Genevieve Fioraso : "Nous sommes complètement favorables à l’autonomie [des universités] mais il faut avoir l’environnement et les moyens de son autonomie"

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L'invité politique

A 8h15 sur Public Sénat et Radio Classique,

Geneviève Fioraso, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

Invitée de Gilles Leclerc et Guillaume Durand

Extraits :

A propos de la grève des enseignants du primaire :

« Moi je suis favorable [pour l’intérêt] de l’enfant. (…) On ne peut pas être à contre-courant de tout ce qui se fait ailleurs et on ne peut pas contredire tout ce que disent les experts et tout ce que constatent les parents. Les enfants ont un seuil d’attention qu’il ne faut pas dépasser, nous sommes le pays en Europe et dans le monde où on a le plus d’heures d’enseignement par jour et on a le plus petit nombre de jours d’école. Il faut y aller progressivement, il faut expliquer, il faut accompagner, mais il ne faut jamais perdre de vue l’intérêt de l’enfant. (…) Je comprends que [les enseignants] soient perturbés par des changements successifs. (…) Je suis complètement solidaire de Vincent Peillon qui tient bon parce qu’il sait que c’est au bénéfice des enfants. Cela demande une réorganisation des collectivités, (…) donc le gouvernement a proposé de le faire sur deux ans, avec un accompagnement non négligeable de plus de 250 millions d’euros. »

A propos des formations universitaires :

« Le texte va être proposé au Conseil d’Etat d’ici une semaine. (…) Nous avons besoin d’avoir davantage de jeunes qualifiés, nous sommes en-dessous des moyennes européennes, (…) nous devons mieux les orienter, parce que leurs parcours en premier cycle à l’université sont trop erratiques et nous devons démocratiser l’accès à l’enseignement supérieur, parce que l’ascenseur social est en panne. (…) Il faut simplifier, tout le monde s’accorde à le dire et je n’ai pas entendu de protestations. Ce qu’il ne faut pas, c’est appauvrir les formations. (…) Il ne faut pas spécialiser à outrance. »

A propos de la loi d’autonomie des universités :

« Quand on n’a pas d’autonomie financière, quand on des comptes dans le rouge, on ne peut pas dire qu’on ait de l’autonomie. (…) Nous sommes complètement favorables à l’autonomie, mais il faut avoir l’environnement et les moyens de son autonomie. (…) Nous avons des moyens très favorables, mais la situation est dégradée dans une douzaine d’universités. (…) Quand je dis qu’on les accompagne, on ne les met pas sous tutelle du rectorat, (…) on a dépêché des inspecteurs qui travaillent avec les équipes. »

A propos du monde enseignant :

« Les meilleurs professeurs sont à l’université parce qu’ils font de la recherche. (…) Arrêtons d’avoir des discours défaitistes ! (...) On a une richesse fantastique dans ce pays, arrêtons de nous auto-flageller. »

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