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    Intervention sur l'avenir du PEAD en Commission REGI

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    Je voudrais rappeler, pour commencer, combien à été décisif le combat que tous les eurodéputés, de tous bords politiques confondus, ont mené pour sauver le PEAD.

    Le Parlement européen a voté de nombreuses résolutions, nous avons tous posé des questions écrites pour alerter la Commission. Nos actions conjuguées ont permis de convaincre de la nécessité de trouver une solution de pérennisation de ce fonds.

    Je voudrais aussi saluer le combat des organisations caritatives, et elles sont nombreuses, qui ont su sensibiliser la société civile. Nous avons vu une vraie mobilisation européenne.

    Enfin, je voudrais remercier également la Commission, qui a su trouver les ressources juridiques, techniques et financières pour proposer ce nouveau règlement.

    Je regrette vraiment qu'une querelle juridique et que la rigueur procédurale de certains Etats membres aient éclaboussé l'image sociale de l'Europe et ralenti les discussions constructives.

    Nous devons nous rappeler que 116 millions de personnes sont menacées de pauvreté ou d'exclusion sociale dans l'Union européenne. Parmi elle, quelque 40 millions souffrent de privation matérielle aiguë

    Je peux citer l'exemple d'une organisation française, "les Restos du Coeur", pour laquelle l'aide européenne représente 23% des repas et 15% des ressources, et qui a distribué en 2011 plus de 115 millions de repas.

    Je regrette la tournure qu'ont pris les négociations sur le MFF (cadre financier pluriannuel) avec un passage pour l'enveloppe du PEAD de 3,5 milliards d'euros pour la période 2007 - 2013, à 2,1 milliards dans la dernière proposition de Van Rompuy pour 2014 - 2020.

    Mais il y a d'autres sujets d'inquiétude dans la proposition actuellement sur la table des négociations:
    • l'élargissement du champ de l'aide, au risque de diluer l'aide alimentaire,
    • la ponction du budget sur le FSE (dont le montant général n'est pas défini),
    • Le risque de complexité des nouvelles procédures.
    • Ne vaudrait-il pas mieux revenir au modèle plus simple de l'ancien système : une somme d'argent, un achat de nourriture ou une délégation aux organisations caritatives, avec le cofinancement national en plus?

    Bien sur, il ne faut pas oublier la complémentarité des fonds structurels, et de leur action essentielle pour la cohésion sociale:
    -aide d'urgence grâce au FEAD,
    -formation à moyen terme grâce au FSE,
    -création d'emplois à long terme grâce aux investissements FEDER.

    Nous devons continuer à nous battre pour que le résultat budgétaire pour ce plan soit suffisant pour répondre réellement aux besoins européens des plus démunis.

    Si nous voulons que l'Europe prenne sa vraie signification auprès des citoyens européens, nous nous devons d'en respecter une des principes fondateurs, la solidarité, et nous leur devons de défendre un budget ambitieux pour nous donner les moyens afin que ce principe soit une réalité.