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    Fêtes de Jeanne d'Arc à Orléans

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    En Europe, le 8 mai marque la fin de la Seconde guerre mondiale et la victoire sur la barbarie nazie. A Orléans, la journée est surtout le temps fort des fêtes de Jeanne d’Arc, la figure la plus marquante de notre cité.

    Qu’on le veuille ou non, la petite bergère de Domrémy fait en effet partie intégrante de l’identité d’Orléans. Les fêtes actuelles en constituent la manifestation la plus éclatante, mais non la seule. Qu’ils en sourient ou qu’ils s‘y rendent avec ferveur, les habitants d’Orléans et de son agglomération les connaissent bien et chacun peut y associer un souvenir particulier. Depuis 1430, ces premiers jours de mai sont ainsi l’occasion d’une vraie fête populaire où tous, jeunes et moins jeunes, habitants du centre ou des quartiers se mêlent dans une joyeuse cohue.

    Or, à nos yeux, Jeanne d’Arc incarne la résistance, ou mieux encore, l’esprit de résistance. La résistance obstinée contre l’abattement, le découragement, le désespoir collectif, lorsque tout semble perdu. La résistance résolue contre les divisions, les factions, les querelles intestines qui plongèrent la France dans la guerre civile. La résistance farouche des valeurs de justice et de loyauté contre les combinaisons des puissants et la partialité des institutions.

    Et puis, au cœur de cette résistance, il y a aussi la cause des femmes. Des femmes engagées, qui se sont levées, à toutes les époques, pour promouvoir des droits, défendre des valeurs, lutter contre les injustices, en France et dans le monde. Parfois aussi, des femmes humiliées parce que femmes, battues, violées, mariées de force, cloîtrées chez elles ou interdites de certains métiers, écartées des responsabilités, des mandats publics, du droit de vote, des femmes ignorées, méprisées, bafouées mais qui pourtant, persistent à conserver leur dignité, à force de courage.

    C’est au regard de cet esprit de résistance symbolisé par Jeanne d’Arc que l’on pourrait penser ses Fêtes aujourd’hui. Ainsi, au moment du défilé, temps festif de mémoire s’il en est, la ville pourrait se retrouver autour d’une figure actuelle de la résistance, d’un symbole de lutte pour des valeurs humanistes, mais aussi autour de principes fédérateurs et d’idées communes. D’ailleurs, ce volet à la fois festif et culturel doit s’étendre à toute la ville et non plus se cantonner à l’hyper centre et à Saint Marceau. Car que deviennent les quartiers dans les fêtes de Jeanne d’Arc d’aujourd’hui ? Rien…

    Plus qu’une simple commémoration, faisons des fêtes du 8 mai un temps fort pour la ville, un rendez-vous marquant et un véritable événement qui contribue à servir l’ambition métropolitaine d’Orléans tout en l’enracinant dans sa tradition d’ouverture et d’accueil. Une capitale régionale est nécessairement une capitale culturelle. En lien avec les établissements scolaires et le mouvement associatif, ce moment doit lier histoire et ouverture sur le monde, tradition et innovation, festivités et découverte.

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