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    Chantal Jouanno :"le principe d’Indignez-vous n’est pas un principe que je partage totalement, (…) c’est une logique un peu facile."

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    Public Sénat

    par Public Sénat

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    L'invité politique

    Ce matin, à 8h15 sur Public Sénat et Radio Classique,

    Chantal Jouanno, Sénatrice de Paris

    Invitée de Gilles Leclerc et Guillaume Durand

    Extraits

    A propos de Stéphane Hessel :

    « Je sais qu’on n’a pas le droit de toucher aux grandes figures de la République quand elles ont été résistantes, mais le principe d’Indignez-vous n’est pas un principe que je partage totalement, (…) c’est une logique un peu facile. (…) Je ne suis pas totalement pour [des obsèques nationales], je suis prudente. »

    A propos de la perquisition chez Claude Guéant :

    « On peut avoir des suspicions, mais toujours est-il que c’est une affaire en cours donc un politique n’a pas trop à s’exprimer dessus. (…) On est obligés de se poser des questions mais on n’a aucun moyen d’y répondre. »

    A propos de François Fillon :

    « Quand on dit très clairement qu’on est à disposition de la France, les intentions sont claires, mais il n’y a pas de scoop. (…) Il y a un énorme travail de fond à faire, il faut renouveler la pensée. Quand on a été Premier Ministre, le droit d’inventaire n’existe pas, sauf pour soi, puisqu’on est comptable de ce qui a été fait. »

    A propos de l’action du gouvernement :

    « Hollande est un très fin tacticien, c’est sûr, maintenant en termes politiques, il conduit notre pays à une année 2013 catastrophique. Ses petits jeux d’appareil ne sont pas du tout à la hauteur du problème. Le vrai sujet aujourd’hui serait de conduire un consensus national un peu à la Schröder. (…) On nous dit que l’Europe est le maillon faible du G20 et que la France est le maillon faible de l’Europe. Cela devient tout à fait catastrophique. (…) Sortons de ce débat stérile où tout ce qui vient de l’opposition est forcément mauvais. (…) Dès lors que c’est dans l’intérêt de la France, on se doit d’être pragmatiques. »

    A propos de l’UDI :

    « Il y en a beaucoup, des rendez-vous importants pour l’UDI. Il y en a un premier, le projet. (…) Ce qu’on défend, c’est une Europe qui a une vision claire de son avenir. (…) Jean-Louis Borloo est très clairement européen, dans une logique fédéraliste de l’Europe. (…) C’est une logique qu’aucun parti ne porte. (…) Il faut défendre cette vision. »

    A propos de Jean-Louis Borloo :

    « Il ne s’est jamais déclaré pour Paris, jamais. (…) Tout le monde a parlé à sa place. (…) Ce ne sont pas nécessairement ses meilleurs amis qui lui ont recommandé d’aller à Paris. (…) Sa priorité à lui, c’est de se consacrer à l’UDI. »

    A propos de l’amnistie pour les syndicalistes :

    « Quand on commence dans cette logique d’amnistie, on fragilise la loi, et j’y suis totalement opposée. (…) La majorité l’a votée pour des raisons politiciennes. »