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    Au Gabon, fin de l’impunité concernant les crimes rituels ?

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    Gérard Warenghem

    par Gérard Warenghem

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    Entendu sur RFI, et lu sur :
    Le Gabon veut lever l'omerta sur les crimes rituels
    L'AUTEUR
    Slate Afrique
    C’est une grande première pour la justice gabonaise: un sénateur vient de se voir lever son immunité parlementaire, afin de pouvoir être entendu au sujet du meurtre d’une fillette de 12 ans.
    «C’est le meilleur cadeau de Noël que le Sénat ait offert aux Gabonais», commente RFI, en rappelant que le meurtre, que le sénateur Gabriel Eyeghe Ekomié est accusé d'avoir commandité, avait une vocation «fétichiste».
    La petite Bilemba Mouenguela avait ainsi été tuée, en mars 2009. La justice avait reconnu coupable un certain Aristide Pambo Moussounda, qui a été condamné à perpétuité, le 7 mai 2012.
    Seulement, le meurtrier avait expliqué à plusieurs reprises avoir agi sur demande du sénateur Eyeghe Ekomié, qui souhaitait prélever les organes de la fillette, «notamment la langue et le sexe», écrivait Afik.com après le procès.
    Cette thèse pourra désormais être vérifiée, et le sénateur être entendu par la justice. C’est sur ordre de la ministre de la justice que le processus de levée d’immunité parlementaire a d’ailleurs pu être déclenché, au mois de juin.
    Ida Reteno Assounoué, la ministre, avait alors déclaré:
    «Il nous faut une justice exemplaire. Nous devons permettre au sénateur d’aller se défendre devant les tribunaux pour prouver son innocence», indique le site Gaboneco.
    «Personne n’imaginait que le parti au pouvoir, ultramajoritaire au Sénat, pouvait livrer un de ses membres à la justice. Les Gabonais attendaient avec impatience une telle décision pour que la peur change de camp», souligne, avec un brin d’émotion, le correspondant de RFI à Libreville, la capitale du Gabon.
    «C’est peut-être la fin de l’impunité concernant les crimes rituels, un phénomène qui a endeuillé trop de familles», aurait même murmuré un sénateur, toujours selon RFI.
    Le site Gaboneco rappelle aussi que cette décision était surtout attendue par la famille de la fillette assassinée, et que la nouvelle apporte à celle-ci un véritable «soulagement».
    Lu sur Gaboneco, RFI, Afrik.com