Christian Estrosi : "[secteur industriel] Je sais que nous avons les moyens de soutenir la production française"

Public Sénat
1,3K
65 vues
  • Infos
  • Exporter
  • Ajouter à
L'invité politique

Ce matin, à 8h15 sur Public Sénat et Radio Classique,

Christian Estrosi, Vice-Président de l’UMP, Maire de Nice et ancien Ministre chargé de l’Industrie

Invité de Gilles Leclerc et Guillaume Durand

Extraits :

A propos du secteur industriel et des déclarations d’Arnaud Montebourg :

« Lorsque j’entends M. Montebourg, je dis que le politique peut inverser le cours des choses. (…) Quand on voit ce pouvoir socialiste qui en quelques semaines a gommé la taxe anti-délocalisation qui faisait payer les importations qui venaient de Chine, d’Asie, des Etats-Unis, et qui baissait les charges de nos entreprises en même temps [que les] charges salariales et les charges patronales pour nous redonner de l’oxygène et plus de part de compétitivité. Aujourd’hui, je sais que nous avons les moyens de soutenir la production française. Comment M. Montebourg peut taper sur PSA (…) et soutenir M. Carlos Ghosn qui a un comportement inqualifiable sur Renault alors que nous en sommes un actionnaire principal et qui ne produit que 25% de [voitures] en France ? (…) Nous avons beaucoup de parts de marché à gagner, mais il faut changer de comportement. Il faut soutenir les entreprises et lutter contre ceux qui ne produisent pas dans les même conditions environnementales et sociales que nous à l’extérieur de nos frontières. »

A propos de l’opération au Mali :

« Je la soutiens, et ce n’est pas un soutien de convenance mais un soutien de conviction. (…) Aujourd’hui, nous avons remporté quelques premières étapes mais il faut se dire que les djihadistes se sont un peu évaporés dans la nature, ils peuvent réapparaître à tout instant. C’est la responsabilité historique de la France, nous devons nous montrer unitaires sur ce sujet parce que si nous ne le faisons pas, (…) c’est à l’intérieur même des frontières de notre pays que nous aurons de graves soucis demain. »

A propos de la présidence de l’UMP :

« Je n’ai pas dit « revoter, ce serait une erreur », j’ai dit « ce calendrier est une erreur ». (…) On a arrêté la date du mois de septembre, (…) j’aurais préféré que ce soit une date plus proche qui nous aurait permis de nous mettre en route dès le mois de juin pour la préparation d’échéances où nous avons de belles communes de plus de 30 000 habitants à conquérir et qui sont à la portée de notre main. (…) Je veux cette élection interne, (…) en même temps, (…) [c’est] une date un peu tardive. »

A propos de François Fillon :

« S’il est de nouveau candidat [aux élections internes], je le soutiendrai, s’il ne l’est pas, je n’en soutiendrai aucun. »

A propos des prochaines élections municipales :

« C’est plus un débat pour les villes à conquérir que pour les villes où nous savons que nos élus sortants sont déjà solidement installés. (…) Ce n’est pas un débat à ouvrir aujourd’hui. Pour les villes à conquérir par contre, nous voyons ce téléscopage entre le calendrier des élections internes de l’UMP au mois de septembre prochain et l’exigence de nous mettre en ordre de marche [pour] la reconquête, (…) l’UMP n’a pas le droit de rater cette échéance. »

0 commentaire