Said Bourarach, 3 ans après sa mort , rappel des faits. Collectif Verité et Justice

gamal abina
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L'altercation

Le mardi 30 mars 2010, vers 19 h 10, Dan L., un homme « blond avec une queue de cheval et un tatouage » de 25 ans se présente à l'entrée du magasin Batkor de Bobigny pour acheter un pinceau et de la peinture. Mais le magasin est fermé depuis dix minutes et l'agent de sécurité et maître-chien Saïd Bourarach, 35 ans, lui demande de revenir une prochaine fois. Une altercation a lieu avec des insultes et des échanges de coups. Saïd sort sa bombe de gaz lacrymogène sans l'utiliser. Deux témoins entendent le client dire : « On va te tuer »3. Un employé du magasin apporte cet autre témoignage : « Le client, un blond d’environ 25 ans, retourne à sa voiture où l’attendait sa copine, et en ressort alors aussitôt, torse nu, et muni d’un cric. Il a crié à Saïd : "On va revenir tout casser". »4
L'agression

Cinq minutes plus tard, quatre hommes de 19 à 27 ans arrivent dans une Renault Mégane, ce sont le frère Michaël L., son cousin Lucien D. et deux amis, David L. et Dan S.5, tous originaires de Pantin. Ensemble, ils attaquent Saïd Bourarach qui lâche sa chienne Diana sur ses agresseurs et utilise une bombe de gaz lacrymogène pour faire fuir ses assaillants.

Des insultes fusent et des coups sont portés sur Saïd. Pour se protéger, Saïd Bourarach part se réfugier dans le magasin mais ses agresseurs décident de s’en prendre à Diana, la chienne. L'un d'eux crie : « Je vais tuer ton chien »3. Malgré le danger, Saïd Bourarach part à la rescousse de sa chienne.

Le vigile reçoit plusieurs coups de cric et prend la fuite le long du canal de l'Ourcq qui coule juste derrière le magasin Batkor. Saïd Bourarach est poursuivi par ses agresseurs. C'est la dernière fois que ses collègues le voient vivant.

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