Mali : Gao craint l’infiltration de djihadistes

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Al Qarra – Gao, la plus grande ville du nord du Mali vit depuis quelques jours dans la crainte d’incursions de djihadistes.

Depuis les attentats de la semaine dernière et les combats entre le Mujao et l’armée malienne qui ont suivi, la population reste sur ses gardes.

D’autant que les groupes djihadistes ont averti qu’ils tenteraient de combattre par tous les moyens pour reprendre la ville.

Dans le même temps Al Qaida a lancé un appel à ses combattants, ou qu’ils se trouvent, leurs demandant de se rendre sur place pour lutter contre les troupes franco-africaines.

Une situation qui provoque de l’inquiétude. Le principal marché de la ville est presque désert, la majorité des boutiques fermées

Zoula Yougassa, commerçant de Gao :« On a peur parce que la ville n'est pas bien... C'est pour cela on a fermé ce matin »

Zoula Yougassa, commerçant de Gao: « On pense que chaque nuit, le Mujao va rentrer... à côté du fleuve »

un homme : « On a peur pour notre sécurité. Quand il y a la guerre dans un pays, on a peur, chacun se recherche. Chacun veut rentrer dans sa famille pour se cacher, tu vois! Maintenant que les militaires ont dit qu'il faut rester un peu, on est là pour chercher quelque chose et puis rentrer en famille. »

Les soldats sont également sur le qui-vive. En plus des troupes maliennes et françaises, des nigériens ont également à charge de sécuriser le périmètre.

Les militaires patrouillent également le long du fleuve Niger. Un des moyens pour les djihadistes de regagner la ville par l’extérieur.

Sonore, Capitaine Mama Konfourou, chargé de la sécurité de la ville de Gao : « Oui le fleuve est un peu dangereux. Donc on prend des précautions également, parce que ça peut être la zone d'infiltration possible de l'ennemi »

Face à cette possibilité d’infiltration, les troupes procèdent à des ratissages réguliers de la zone.

Mais comme des habitants l’ont déjà souligné, si les djihadistes peuvent venir de l’extérieur, certains se trouvent encore à l’intérieur de la ville.

Journaliste : Antoine Mokrane
Gao

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