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    Ça Vous Regarde - Le débat : Rythmes scolaires : le ministre doit-il revoir sa copie ?

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    LCP

    par LCP

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    La contestation est aussi forte que la réforme est chère au ministre de l’Education. Vincent Peillon a fait de son projet de refondation de l’école son cheval de bataille, avec un objectif premier : faire en sorte que le plus grand nombre d’élèves bénéficient de la réforme des rythmes scolaires à l’école primaire dès la rentrée prochaine. Le ministre souhaiterait qu’un écolier sur deux, autrement dit plus de trois millions d’élèves, soit en classe quatre jours et demi par semaine au lieu de quatre actuellement, et ce dès septembre 2013. Seulement voilà, le ministre de l’Education se heurte aux voix discordantes des différents acteurs amenés à mettre en œuvre le projet.



    A commencer par l’ensemble du corps enseignant. Le SNUipp-FSU, syndicat majoritaire parmi les professeurs des écoles, et d’autres syndicats enseignants comme Snudi-FO et FNEC-FP-FO ont appelé à la mobilisation aujourd’hui, contre un changement jugé trop précipité. 36,8% des enseignants seront en grève aujourd’hui selon les prévisions du ministère de l’Education nationale. Une estimation largement supérieure pour le syndicat enseignant qui avance un pourcentage de 80%. Quant aux parents, ils sont partagés et s’interrogent sur le bien fondé de la réforme. La PEEP, deuxième fédération des parents d’élèves, a ainsi expressément demandé le report en 2014 de cette réforme "bricolée" selon eux.



    En deuxième ligne, les élus ne cachent pas non plus leur scepticisme. Ils ont jusqu’au 31 mars pour faire savoir si ils soutiendront la réforme en 2013 ou 2014 et pour l’instant, seules 19 des 50 villes les plus peuplées de France se sont déclarées prêtes à établir une demi-journée de classe supplémentaire en septembre prochain. Parmi les plus réticentes, les villes de droite comme Marseille, Nice ou Le Havre qui souhaitent reporter d’un an la réforme. D’autres, comme Bordeaux, hésitent encore. Car pour toutes, la question du financement se pose. "Il faudrait que ce financement soit pérenne", a indiqué Cédric Szabo, de l’Association des maires ruraux de France. En effet, le coût annuel de trois quarts d’heure d’activités périscolaires organisées pour compenser l’allègement du temps de classe serait deux fois supérieur à l’aide promise aux villes par le Ministère de l’Éducation.



    La majorité des villes de France acceptera-t-elle d’appliquer la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013 ? Comment sera géré et financé le temps périscolaire pour compenser l’allègement du temps de classe ?



    Les invités d’Arnaud Ardoin en parlent ce soir sur le plateau de Ça vous regarde.



    Invités :



    • Claude Greff, députée UMP d’Indre-et-Loire

    • George Pau-Langevin, Ministre chargée de la Réussite Éducative

    • Emmanuel Davidenkoff, d