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    Débat à l'Assemblée sur la guerre au Mali : ce qu'il faut en retenir

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    LCP

    par LCP

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    Le débat sans vote était très attendu à l’Assemblée nationale cinq jours après l’intervention de la France au Mali. Tous les groupes politiques se sont exprimés à la tribune.



    Jean-Marc Ayrault a ouvert le débat en saluant "l’esprit de responsabilité dont toutes les forces politiques ont témoigné depuis le 11 janvier". Le Premier ministre a redit la "détermination" de son gouvernement face au terrorisme.



    Jean-François Copé prend ensuite la parole au nom de l’UMP. "Vous avez devant vous une opposition tonique" rappelle-t-il dans un sourire avant d’ajouter que, dans ce contexte ; "l’esprit d’union nationale doit s’imposer à tous". Le président a aussi regretté que "certains membres de la majorité du groupe Vert" ne soutiennent pas le gouvernement. "Nous sommes troublés a lancé Jean-François Copé.



    Au tour de Bruno Le Roux qui a énuméré les raisons de l’opération Serval. Le président du groupe PS a aussi affirmé que cette intervention n’est "aucunement le retour de la Françafrique". "Nous combattons pour la liberté de l’Afrique et non pas pour sa sujétion". a-t-il dit.



    Hervé Morin, ancien ministre de la Défense a pris la parole pour le groupe UDI. "Nous sommes très seuls sur le terrain" explique-t-il en déplorant le manque de soutien de nos alliés. Et de conclure : "Oui la France devait intervenir mais non la France ne doit pas être en première ligne au-delà de quelques semaines"



    François de Rugy, co-président du groupe Vert a répondu aux attaques de Jean-François Copé les qualifiant de "polémiques" indignes du débat national en cours. Il a rappelé que son groupe aurait souhaité pouvoir voter "sur le principe de l’intervention militaire" mais que dans la position de François Hollande il aurait pris la même décision.



    Du côté du groupe GDR (gauche démocrate et républicaine), François Asensi a regretté que le Parlement ne soit pas consulté "préalablement". Le député du front de gauche a prévenu : "ne nous laissons pas bercer d’illusions par un consensus rassurant. La guerre est le pire des solutions."