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    L'INVITE POLITIQUE,Hubert Védrine

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    Public Sénat

    par Public Sénat

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    L'invité politique

    Ce matin, à 8h15 sur Public Sénat et Radio Classique,

    Hubert Védrine, diplomate et ancien Ministre des Affaires étrangères

    Invité de Guillaume Durand et de Perrine Tarneaud

    Extraits :

    A propos de Florence Cassez :

    « La seule chose que j’ai à dire (…), c’est qu’on se réjouit pour elle. »

    A propos du Mali :

    « Il y avait une résolution du Conseil de sécurité, (…) un appel à l’aide du Président du Mali, une situation reconnue comme dangereuse pour la sécurité internationale par beaucoup de pays, (…) [la France] est tout sauf un cavalier seul. (…) Le président français François Hollande aurait pris une responsabilité terrible s’il n’avait pas dit « je stoppe cette avancée qui aurait entraîné la chute du Mali ». (…) Je pense à la fois qu’il a pris la seule [décision] possible, et qu’elle était bonne et courageuse. (…) Il y a tous les risques [à faire cela], mais il faut les comparer au risque qui aurait découlé du fait de ne pas intervenir. (…) Ce n’est pas qu’un problème français, c’est un problème africain, (…) européen, (…) américain. »

    A propos de la Grande-Bretagne :

    « Il y a un décalage énorme en Europe entre les élites européistes et l’ensemble des peuples. Cameron ne part pas d’un chantage, il part du fait qu’il est pris à la gorge par une opinion qui est vraiment euro-hostile et pas simplement eurosceptique. (…) Sa position personnelle, c’est de gagner [le] référendum, c’est-à-dire de ne pas sortir de l’Europe, puisque les milieux économiques sont contre la sortie. (…) Au fond, le clivage, [c’est] (…) : est-ce qu’on aide Cameron à rester malgré tout (…) ou est-ce qu’on fait tout pour qu’il sorte ? (…) Moi je fais partie de ceux qui pensent que c’est plutôt dans notre intérêt qu’il soit quand même avec nous, mais sans céder à ce qui pourrait être un chantage. »

    A propos des relations entre la France et l’Allemagne :

    « Même si on oublie tout le passé, (…) on a intérêt à converger. (…) On est très différent, donc cette convergence doit se construire sans arrêt sur l’économie, sur l’énergie, sur la gestion de la zone euro, sur nos relations avec la Russie, et on a intérêt à le faire sans trémolo. »