:55:27à la TVA,
00:55:28à la TICPE,
00:55:30c'est non seulement
00:55:30il perd des recettes
00:55:32parce qu'il y a
00:55:32une baisse massive
00:55:33de consommation,
00:55:34non seulement
00:55:35les gens sont malheureux
00:55:37et bloqués
00:55:38dans leur activité quotidienne,
00:55:40y compris des activités
00:55:41absolument essentielles
00:55:42comme aller se soigner
00:55:43et chercher les enfants
00:55:45à l'école,
00:55:45etc.
00:55:46Mais de surcroît,
00:55:47à un moment donné,
00:55:48on va se retrouver
00:55:48avec un blocage
00:55:49de l'économie.
00:55:50Et les conséquences
00:55:51seront bien plus graves
00:55:53et bien plus onéreuses
00:55:55que la baisse
00:55:56que nous sollicitons
00:55:57de la TVA
00:55:59et de la TICPE.
00:56:00Marine Le Pen
00:56:01qui était interrogée
00:56:02depuis la Gironde
00:56:03où elle se trouvait.
00:56:04Il y a eu ces incendies
00:56:05cet été.
00:56:06Mgr Rossio,
00:56:06vous êtes notre invité.
00:56:08Il y a ce pays
00:56:08dont je disais
00:56:09qu'il est fracturé,
00:56:10qu'il est en proie
00:56:10au doute,
00:56:10à la colère,
00:56:11à l'inquiétude.
00:56:13Quel message
00:56:14on pourrait adresser
00:56:14aux Français
00:56:15qui nous regardent ce soir ?
00:56:16Que le pire n'est jamais sûr
00:56:18et qu'évidemment,
00:56:19il y a une façon
00:56:20de s'en sortir tous ensemble
00:56:21et pas les uns
00:56:22contre les autres ?
00:56:23Absolument.
00:56:23Je pense que
00:56:25la bonne nouvelle
00:56:27en fait
00:56:27pour notre humanité
00:56:29et pour notre société
00:56:30c'est qu'on souffre.
00:56:32La France souffre,
00:56:33on le voit tous les jours.
00:56:35C'est une réalité.
00:56:36Mais on est aussi
00:56:38en panne d'espérance.
00:56:39Comment s'en sortir ?
00:56:40Non pas par la naïveté
00:56:42mais à travers
00:56:43je pense que le fait
00:56:44que le pape vienne
00:56:45c'est une manière de dire
00:56:46on va fédérer
00:56:47les forces,
00:56:49la foi,
00:56:50la confiance.
00:56:51Notre pays
00:56:52souffre des manques
00:56:53de confiance,
00:56:54on est dans la méfiance
00:56:55si on est les uns
00:56:56contre les autres.
00:56:57Si on est divisé,
00:56:59on ne peut pas grandir.
00:57:02On connaît bien
00:57:04quand on disait
00:57:04que l'auteur,
00:57:06le philosophe disait
00:57:07le nid
00:57:08naît de l'amour.
00:57:09Victor Hugo.
00:57:10Voilà.
00:57:11Il disait
00:57:11le nid naît de l'amour.
00:57:13S'il n'y a pas d'amour,
00:57:14il n'y a pas de nid.
00:57:15Donc il n'y a pas d'avenir.
00:57:16Dans notre société,
00:57:17si on ne s'aimait pas,
00:57:19je ne dis pas un amour
00:57:21romantique,
00:57:22sentimental,
00:57:22mais un amour vrai.
00:57:24Si on ne s'aimait pas,
00:57:25on sera divisé
00:57:27et on sera toujours
00:57:27les uns contre les autres.
00:57:28Il faut sortir
00:57:29cette dynamique.
00:57:30Monseigneur,
00:57:31il y a aussi
00:57:31des beaux signes d'espoir.
00:57:33Il suffit de voir
00:57:34les chiffres d'inscription
00:57:35à la messe
00:57:36et puis à toutes les étapes
00:57:38de la visite du pape.
00:57:39On voit par exemple
00:57:40la messe,
00:57:41la jauge a été
00:57:42multipliée jour après jour.
00:57:43Je crois qu'on est
00:57:44à cinq fois la jauge
00:57:45qui était prévue initialement.
00:57:46Il y a aussi
00:57:46cet engouement.
00:57:47Qu'est-ce que ça dit ?
00:57:48Ce record d'inscription
00:57:49à la messe
00:57:50qui va être célébré
00:57:51par le pape ?
00:57:52C'est un bon signe
00:57:52d'espérance
00:57:53parce que justement,
00:57:55vivant et en entendant
00:57:56tout ce qu'on entend
00:57:57tous les jours
00:57:58par les médias,
00:57:59on pourrait être,
00:57:59comme vous disiez,
00:58:00un peu désespéré
00:58:01ou en tout cas
00:58:02un peu déprimé.
00:58:03Et là,
00:58:04on voit que les gens
00:58:04ont soif.
00:58:05On vit dans une société
00:58:07où parfois on est,
00:58:09on constate l'absence de Dieu
00:58:10et de l'autre côté aussi
00:58:12la soif de Dieu.
00:58:13Donc le fait
00:58:14que les gens s'inscrivent
00:58:15pour la messe,
00:58:15c'est une célébration.
00:58:17C'est un moment
00:58:18de communion.
00:58:19C'est un moment
00:58:19de joie.
00:58:20Et on a besoin
00:58:21de retrouver
00:58:21la dynamique de la joie.
00:58:23On est dans un pays
00:58:24quand même
00:58:25où l'enthousiasme
00:58:26n'est pas toujours
00:58:26au rendez-vous.
00:58:27Alors on a besoin
00:58:28de bouffer d'oxygène
00:58:29où on dit
00:58:30oui,
00:58:31quand on croit,
00:58:32on espère,
00:58:32quand on espère,
00:58:33on vit,
00:58:33on va de l'avant.
00:58:34Et le fait
00:58:36de la venue du pape
00:58:38va nous redonner
00:58:39une parole libre,
00:58:42une parole nous disant
00:58:43n'oubliez pas
00:58:44qui vous êtes,
00:58:45d'où vous venez,
00:58:46n'oubliez pas
00:58:47vos racines.
00:58:48La dimension,
00:58:50je pense,
00:58:51culturelle,
00:58:52spirituelle de la France
00:58:53sont uniques.
00:58:56La culture,
00:58:57le pape François
00:58:58l'avait souligné aussi,
00:59:00la spiritualité.
00:59:01La France a apporté
00:59:03beaucoup,
00:59:04une nouveauté
00:59:06à l'Église
00:59:07et à l'humanité.
00:59:08On est dans le pays
00:59:09du droit de l'homme.
00:59:11Qu'est-ce qu'on en fait ?
00:59:13Où est la fraternité ?
00:59:14Alors,
00:59:15le pape,
00:59:15je pense qu'il va
00:59:16réveiller nos consciences
00:59:17et nos intelligences
00:59:18pour nous dire
00:59:19n'oubliez pas
00:59:20qui vous êtes,
00:59:21le patrimoine
00:59:22spirituel
00:59:22et culturel
00:59:23que vous avez.
00:59:24Et c'est intéressant
00:59:25d'ailleurs parce que
00:59:25dans cette visite,
00:59:26on voit qu'il refuse
00:59:27tout ce qui est
00:59:27l'apparat,
00:59:28tout ce qui est
00:59:28les choses un peu
00:59:29trop officielles,
00:59:30légion d'honneur,
00:59:31d'inné d'État.
00:59:32Il dit non,
00:59:33ce n'est pas le but
00:59:33de cette visite du pape.
00:59:35Le but,
00:59:35c'est vraiment
00:59:36délivrer le message.
00:59:37Le pape est un homme libre
00:59:38et donc il est conscient,
00:59:40il est conscient
00:59:41qu'il y a beaucoup
00:59:42d'attentes en France
00:59:44mais en même temps,
00:59:45il se dit
00:59:46moi je viens
00:59:47pour créer une dynamique
00:59:48d'union,
00:59:49de communion
00:59:50et de joie.
00:59:52Et alors,
00:59:52évidemment,
00:59:53c'est un chef d'État
00:59:54donc il accepte
00:59:55comme une certaine dynamique
00:59:57liée au protocole
00:59:58mais en même temps,
01:00:00il n'oublie pas
01:00:01de parler au français.
01:00:02Il vient
01:00:03pour parler au français.
01:00:04Il l'a fait en Espagne,
01:00:07donc de vieux pays,
01:00:07de vieux pays catholiques,
01:00:09il le fait en France.
01:00:10Quelqu'un part,
01:00:11il nous dit
01:00:11l'Europe,
01:00:13les anciens pays catholiques
01:00:15ne sont pas encore morts.
01:00:16Il y a une fragilité
01:00:18dans la pratique religieuse
01:00:19mais il y a aussi
01:00:21une soif,
01:00:22une dynamique
01:00:23pour ressusciter
01:00:25la foi
01:00:26et l'espérance.
01:00:28Monseigneur,
01:00:29ce que je trouve aussi intéressant
01:00:30c'est la moyenne d'âge
01:00:31des gens
01:00:31qui veulent participer
01:00:33à ce déplacement,
01:00:35cette visite du pape
01:00:36d'ailleurs
01:00:37qui n'a pas lieu
01:00:37qu'à Paris.
01:00:38Il y a aussi
01:00:38une étape à Toulouse
01:00:39et ensuite à Metz.
01:00:41Qu'est-ce que ça dit
01:00:43quand on voit tous ces jeunes
01:00:44aussi qui ont ce désir
01:00:45de radicalité
01:00:46et comment est-ce que vous
01:00:47en tant qu'évêque
01:00:48d'Ajaccio,
01:00:49vous acceptez,
01:00:50comment est-ce que vous répondez
01:00:51à ce désir de radicalité
01:00:53chez les jeunes
01:00:54qui veulent
01:00:55qu'on leur donne
01:00:56un cadre
01:00:57et qui voient dans la foi
01:00:58aussi un modèle de vie,
01:00:59un cadre de vie ?
01:01:00C'est une bénédiction
01:01:01pour la société
01:01:02d'avoir des jeunes
01:01:03qui ont envie,
01:01:04qui ont le désir
01:01:05d'aller de l'avant.
01:01:07Les jeunes,
01:01:07ils ont la force
01:01:08et la radicalité.
01:01:10Ils ne veulent pas mener
01:01:11des vies banales
01:01:12et médiocres,
01:01:13ordinaires.
01:01:14Nous,
01:01:14moi,
01:01:15j'ai l'âge canonique,
01:01:16donc nous avons un peu plus
01:01:17d'expérience,
01:01:19un peu de sagesse,
01:01:20donc il est important
01:01:21qu'il y ait un dialogue
01:01:22entre les jeunes
01:01:24et les moins jeunes.
01:01:25Et quand on a une soif
01:01:27de radicalité,
01:01:28nous,
01:01:29évêques,
01:01:30nous,
01:01:30pasteurs,
01:01:31nous devons encourager
01:01:32et nous devons accompagner
01:01:34pour que la saine radicalité
01:01:38visant l'authenticité
01:01:40ne se transforme pas
01:01:41en rigidité.
01:01:42Parce que alors,
01:01:43l'idéologie tombe
01:01:44et on peut tomber
01:01:45dans les fondamentalismes,
01:01:46il y a des fondamentalismes
01:01:47religieux,
01:01:48politiques ou autres.
01:01:49Comment accompagner
01:01:51ces mouvements sains
01:01:52pour faire grandir
01:01:55nos jeunes ?
01:01:55Très belle hypothèse.
01:01:57Vous restez avec nous,
01:01:58Mgr Bustillo.
01:01:58On fait une toute petite pause
01:01:59et on parle de votre livre
01:02:00Carnet Corse,
01:02:01tome 3.
01:02:02On rentre vraiment
01:02:03dans la vie
01:02:03de l'évêque que vous êtes.
01:02:05On chemine avec vous
01:02:07sur les chemins de Corse.
01:02:08On se retrouve
01:02:09dans un instant
01:02:09dans Punchline sur CNews.
01:02:13De retour dans Punchline
01:02:14sur CNews
01:02:14avec notre invité,
01:02:15Mgr Bustillo,
01:02:16cardinal de Corse.
01:02:17Vous racontez dans ce livre
01:02:18Carnet Corse,
01:02:19tome 3,
01:02:20aux éditions Fire,
01:02:21chose vue.
01:02:22Comment vous allez
01:02:23à la rencontre
01:02:24des croyants ?
01:02:25Et comment en fait
01:02:26l'église hors les murs,
01:02:27c'est une façon merveilleuse
01:02:29d'avoir accès comme ça
01:02:30au peuple corse,
01:02:31mais alors au peuple
01:02:32tout court,
01:02:33je dirais,
01:02:34bien au-delà de la Corse ?
01:02:35Je pense que si on pose
01:02:36la question
01:02:36à une personne,
01:02:38à un jeune aujourd'hui,
01:02:39c'est quoi un évêque ?
01:02:40Qu'est-ce qu'il fait ?
01:02:42Je ne sais pas
01:02:42si c'est répondre.
01:02:43On va voir peut-être
01:02:45le côté administratif,
01:02:47bureaucratique,
01:02:48ou le côté cultuel,
01:02:49il fait des messes.
01:02:50Mais ce qu'on voit,
01:02:51la dimension pastorale,
01:02:52c'est-à-dire les rencontres,
01:02:54des rencontres simples,
01:02:56gratuites.
01:02:57Souvent,
01:02:57on ne les voit pas.
01:02:58C'est pour ça
01:02:58que je voulais raconter
01:03:00cette démarche de proximité.
01:03:03Tous les évêques,
01:03:03ils sortent dans leur diocèse.
01:03:06Ils voient la messe,
01:03:07dans les villages,
01:03:08dans les petites paroisses,
01:03:09etc.
01:03:10Chez nous,
01:03:11on va dans les paroisses,
01:03:13mais on va aussi
01:03:13au stade de foot,
01:03:14pour les matchs de foot,
01:03:16pour les matchs de volée.
01:03:17Moi, j'y vais souvent.
01:03:19Et on va à la foire du fromage,
01:03:22on va au salon du chocolat,
01:03:23c'est-à-dire on va
01:03:24dans des lieux
01:03:25qui ne sont pas habituels,
01:03:27hors le mur,
01:03:28comme vous disiez.
01:03:29Mais c'est là aussi
01:03:30qu'on rencontre des personnes
01:03:31qui frappent à la porte de l'église.
01:03:32Au salon du chocolat,
01:03:34je les raconte,
01:03:35deux jeunes,
01:03:36autour de la trentaine,
01:03:37ont demandé le baptême,
01:03:38en tant qu'adultes.
01:03:40Donc,
01:03:40on se promène
01:03:41de stand en stand.
01:03:42Alors,
01:03:43certains,
01:03:43ils ont dit,
01:03:43mais qu'est-ce qu'il fait
01:03:44le cardinal là-dedans ?
01:03:45Effectivement.
01:03:46Mais la mission passe aussi
01:03:48par des lieux
01:03:49qui ne sont pas habituels,
01:03:50mais où,
01:03:52avec beaucoup de simplicité,
01:03:53je ne passe pas
01:03:54d'un instant
01:03:54en disant,
01:03:55il faut aller à la messe,
01:03:56vous devez vous confesser.
01:03:57Je passe,
01:03:58je salue,
01:03:59je félicite
01:04:00comme la créativité
01:04:01et l'engagement des personnes.
01:04:03Et là,
01:04:04en passant,
01:04:05voilà,
01:04:05deux personnes demandent
01:04:06le baptême.
01:04:07Donc,
01:04:08c'est extraordinaire
01:04:08de vivre une mission simple
01:04:10dans des lieux
01:04:12inhabituels,
01:04:13mais où là aussi,
01:04:14on découvre
01:04:14qu'il y a une soif de Dieu,
01:04:15et une soif de spiritualité.
01:04:16Vous parlez aussi
01:04:17de vos rencontres
01:04:18avec les bénévoles
01:04:18de la protection civile,
01:04:20vous allez vraiment
01:04:20dans tous les milieux
01:04:21en réalité.
01:04:22J'essaie d'aller un peu partout,
01:04:24d'être débordé
01:04:24un peu
01:04:25des lieux de culte,
01:04:26parce que la mission
01:04:27du pasteur,
01:04:28c'est d'être présent.
01:04:30Vous savez,
01:04:31je le dis souvent,
01:04:32s'il n'y a pas
01:04:32de proximité avec les gens,
01:04:34il n'y a pas d'autorité.
01:04:36De quoi je parle
01:04:37dans mes homélie
01:04:38si je ne connais pas
01:04:39les personnes ?
01:04:40Je ne connais pas
01:04:41leurs rêves,
01:04:41je ne connais pas
01:04:42leurs peurs,
01:04:42je ne connais pas
01:04:43leur vie,
01:04:44je pourrais faire
01:04:45un discours théologique
01:04:48extraordinaire,
01:04:48mais ça ne touche pas
01:04:50les cœurs.
01:04:51Si par contre,
01:04:52je connais les personnes,
01:04:53je vais vers les personnes,
01:04:54je sais de quoi
01:04:56ils ont besoin,
01:04:57là je peux parler
01:04:58avec autorité,
01:05:00parce que je vais toucher,
01:05:01je vais essayer
01:05:01de toucher leur cœur,
01:05:04leur intelligence,
01:05:05pour qu'ils puissent
01:05:05grandir,
01:05:06et qu'ils puissent sortir
01:05:07de la messe en disant,
01:05:08voilà,
01:05:08on a entendu
01:05:09une bonne nouvelle,
01:05:10allons-y maintenant,
01:05:10il faut l'incarner.
01:05:12Ce qui est frappant
01:05:13avec vous,
01:05:13à la fois quand on vous écoute
01:05:14et quand on vous lit,
01:05:16c'est de voir à quel point
01:05:16vous êtes fiers
01:05:17et vous assumez parfaitement
01:05:19ce rapport à la coutume
01:05:20qu'il y a en Corse,
01:05:21avec cette double singularité
01:05:23à la fois culturelle
01:05:24et spirituelle,
01:05:25et c'est vrai
01:05:26qu'on a l'impression
01:05:27d'écouter les propos
01:05:28d'un évêque
01:05:28pas tout à fait
01:05:29comme les autres
01:05:29par rapport à des évêques
01:05:31dans des départements
01:05:33sur le continent
01:05:34plus classiques,
01:05:35et moi ce qui me frappe
01:05:35c'est que vous êtes
01:05:36tout le temps
01:05:37en train de marcher,
01:05:37en train de cheminer,
01:05:39comment est-ce que vous
01:05:41vivez ça ?
01:05:42Parce que les franciscains
01:05:43sont itinérants
01:05:45et le propre aussi
01:05:46d'un évêque,
01:05:47d'un pasteur,
01:05:48c'est d'être itinérant.
01:05:50Moi je pense,
01:05:50je sais
01:05:51que la majorité des évêques
01:05:53sont itinérants.
01:05:54Ils vont dans leur paroisse,
01:05:56ils bougent.
01:05:56En Corse,
01:05:57vous connaissez la topographie,
01:05:59très bien,
01:06:00donc il y a des villages.
01:06:01On monte et on descend
01:06:02tout le temps.
01:06:02On monte,
01:06:02on descend,
01:06:03il faut prendre la voiture,
01:06:05il y a des distances
01:06:06importantes,
01:06:06donc il faut être sportif,
01:06:08mais on rencontre
01:06:09dans un petit village
01:06:10de 180 habitants,
01:06:12le maire,
01:06:13il est capable d'inviter
01:06:14tous les autres maires
01:06:15du canton
01:06:15et toutes les personnes
01:06:17du canton.
01:06:17Alors,
01:06:18on se retrouve
01:06:18à 400 personnes,
01:06:19il y a toujours
01:06:20le même concept,
01:06:21messe,
01:06:22procession,
01:06:24déjeuner
01:06:24ou dîner.
01:06:25Et donc avec des élus,
01:06:27vous vous intégrez
01:06:28parfaitement dans cette vie
01:06:28politique locale,
01:06:30avec la vie économique,
01:06:31avec les associations.
01:06:32Je crois que c'est le propre
01:06:33du pasteur
01:06:34de fédérer
01:06:36et de découvrir aussi
01:06:37les richesses
01:06:38qu'il y a dans un territoire.
01:06:39Si moi,
01:06:39je vais dans un village perdu,
01:06:41je ne connais pas tout.
01:06:42Je crois qu'il est important
01:06:43de savoir s'il y a des services,
01:06:44s'il y a une école,
01:06:45s'il y a des éleveurs,
01:06:49connaître un peu la réalité
01:06:50pour mieux parler
01:06:51et pour parler avec autorité.
01:06:53Dernière question,
01:06:54Monseigneur,
01:06:55je reviens sur la visite
01:06:56du pape Emmanuel Macron
01:06:58a promulgué cet été
01:06:59la loi sur la fin de vie,
01:07:01sur l'euthanasie,
01:07:02donc autorisant
01:07:03l'euthanasie en France.
01:07:04Comment est-ce que
01:07:06le pape Léon XIV,
01:07:07qui a décidé
01:07:08de consacrer sa visite
01:07:10au thème de la vie,
01:07:11qu'est-ce qu'il peut dire,
01:07:12qu'est-ce qu'il va faire,
01:07:13selon vous,
01:07:14sur cette thématique
01:07:15de la fin de vie,
01:07:17du rapport au plus faible ?
01:07:18Dans la vie politique,
01:07:20dans un État,
01:07:21les autorités font leur choix.
01:07:24Dans l'Église,
01:07:26on a fait aussi notre choix
01:07:27et notre choix,
01:07:28c'est la vie.
01:07:29Quand on regarde la société,
01:07:31souvent,
01:07:31on vit dans une société
01:07:32assez thanatophile.
01:07:34On nous annonce
01:07:34la mort d'un système politique,
01:07:36la mort d'un système économique,
01:07:37la mort de l'Église,
01:07:40la mort de la planète.
01:07:42C'est angoissant
01:07:43de nous annoncer
01:07:45toujours des morts.
01:07:46Qui annonce la vie ?
01:07:48Quand on annonce la vie,
01:07:50on annonce l'avenir
01:07:51et on essaie de transmettre
01:07:54une bonne nouvelle
01:07:55pour la société.
01:07:56Le pape vient
01:07:57pour dire la vie,
01:07:59pour célébrer la vie
01:08:01et pour encourager la vie.
01:08:02C'est sa mission,
01:08:04c'est notre vision.
01:08:05Je pense que notre société
01:08:06a besoin de célébrer la vie.
01:08:07Il le fera à sa façon,
01:08:08évidemment.
01:08:09Il l'égrènera,
01:08:10sans doute,
01:08:11au fil de ses discours,
01:08:12de ses homéliques.
01:08:13Il est toujours très direct,
01:08:15très clair
01:08:15et en même temps
01:08:16très respectueux.
01:08:17Mais il dit les choses.
01:08:18Merci beaucoup,
01:08:19Mgr Bussi,
01:08:20d'être venu ce soir
01:08:21dans notre émission.
01:08:22Car les corps,
01:08:23Tom Frau,
01:08:23d'édition Fayard,
01:08:24chose vue.
01:08:25Merci infiniment
01:08:25à vous,
01:08:26Yaloui de Ragnel.
01:08:27Dans un instant,
01:08:28c'est Christine Kelly
01:08:28qui vous attend
01:08:29pour passer à l'info.
01:08:30Bonne soirée à vous.
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