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    Chantal Jouanno : "La transparence permet d’occuper le terrain médiatique (...) On n’est pas convaincu que cela permette de redonner confiance aux Français."

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    Public Sénat

    par Public Sénat

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    L'invité politique
    Le 16 avril 2013 à 8h15 sur Public Sénat et Radio Classique,
    Chantal Jouanno, Sénatrice UDI,
    Invitée de Gilles Leclerc et de Guillaume Durand

    Extraits

    A propos du vote du texte pour la transparence en politique :

    «Si il faut le faire on le fera comme le soutien Jean-Louis Borloo. (…) S’il s’agit de démontrer que l’on ne s’enrichit pas lorsque l’on fait de la politique, ce n’est pas la publication du patrimoine qui permettra de le vérifier mais la Haute autorité annoncée par le Président avec des pouvoirs renforcés. La transparence permet d’occuper le terrain médiatique (...) par rapport à l’objectif de moralisation cela n’apporte pas de réponse. On n’est pas convaincu que cela permette de redonner confiance aux Français.»

    A propos de l’affaire Cahuzac:

    «Cette affaire sera refermée lorsque l’on aura les résultats de la commission d’enquête. La question centrale est de savoir si le gouvernement connaissait la situation de Jérôme Cahuzac. Il a menti de façon éhontée devant le Parlement avec une arrogance frappante. Si le gouvernement savait on n’est plus sur l’affaire d’un homme mais sur une affaire d’Etat.»

    A propos de la fermeté de Jean-Louis Borloo à l’égard du Président de la République:

    «Il cherche à ce que le gouvernement change de cap et revienne sur les erreurs commises. (…) Le pouvoir d’achat, le chômage, les impôts vont atteindre des records, cette situation économique implique que le gouvernement revienne sur ces mesures. C’est une vraie critique de fond. Notre priorité c’est que le gouvernement change de cap. Notre but n’est pas une manœuvre politique mais consiste à revenir à une politique de soutien de l’offre, des plus défavorisés, du pouvoir d’achat.»

    A propos du mariage pour tous:

    «Pour rappel, j’ai voté pour par libéralisme. (…) Cette radicalisation est née d’une forme d’autisme du Gouvernement qui n’a rien fait pour essayer de trouver un texte de compromis. Deuxièmement, une récupération politique a été organisée par Frigide Barjot, Christine Boutin (…) avec des mots qui n’ont rien à faire dans la bouche d’un politique. Il y a une violence inouïe, on a dépassé le droit à manifester pour aller sur le terrain de l’intimidation. (…) C’est grave car l’on revient sur le principe démocratique de la représentation nationale. C’est une atteinte grave à la démocratie.»