Prophets.of.Science.Fiction; Mary.Shelley

Jean-michel Pelet
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Frankenstein ou le Prométhée moderne (Frankenstein or The Modern Prometheus) est un roman gothique publié en 1818 par la jeune Britannique Mary Shelley, maîtresse et future épouse du poète Shelley.
Le roman est le récit d'une tentative d'exploration polaire par Robert Walton. La majeure partie de ce récit est constituée par l'histoire de la vie de Victor Frankenstein que Walton a recueilli sur la banquise, histoire qui n'est elle-même que le cadre d'une narration à Frankenstein par le « monstre », auquel il a donné vie, des tourments subis par celui-ci qui justifient sa haine envers son créateur.
Mary Shelley aborde différents thèmes comme l'ombre & la lumière - les orphelins - la solitude - l'amour et l'amitié - l'éloquence - l'éducation - l'injustice - l'innocence - la monstruosité - la science et la conscience - l'apparence et les préjugés - la condition de la femme - les paysages et les humeurs - les risques et les progrès.
La science en devenant opérative place l'homme hors de sa fonction naturelle dans l'ordre du monde, l'exposant ainsi à la vengeance de Némésis. Tout ce qu'il fait pour améliorer le monde suppose par là que celui-ci n'est pas parfait, mettant en cause l'infaillibilité des dieux et provoquant un retour de bâton qui annule, voire inverse, les bienfaits supposés de son œuvre.
Frankenstein, comme Prométhée (ou comme le serpent de la Genèse), crée un être pourvu du feu sacré, qui a la « connaissance du bien et du mal ». Et c'est ce don lui-même, conçu a priori comme une bénédiction, qui est a posteriori la cause de sa chute.
Dans tout le roman la crainte quasi-religieuse qu'inspire la beauté et la puissance de la nature vierge, personnage à part entière du roman, par opposition à l'horreur qu'inspire le monstre-artefact souligne cette démarcation entre le bien et le mal, entre la vision correcte du monde et l'erreur constituée par l'utilisation opérationnelle de la science.
À travers son œuvre, Mary Shelley critique le monde des apparences et des préjugés. Effectivement, la rencontre entre le vieillard aveugle et le monstre se déroule parfaitement bien, étant donné la cécité du personnage, tandis que toutes les autres "rencontres" (qui ne sont que visuelles) sont le théâtre d'un mépris intense contre le monstre, en raison de son apparence anormale.
Frankenstein a été plusieurs fois adapté au cinéma. Le premier film a été réalisé en 1910 par J. Searle Dawley mais c'est celui sorti en 1931 par James Whale, avec Boris Karloff dans le rôle de la créature qui reste dans les mémoires. Le maquillage avait été créé par Jack Pierce et est resté célèbre. En 1935, le même James Whale réalise une suite, La Fiancée de Frankenstein (The Bride of Frankenstein), considéré comme un encore plus grand classique. Suivront un très grand nombre d'adaptations, dont les plus connues sont sans doute celles du studio britannique Hammer, dans les années 1950, et, plus récemment, le film de Kenneth Branagh, Frankenstein.

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