Bernard Cazeneuve : "Nous avons décidé que ce n’était pas à nous de rétablir l’intégrité du Mali, mais aux Africains eux-mêmes"

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L'invité politique

Le 6 février 2013 à 8h15 sur Radio Classique et Public Sénat,

Bernard Cazeneuve, Ministre délégué aux Affaires européennes

Invité de Guillaume Durand et Michael Szames

Extraits

A propos de « l’Europe différenciée » :

« Une Europe différenciée, c’est une Europe qui n’empêche pas ceux qui veulent approfondir la construction européenne de le faire. C’est une Europe dans laquelle il est possible de mettre en place la taxe sur les transactions financières en coopération renforcée sans attendre que les 27 pays de l’Union européenne acceptent de le faire. (…) Nous avons, avec le ministre allemand de l’économie et des finances, Pierre Moscovici et moi-même, adressé une lettre à l’ensemble des acteurs européens (…) [pour mettre en place cette taxe] et nous avons ainsi obtenu que onze pays (il en faut neuf pour lancer une coopération renforcée) s’engagent dans la mise en place de [cette] taxe. »

A propos de l’attitude de l’Europe vis-à-vis du Mali :

« Nous avons décidé que ce n’était pas à nous de rétablir l’intégrité du Mali, mais aux Africains eux-mêmes. Nous avons décidé tous ensemble, que pour la première fois depuis l’histoire de l’Union européenne, ce serait une coopération européenne militaire qui formerait l’armée malienne (…). Tous les pays de l’Union européenne ont décidé de soutenir la France dans cette opération, ils ont pour une très grande partie d’entre eux apporté des moyens matériels, de transport. (…) Elle a été présente comme jamais sur une opération militaire extérieure. (…) C’est un soutien unanime. (…) Notre objectif, c’est de faire en sorte que cela se fasse (…) le plus rapidement possible de manière à ce que les Africains eux-mêmes permettent au Mali de retrouver son intégrité territoriale et la paix. »

A propos du prochain sommet européen à Bruxelles :

« Nous voulons un budget de l’Union européenne qui prolonge l’ambition de croissance du pacte de croissance (…) adopté au mois de juin. (…) Le budget de croissance de l’Europe, (…) c’est un budget qui (…) augmenterait de 50%. (…) Nous avons besoin de ces sommes pour faire la croissance durable dont l’Europe a besoin pour sortir de la crise.»

A propos des moyens à mettre en œuvre pour faire baisser l’euro :

« Il y a, de par les traités, une possibilité pour le Conseil européen de se saisir de la politique de change. Ce que veut dire François Hollande, (…) c’est que les chefs d’Etat et de gouvernement ont aussi un rôle à jouer. »

A propos de Petroplus et des cinq offres proposées pour sa reprise :

« Il n’y a pas Montebourg d’un côté et Matignon de l’autre. Sur Petroplus (…) Il y a une mobilisation générale du gouvernement. »

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