Bernard Cazeneuve : [A propos de Arnaud Montebourg] Chacun a son tempérament (…) il y a des caractères qui s’expriment "

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L'invité politique
Le 30 avril 2013 à 8h15 sur Radio Classique et Public Sénat,
Bernard Cazeneuve, Ministre délégué au Budget
Invité de Gilles Leclerc et de Guillaume Durand

Extraits

A propos de l’Europe :

«On n’a pas besoin pour être à gauche de vouloir la confrontation avec l’Allemagne. (…) Ce que nous voulons faire, c’est d’abord (…) rétablir nos comptes. Nous serons d’autant plus forts en faisant ce travail, et nous aurons plus d’audience en Europe pour changer une politique au sein de l’Union européenne qui ne nous convient pas. Il faut aller plus loin dans la mise en œuvre de l’union bancaire, il faut davantage d’initiatives pour des investissements structurants de compétitivité qui permettraient dès à présent de faire de la croissance, nous devons aller plus loin plus vite dans la lutte contre les paradis fiscaux. (…) Nous n’avons pas besoin d’une confrontation avec l’Allemagne, nous avons au contraire besoin d’initiatives communes. »

A propos d’Arnaud Montebourg (« Il faut ouvrir les hostilités avec l’Union Européenne », Le Point) :

« Si nous voulons atteindre l’objectif de la réorientation de l’Europe, il faut changer de vocabulaire. Ce vocabulaire-là est le vocabulaire qui aboutit à l’exact contraire de ce à quoi on prétend. La réorientation de l’Europe [doit se faire] dans un climat de confiance, elle se fait dans la crédibilité. »

A propos du débat sur le fond rigueur/relance :

« C’est un faux débat. Parmi les ministres qui comme moi souhaitent que nous maintenions notre stratégie de redressement des comptes, vous ne trouverez pas un ministre qui ne soit pas désireux de réorienter l’Europe sur le chemin de la croissance. Et parmi ceux qui souhaitent la réorientation de l’Europe vers davantage de croissance, vous n’en trouverez pas un qui préconise qu’on abandonne la stratégie de redressement. Il y a dans tout cela beaucoup de postures, beaucoup de manifestations parfois narcissiques, et beaucoup moins de politique qu’on ne le pense. »

A propos des entreprises en France :

« Cela ne date pas de la gauche. Ce pays est un pays qui n’a jamais vraiment aimé ses entreprises. La droite a souvent réduit le discours sur l’entreprise à un discours sur le profit, et la gauche l’a parfois réduit à un discours sur l’exploitation. Il faut qu’on réconcilie les Français avec l’entreprise. »

A propos de l’impopularité de François Hollande dans les sondages :

« Nous menons une politique dans un contexte extraordinairement difficile qui nous a été légué qui est une politique qui vise à redresser le pays, et qui n’est pas une politique qui vise à plaire. »

A propos de la réforme fiscale :

« Nous l’avons engagée : lorsque nous rétablissons la progressivité de l’impôt sur la fortune, lorsque nous créons une nouvelle tranche à 45% de l’impôt sur le revenu, lorsque nous alignons la fiscalité du travail sur la fiscalité du capital, lorsque nous modifions les plafonds s’appliquant aux droits de succession, lorsque nous essayons de faire converger la fiscalité des grands groupes sur celle des PME pour faire en sorte que les PME qui innovent soient davantage aidées que les grands groupes. (…) La réforme fiscale, c’est en permanence. »

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