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    Santé : le plan de redressement du GCM

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    par infos-marseille

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    Conforté par la décision du TGI de Marseille le 7 mai dernier de permettre la continuité de ses activités, le Grand Conseil de la Mutualité a présenté lundi matin son plan de redressement. « La décision du Tribunal marque la fin d’une période d’incertitude et de réorganisation assez critique, commente Jean Paul Benoit, le président de la Fédération des Mutuelles de France, il s’agit maintenant de remettre la Grand conseil de la Mutualité en situation de pouvoir se développer ».
    Certes le GCM aura dix ans pour apurer sa dette, mais durant cette période il aura à rembourser 1, 2 millions € en même temps qu’il lui faudra moderniser ses structures et apporter des réponses, dans un esprit mutualiste, aux besoins de santé sans cesse plus pressants dans notre département.
    Lors de la conférence de presse, Sandra Cammilleri-Allais a présenté un plan en 5 axes, s’appuyant sur « un découpage du département en six territoires qui seront la base de la réorganisation ».
    Ainsi, le GCM entend rénover dès cette année les locaux du centre Paul Paret (dans les quartiers nord de Marseille) et de La Feuilleraie (La Blancarde), relocaliser les centres dentaires et d’optique de Bonneveine, d’Aix en Provence et travailler à l’extension du centre dentaire de Gardanne.
    Dans le même temps, le GCM va étendre la plate-forme téléphonique mise en place depuis le début de l’année à tout le département, poursuivre le travail engagé pour la labellisation de sept centre en maison régionales de santé, développer des coopérations entre les établissement hospitaliers et les centres de santé. Enfin, il prévoie de recruter 10 médecins généralistes supplémentaires et 20 ETP (équivalent temps plein) praticiens spécialistes.
    Pour autant, les baromètres ne sont pas encore tous au beau fixe. En témoigne la présence sur les lieux de la conférence de presse de quatre médecins représentant « l’association des médecins licenciés du GCM » venu distribuer un tract à la presse. Ces médecins, outre qu’ils remettent en cause « le nouveau modèle économique prôné par la FNMF » dénoncent les conditions d’indemnisation de leur départ. Selon le docteur Eddi, « Les indemnisations n’ont pas été versées », et leur paiement s’étalerait sur cinq ans. L’association annonce d’ailleurs que des actions en prud’homme vont être intentées et qu’elle a l’intention d’aller en justice contre la décision de l’administrateur judiciaire d’étaler l’indemnisation sur 5 ans.
    La version de Jean Pierre Benoit est sensiblement différente. « Il faut savoir de quoi on parle. Les indemnités des médecins licenciés se situent entre 120000 et 300000 € en fonction de l’ancienneté. Ils ont été indemnisé comme le prévoit la loi à hauteur du plafond de 75000 €. Pour le reste le TGI a décidé sur proposition de l’administrateur judiciaire d’étaler l’indemnisation sur 5 ans. Par ailleurs ils ont pour la plupart signé un contrat de sécurisation professionnelle qui leur permet de toucher l’équivalent de 80% de leur salaire brut pendant un an ».
    Désormais, le Grand Conseil souhaiterait tourner une page et reconstruire une image que tous ses évènements ont passablement écornée.
    Tourner une page, c’est aussi l’intention de sa présidente, Sandra Cammilleri-Allais qui a annoncé lors de cette conférence de presse qu’elle ne solliciterait pas un nouveau mandat à la rentrée. « J’ai pris mon mandat dans la crise aigue, commente-t-elle, j’ai conduit la mission du redressement qui m’a été confiée. Usée par les batailles que j’ai du mener il est temps pour moi de laisser la place, dans le souci de la transition que j’ai toujours eu à l’esprit ».
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