MAFIA MISS SERBIA

La tension est montée dans le nord du Kosovo, où les Serbes constituent la majorité de la population, quand plus d'un millier d'entre eux, soutenus par des compatriotes de Serbie, ont incendié mardi deux postes frontières que la force de l'OTAN, Kfor, a décidé de fermer et qui n'avaient pas rouverts jeudi en fin de matinée. <br /><br />Quelque 40 000 Serbes vivent dans la partie nord, sur un total de 120 000, face à près de 2 millions d'Albanais. <br /><br />Refusant l'indépendance proclamée par les leaders albanais kosovars, ils ne reconnaissent pas les institutions du nouvel Etat et conservent avec Belgrade d'étroites relations politiques et économiques. <br /><br />Une partition? <br />La forte présence de symboles et d'institutions serbes dans le nord pourrait conduire, à terme, à une partition de fait du Kosovo. <br /><br />"Je pense que cette mesure (la destruction des postes-frontières) est légitime. C'est peut être désagréable mais c'est légitime", a dit, au risque d'échauffer les esprits, le ministre serbe pour le Kosovo, Slobodan Samardzic. <br /><br />Le Premier ministre kosovar, Hashim Thaçi a tenté de son côté de minimiser l'affaire, la qualifiant "d'incident isolé". <br /><br />Alors que Belgrade considère toujours le Kosovo comme "sa" province, après en avoir symboliquement "annulé" l'indépendance, plusieurs ministres serbes étaient attendus mercredi dans le nord du nouvel Etat. <br /><br />Le ministre de l'Economie, Mladjan Dinkic devait ainsi se rendre au complexe industriel de Trepca, près de la ville ethniquement divisée de Kosovksa Mitrovica. Ce complexe est en grande partie fermé et le ministre devait proposer un plan d'aide économique. <br />