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    Docs ad Hoc : Aliaa, la révolutionnaire nue

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    LCP

    par LCP

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    Un documentaire de Sid Ahmed Hammouche et Patrick Vallélian, réalisé par Pierre Toury (52)’

    Une co-production LCP-Assemblée nationale - PREMIÈRES LIGNES Luc Hermann Paul Moreira - ARTE France.



    Menacée de mort en Egypte par les fous de dieu, chassée par les révolutionnaires de la place Tahrir du Caire, contestée par certaines féministes égyptiennes, lâchée par ses propres amis, Aliaa Magda Elmahdy, 20 ans, n’avait pas le choix. Elle devait fuir l’Égypte pour survivre. Et elle s’est réfugiée en Suède où les auteurs du documentaire l’ont retrouvée.

    Son crime ? Avoir posée nue sur son blog pour dénoncer l’hypocrisie ambiante autour du corps de la femme dans le monde arabe. Une photo banale à vrai dire. Cette photo, raconte-t-elle, elle l’a prise seule,
    avec son propre appareil. Sans influence. Pour elle, c’est un un acte militant. Celui d’une femme qui assume sa sexualité dans un monde machiste où la naissance d’un garçon est un jour de fête et celle d’une
    fille, une nakba, un jour de catastrophe.

    Sid Ahmed Hammouche et Patrick Vallélian sont allés à sa rencontre en Egypte et en Suède. Leur film revient sur la trajectoire de cette révolutionnaire, sur sa famille, sur son adolescence dans une Égypte
    conservatrice. En décembre 2012, Aliaa s’est à nouveau déshabillée en compagnie des Femen devant l’ambassade d’Égypte en Suède pour dénoncer la nouvelle constitution.



    Le film donne également la parole aux adversaires acharnés d’Aliaa.

    Prêts à tout pour faire taire cette icône de la révolution arabe. "On va la tuer de nos mains, elle mérite le châtiment suprême, il faut appliquer
    sur elle la charia, c’est une honte pour notre pays", tonnent des universitaires rencontrés au Caire.

    Sur la place Tahrir, prononcer le nom de cette blogueuse féministe, qui a fait de son corps une arme politique, provoque la colère de la foule. Sons nom est désormais tabou en Egypte.

    Mais Aliaa n’est pas seule pour autant. Au Caire, à Paris, à Tel Aviv, d’autres femmes soutiennent la démarche d’Aliaa, notamment Nawal el Saadaoui, la pionnière du féminisme arabe, les Femen ukrainiennes
    mais aussi des Israéliennes qui ont posé nues en solidarité avec la jeune Egyptienne.