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    Ça Vous Regarde - Le débat : Transparence : opération « mains propres » du président…

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    LCP

    par LCP

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    Opération « mains propres » : c’est le nom que l’on pourrait donner aux différentes initiatives lancées par l’exécutif pour répondre au séisme de l’affaire Cahuzac. La plus attendue : un projet de loi sur la moralisation de la vie politique présenté aujourd’hui en conseil des ministres. François Hollande a déjà annoncé les grandes lignes de ce texte : réforme du Conseil supérieur de la magistrature, lutte « impitoyable » contre les conflits entre intérêts publics et privés avec la « publication et le contrôle » du patrimoine des ministres et parlementaires ou encore « interdiction de tout mandat public » pour les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale et corruption. Objectif : sortir par le haut du scandale Cahuzac.



    Déjà, le 15 avril dernier, tous les ministres ont dû rendre publique leur déclaration de patrimoine. Certains ont applaudi l’initiative et demandent que tous les élus fassent de même. D’autres ont dénoncé la démagogie d’une telle mesure. Même certains parlementaires socialistes font part de leurs réserves : Claude Bartolone, le président de l’Assemblée nationale a parlé notamment de « démocratie paparazzi ».



    Mais l’affaire Cahuzac a soulevé un autre problème : celui du conflit d’intérêt. En cause notamment, la profession d’avocat d’affaires et les activités de conseil. Martin Hirsch, le président de l’Agence du service civique et spécialiste de la question des conflits d’intérêt demande surtout la publication de l’origine des revenus. Il explique dans une tribune publiée dans le Monde : « Il est probable qu’on n’aurait pas laissé un député traiter des lois de financement de la Sécurité sociale si ses rémunérations par des laboratoires pharmaceutiques avaient été publiques ». Si Jean-François Copé a déjà annoncé qu’il renonçait à son activité d’avocat, il met en garde le gouvernement : « Ce serait une grande erreur d’interdire la possibilité pour les parlementaires d’exercer, s’ils le souhaitent, une profession. L’Assemblée nationale ne peut pas être hors sol ». Cet avis est partagé par de nombreux parlementaires, qu’ils soient de droite ou de gauche.



    Une loi peut-elle réellement moraliser la vie politique ? La publication du patrimoine des élus règle-t-elle les éventuels problèmes de corruption ? Faut-il interdire aux parlementaires d’exercer une profession libérale durant leur mandat ?



    Les invités d’Arnaud Ardoin en débattent ce soir sur le plateau de Ca vous regarde :



     Thierry Mandon, député PS de l’Essonne

     Charles de Courson, député UDI de la Marne