Le son de la flûte est dans le cœur du musicien...

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8 commentaires

Ça devient vite compliqué d’interpréter avec nos cerveaux malades, nous les dégénérés modernes :)
Sachant que la langue arabe de l'époque du prophète n'est pas forcément la même qu'aujourd'hui (problème de novlangue ), la mentalité aussi a du changer entre interprétation symbolique ou littérale. avec la compréhension des différents courants selon les époques et des tafsir qui vont avec... c'est un vrai travail de réflexion ;) C'est surement ici qu'intervient l'intuition intellectuelle, la lumière "nour" Divine, la vision du coeur .
Par anonyme anonyme il y a 2 ans
D'après Anas b. Malik : « Il y a,en vérité, des hommes de Dieu parmi les gens. On demanda : « Ô Envoyé de Dieu, qui sont les hommes de Dieu ? Il répondit : «  Les hommes du Coran sont les hommes de Dieu et son élite. »
(cité par Ahmad b.Hanbal.Hadith authentifié)

Commentaires :
L'expression « les hommes du Coran peut- comme toujours dans ce domaine- être interprétée à divers niveaux. Au sens littéral, cette expression peut désigner les « spécialistes » du Coran, soit pour la psalmodie (muqri), soit pour le commentaire (mufassir). Mais pour les mystiques de l'Islam, cette expression recouvre une réalité plus profonde. Il s'agit pour eux, en effet, de se nourrir de la Parole de Dieu et de vivre par elle. Evoquant son lien au Coran, le Cheik 'Alawi affirme dans son recueil de poèmes : « Il s'est fixé dans nos cœurs et sur nos langues, et il s'est mêlé à notre sang, à notre chair et à nos os, et à tout ce qui est en nous. »
Par tonynio91 il y a 2 ans
Frithjof Schuon :
« Une des raisons pour lesquelles les Occidentaux ont de la peine à apprécier le Koran, et ont maintes fois posé la question de savoir si ce livre contient ou non les prémices d'une vie spirituelle, réside dans le fait qu'ils recherchent dans un texte un sens pleinement exprimé et immédiatement intelligible, tandis que les Sémites – et les Orientaux en général – sont épris de symbolisme verbal et lisent en « profondeur » : la phrase révélée est un alignement de symboles dont les étincelles jaillissent à mesure que le lecteur pénètre la géométrie spirituelle des mots ; ceux-ci sont des points de repère en vue d'une doctrine inépuisable ; le sens implicite est tout, les obscurités du mot à mot sont des voiles qui marquent la majesté du contenu. »
(Comprendre l'Islam, p.64)
Par tonynio91 il y a 2 ans
Ibn Arabi :
[Commentant le hadith selon lequel Dieu descend vers le ciel de ce monde au troisième tiers de la nuit, Ibn Arabi explicite l'intention divine de cette descente par l'expression « entretient nocturne » (musamara). Cela lui donne l'occasion d'éclairer ce que peut être la relation du arif al muhaqqiq, du « gnostique accompli » avec la Parole de Dieu.]
«C'est Moi, dit-il, qui récite Mon Livre pour lui par sa langue tandis qu'il M'écoute : et c'est là mon entretient nocturne avec lui. Ce serviteur-là est nourri par Ma parole. Mais s'il revient à ses significations, il sort de Ma présence par sa pensée (fikr) et sa réfléxion (ta'ammul).
Par tonynio91 il y a 2 ans
Car ce qui lui incombe, c'est seulement de se tourner vers Moi et de rendre son ouïe réceptive à Ma Parole jusqu'à ce que je sois présent dans sa récitation. Et de même que c'est Moi qui récite et Moi qui le fais entendre, c'est Moi aussi qui alors lui explique Ma Parole et lui en interprète les significations. Voilà ce qu'est Mon entretient nocturne avec lui. Il puise ainsi la science auprès de Moi et non de sa pensée et de ses déductions (i'tibar) et ne se soucie plus de penser au Paradis, à l'Enfer, à la reddition des comptes, au Jugement, à l'ici-bas et à l'Au-delà car il ne considère plus ces choses par sa raison (aql) et n'analyse plus les versets par sa pensée : il se contente de tendre l'oreille à ce que Je lui dis. Ainsi, il devient « témoin » (chadid) : il est en présence avec Moi. C'est Moi qui prends en charge son instruction. »
(Fut. I,p 239. Océan, p.48)
Par tonynio91 il y a 2 ans
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