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    le CPR menace de quitter le gouvernement

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    Chaîne Al Qarra TV

    par Chaîne Al Qarra TV

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    Al Qarra – La crise politique se poursuit en Tunisie, après l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd mercredi dernier. Les cinq membres du gouvernement issus du Congrès Pour la République, le parti du président Moncef Marzouki, menacent de démissionner. Ce lundi, ils ont annoncé à l’issue d’une conférence de presse, qu’ils attendraient encore 7 jours pour se prononcer.
    Les ministres ont brandi cette menace dès dimanche, faute d’avoir obtenu dans la semaine, le limogeage de deux islamistes ministres de la Justice et des Affaires étrangères. Les membres du CPR espèrent voir les discussions avancer dans les prochains jours.
    Ahmed, résident de Tunis : « Ils doivent démissionner parce qu’ils n’ont rien fait. Le pays est comme ça. Ils n’ont rien changé donc ils doivent démissionner et laisser les autres partis travailler ».
    Bachir, résident de Tunis : « Il faut du sang neuf parmi les dirigeants, des gens qui se préoccupent des Tunisiens, de la classe ouvrière et des pauvres, parce qu’on nous a fait de fausses promesses pendant un demi-siècle ».
    La classe politique attend le résultat du coup de poker du Premier ministre Hamadi Jebali. Le chef du gouvernement a pris de court son parti, la faction islamiste Ennahdha, en annonçant vouloir mettre en place un gouvernement de technocrates, sans appartenance politique. Une décision qui vise, selon ses mots, à éviter le chaos en Tunisie.
    Hamadi Jebali souhaite démettre de leurs fonctions les ministres de l’Intérieur, de la Justice et des Affaires étrangères. Ce dernier, Rafik Abdessalem, est le beau-frère du president d’Ennahdha, Rached Ghannouchi.
    La majeure partie d’Ennahdha refuse cette proposition du Premier ministre. Les dirigeants du parti islamiste se sont réunis dimanche. Selon eux, Hamadi Jebali devra obtenir la confiance de l’Assemblée nationale constituante, dominée par les islamistes. Un argument que rejette le chef du gouvernement.
    Motif : en lui donnant la tête du gouvernement en décembre 2011, l’Assemblée a, par la même occasion, donné au Premier ministre le droit de remanier son équipe.
    Le meurtre de Chokri Belaïd a provoqué en fin de semaine dernière, un nouveau cycle de violence. Lors de manifestations, les opposants ont accusé, sans disposer de preuves, le parti Ennahdha d’être à l’origine de l’assassinat.