... d 0r

christophe blake
164
38 vues
  • Infos
  • Exporter
  • Ajouter à
Le comédien Christopher Lee, qui avait juré ne plus jamais réitérer sa prestation du vampire à partir de Dracula vit toujours à Londres (1973), est ici remplacé par un acteur lui ressemblant assez peu. Réduit à de très furtives apparitions en début et fin de film, ce dernier n'affecte guère le reste de la production qui, au demeurant, opte très vite pour un changement radical de décor et de ton: la tradition du cinéma populaire hong-kongais prend alors le pas sur l'esthétique gothique qui avait jusque là caractérisé la saga des Dracula. L'anthropologue armé de crucifix Van Helsing se laisse, en outre, voler la vedette par une horde de judoka voltigeant, ce qui ne manqua pas de dérouter le public et la critique.

D'une certaine manière pourtant, ce qui était apparu à l'époque comme un hasardeux amalgame de genres constitue, aujourd'hui, l'avant-garde d'un style qui fera école une dizaine d'années plus tard : la comédie fantastique sur fond de kung fu, telle que notamment conçue par Sammo Hung (Encounters of the Spooky Kind, Mr. Vampire).

De la rencontre des studios Hammer et Shaw Brothers n'aboutira qu'une seule autre coproduction : Un dénommé Mister Shatter (1974), plutôt versée dans le polar, et signée par le producteur Michael Carreras (pourtant commencée par Monte Hellman). Tandis que la compagnie hong-kongaise poursuivra sa prolifique carrière jusqu'au début des années 2000, les studios britanniques continueront leur déclin jusqu'au milieu des années 1980, avec deux autres films pour le cinéma et deux anthologies fantastiques télévisées sans lendemain.

0 commentaire