Harlem Désir :"On ne va pas demander à l’opposition ou à l’extrême-gauche de [nous] soutenir !"

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L'invité politique
Le 29 mars à 8h15 sur Public Sénat et Radio Classique,
Harlem Désir, premier secrétaire du Parti Socialiste
Invité de Perrine Tarneaud et Guillaume Durand

Extraits

A propos de l’allocution de François Hollande :

« Hier, j’ai vu un Président de la République qui a tenu un langage concret, un langage de vérité sur la situation du pays et qui a montré qu’il prenait des mesures exceptionnelles face à une crise exceptionnelle. Beaucoup de ces mesures ont déjà été adoptées, maintenant il faut qu’elles entrent en puissance. (…) Il y a aussi l’engagement qu’il n’y aura pas de hausse d’impôt en 2014 et que c’est sur les économies qu’il va falloir faire des efforts tout en préservant le service public, notre modèle social et en faisant en sorte que le pouvoir d’achat soit soutenu. (…) C’est un discours concret avec un cap, et le cap c’est de dire : Le pays peut s’en sortir. (…) On voit le chômage continuer à monter, et notamment dans une catégorie, celle des seniors. On va cibler les aides. (…) Je crois qu’il y a un trouble à droite, car la droite a vu le contraire de Sarkozy. Elle a vu un Président qui agit et qui dit la vérité, pas qui utilise des formules à l’emporte-pièce mais qui ne se traduisent pas dans les faits. »

A propos des réactions mitigées à cette allocution :

« On ne va pas demander à l’opposition ou à l’extrême-gauche de [nous] soutenir ! (…) J’ai entendu des déclarations des députés Verts qui traduisaient un soutien, de même que d’Europe Ecologie - Les Verts, même s’il y a tel ou tel sénateur qui peut avoir une tonalité sénateur. (…) Cela montre qu’il y a un débat. Mais il y a une méthode Hollande, c’est dire la vérité, avoir un dialogue avec les Français, et tenir le cap. Il y a un certain nombre d’outils qui ont été mis en place, il faut les expliquer pour que chacun les utilise. (…) Le Président de la République a dit qu’il avait besoin de tous les Français (…) pour retrouver le chemin de la croissance et de la production nationale. »

A propos de la dette :

« La dette, c’est le boulet que la droite a laissé aux pieds de la France. (…) Pendant dix ans, la droite a plombé les finances publiques sans aucune efficacité, à coup de cadeaux fiscaux qui n’ont servi rigoureusement à rien. Nous avons perdu en compétitivité pendant les dix années où la droite a été au pouvoir, alors elle est mal placée pour nous donner des leçons. (…) Le Président de la République agit avec constance dans cette crise, c’est un capitaine qui maintient le cap du navire pour lui permettre de traverser cette crise exceptionnelle. (…) Nous faisons cela pour que la France en sorte avec un modèle social conforté, avec une production industrielle relancée, avec des jeunes qui peuvent retrouver le plein emploi. (…) Dans tous les domaines de l’action publique, il y a de quoi faire des économies. »

A propos d’un possible tournant économique :

« Le Président de la République a montré qu’il avait du sang-froid, qu’il était à l’écoute des impatiences, des colères des Français, mais qu’il agissait avec ténacité. »

A propos de l’austérité européenne :

« La bataille contre les conservateurs européens, et Madame Merkel en tête, se poursuit. (…) On ne peut pas répondre à la crise par davantage d’austérité. (…) La France est en bataille contre les conservateurs en Europe. Oui, c’est vrai, le Président de la République est le point d’appui des peuples qui refusent cette austérité. (…) Et c’est aussi une bataille contre la majorité conservatrice de Madame Merkel. (…) Nous voulons préserver l’amitié franco-allemande, mais nous voulons dire la vérité : il y a une bataille politique qui se mène dont François Hollande est le représentant contre cette politique d’austérité. »

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