Michel Sapin : "[Petroplus] Ça ne servirait à rien qu’il y ait une offre aujourd’hui"

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L'invité politique

Ce matin, à 8h15 sur Radio Classique et Public Sénat,

Michel Sapin, Ministre du Travail

Invité de Perrine Tarneaud et Guillaume Durand

Extraits

A propos des craintes de conflits sociaux de la part du Ministère de l’Intérieur et d’ArcelorMittal:

« Dans certaines grandes entreprises, (…) il y a des tensions fortes entre la direction de l’entreprise et les salariés qui se sentent menacés. (…) Par définition, un Etat républicain comme le nôtre doit faire deux choses : il doit respecter le droit de manifester son mécontentement, et d’autre part, faire respecter l’ordre public. (…) Il est normal qu’un ministre de l’Intérieur se préoccupe des questions d’ordre public (…), il est normal que le ministre du Travail ait du dialogue social. (…). S’il n’y a pas de dialogue, il n’y a pas de solution. (…) Ce n’est pas la peine d’être ministre, si on n’est pas là pour aider à trouver des solutions, on n’est pas là pour compter les chômeurs en fin de mois.»

A propos de Petroplus :

On ne commente pas la recherche d’une solution chaque heure. (…) Il faut laisser le temps du sérieux pour des solutions durables. Ca ne servirait à rien qu’il y ait une offre aujourd’hui, une reprise demain, et des licenciements après-demain.

A propos des emplois d’avenir :

« On est proche des 5 000. (…) Ca démarre exactement au même rythme que tout autre nouveau dispositif. Ca va démarrer exactement au même rythme pour les emplois jeunes. (…) On lance le dispositif, il faut mobiliser les réseaux, il faut informer les jeunes (…) et les associations et les collectivités locales. (…) Ca va monter très fort en puissance. (…) Aujourd’hui, il y a 500 000 jeunes qui sont sans emploi, sans formation. (…) Il ne faut pas qu’ils restent au bord du chômage. »

A propos du chômage :

« Nous ne sommes plus au moment où on fait des vœux, (…) c’est un objectif politique [et] (…) mobilisateur. (…) Nous agissons pour inverser la courbe du chômage. (…) La situation européenne s’améliore. (…) Au niveau français, les outils sont en place : le Crédit d’Impôt Compétitivité et Emploi qui donne de la capacité en termes de trésorerie aux entreprises, la Banque publique qui donne du financement aux entreprises, les programmes en faveur du travail, (…) l’accord de sécurisation de l’emploi, (…) tout cela crée les conditions d’une reprise riche en emplois.»

A propos de Johnny Halliday et de ses critiques à l’encontre du gouvernement :

« J’ai le sentiment qu’il ne le disait pas à nous, mais qu’il le disait à tout le monde. (…) J’ai eu le sentiment qu’il réglait ses comptes avec tout le monde, y compris avec ses ex. »

A propos de la renégociation sur l’assurance-chômage demandée par le Medef:

« Il y a une renégociation (…) obligatoire. A la fin de cette année, les conventions sur l’assurance chômage sont caduques (…). C’est un accord entre deux parties (le gouvernement est observateur) (…) : les organisations syndicales et patronales. D’ici à la fin de cette année, il y aura une nouvelle convention, donc il y a forcément une renégociation des dispositions de cette convention. »

A propos des caisses de retraire complémentaire :

« C’est aussi un système paritaire. (…) Je suis persuadé que les partenaires trouveront une solution sur ce dispositif. »

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