Emir Kusturica - Guernica (1978)

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par rikiai

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rikiai
Condensé collé et découpé de photographies représentant des têtes, album d'une famille juive éclatée, massacrée puis reconstituée par la main d'un jeune garçon.
L'oeil central du collage, en survol au-dessus des têtes, est au moins autant celui de l'enfant dont l'éveil à la cruauté du monde a débuté, que l'oeil attentif du cinéaste.
Mais aussi, sans douter, l'oeil des spectateurs complices de Guernica.
Par rikiaiIl y a 3 ans
rikiai
Mais au fond, nous revenons toujours avec Emir Kusturica à une esthétique basée sur la multitude ethnique et le visage ethnique.
Dans son court métrage Guernica , le film s'ouvre sur un père qui photographie son fils jouant dans le jardin.
Et il ne s'agit pas de n'importe quel jeu d'enfant: le garçon place sa tête au-dessus d'un buste sculpté sans tête, puis encore dans la spirale noire d'une autre sculpture.
Où garder sa tête dans ce monde en effet ?
Comment la conserver, la cacher et comment supplanter les corps sans tête, guillotinés par le temps ou l'Histoire ?
Cette scène d'ouverture trouvera un écho dans le tout dernier fragment filmique : le photomontage créé par l'enfant.
Condensé collé et découpé de photographies représentant des têtes, album d'une famille juive éclatée, massacrée puis reconstituée par la main d'un jeune garçon.
L'oeil central du collage, en survol au-dessus des têtes, est au moins autant celui de l'enfant dont l'éveil à la cruauté du monde a débuté, qu
Par rikiaiIl y a 3 ans