Advertising Console

    Beur FM Forum debat, Abdelkrim Branine sur l affaire Bourarach

    Repost
    gamal abina

    par gamal abina

    16
    254 vues
    L'enquête

    L'enquête sur la disparition de Saïd Bourarach a d'abord été confiée à la police de Bobigny, qui retrouve sur la berge « le gilet du vigile, un cric de voiture et une bombe de gaz lacrymogène, a priori vidée ». Les policiers découvrent, dans la Renault Clio de Dan L. restée sur le parking, un passeport qui permet d'identifier un des agresseurs. Le mardi 30 mars 2010, moins d’une heure après l’agression, cinq hommes et une femme10 sont appréhendés et mis en garde à vue. La plupart d'entre eux étaient connus pour des faits de violence, d'usage et détention de stupéfiants.

    Dès le soir du 30 mars, les hommes-grenouilles ont commencé les recherches, et le lendemain vers 16 heures 1011, ils retrouvent dans le canal le corps sans vie de Saïd Bourarach. L'enquête est alors confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris.

    Le jeudi 1er avril 2010, l'autopsie pratiquée le matin à l'Institut médico-légal de Paris permet d'établir que le vigile est mort par noyade. « Des traces d'ecchymose ont été constatées au niveau du menton, du dos et des épaules » qui ne sont que des « traces d’ecchymoses non significatives »9. Durant l'après-midi, les cinq hommes ont vu leur garde à vue prolongée et la jeune femme a été libérée.

    Le 2 avril en fin d’après-midi, quatre des cinq hommes sont mis en examen et en détention provisoire pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner avec usage ou menace d’une arme12. Le parquet a requis un mandat de dépôt à leur encontre.

    La procureure Sylvie Moisson explique que « le système de vidéosurveillance du magasin n’étant pas branché lors des incidents, et aucun témoin oculaire n’ayant affirmé, à ce jour, avoir assisté à la scène, les circonstances dans lesquelles Saïd s’est retrouvé dans le canal de l’Ourcq sont totalement inconnues ».

    Le mercredi 14 avril 2010, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris remet en liberté sous contrôle judiciaire un des agresseurs de Saïd Bourarach13.