Bande Annonce La Ville EVGUENI GRICHKOVETS

Gaetano Lucido
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Chez Jacques Lecoq, Alain Mollot rencontre un groupe de comédiens avec qui, pendant 10 ans, il établira les bases du travail de la compagnie de la Jacquerie : résolument charnel et populaire, la compagnie s'inspire d'enquêtes, de nouvelles, de romans. Les comédiens improvisent, les auteurs écrivent. L'écrivain Jean-Pierre Chabrol accompagne la compagnie sur 6 créations (dont « Tit Bonhomme l'est pas très mort » et « Lumpen »). Puis ce sont de jeunes auteurs comme Jean-Louis Bauer (« Macadam Quichotte ») ou Philippe Raulet.
En 1985, la compagnie s'installe à Villejuif et explore le répertoire (« L'école des femmes » de Molière, « Le café » de Goldoni, « Maître Puntila et son valet Matti » de Brecht, etc ...) Alain Mollot écrit et monte son premier texte « Sur le sable » en 1993. Puis, c'est le retour au travail de groupe avec une nouvelle génération de comédiens et à l’improvisation avec « Croquis marrant d’une vie redoutée », « Cabaret monstre » puis au théâtre inspiré de témoignages avec « Roman de familles », « La fourmilière ». Parallèlement il revient au texte en mettant en scène « Le manteau » d’après Gogol avec des comédiens rencontrés à l’Institut National de la Marionnette à Charleville-Mézières où il a enseigné et « La fin d’une liaison » adaptation du roman de Graham Greene.
En 2011, il achève avec « Res Publica» la trilogie entamée avec la famille et le travail en s’intéressant à la question de la nation.
En 2013 Alain Mollot met en scène pour la première fois un texte contemporain « La ville » d’Evgueni Grichkovets.
Ces dernières années son travail rend compte d'un va et vient constant entre les spectacles créés à partir de témoignages et la mise en scène de grandes fables modernes. La fiction nourrit le réel et le réel la fiction. Les langages théâtraux s'entremêlent librement : jeux réalistes, masques, marionnettes, chansons...
De septembre 2001 au juin 2010 Alain Mollot il a été à la direction du Théâtre Romain Rolland où il a cherché à promouvoir un « théâtre du geste et de l'image ».
La compagnie est soutenue par le Ministère de la culture / DRAC Ile-de-France, le Conseil Général du Val-de-Marne, la municipalité de Villejuif.

Il y a décidément quelque chose d’étrange et clownesque dans tout cela. Cela ressemble à un échange de répliques et pourtant on a le sentiment d’un dialogue de sourds. On commence à se poser des questions. Jusqu’où part-il ? Un voyage d’affaires ? Une autre femme, une autre ville, un autre monde ? C’est dans cet interstice que se situe le style de jeu, la recherche, la mise en scène. En fait, il s’agit de créer un suspense poétique et drolatique où se mêlent hyperréalisme et surréalisme.

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