Los Palenqueros
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Zeen Tv

par Zeen Tv

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Dans le cadre de la célébration du cent cinquantenaire de la 2ème abolition de l’esclavage par la France (Victor Schoëlcher - 1848), deux réalisateurs africains revisitent le terme générique de ci-marron en faisant découvrir une communauté colombienne oubliée issue du marronnage : les palenqueros.

C’est un siècle et demi (1713) avant l’abolition de l’esclavage en Colombie et ce jusqu’à 1853 (5 ans après la 2ème abolition en France), que des communautés noires se révoltent puis s’affranchissent en créant des "Palenque", villages libres entre montagnes et océans Atlantique et Pacifique. Ces populations portent aujourd’hui encore les témoignages du processus de résistance à l’esclavage au travers de leur culture ; mélange des traditions et de la créativité toujours vivantes dans cette région.

En 1991, le gouvernement colombien change sa Constitution et reconnaît les droits spécifiques des minorités indiennes et afro-colombiennes : droit de propriété et d’usufruit des terres qu’ils occupaient, inscription aux registres d’État Civil...

En 1998, Juan de Dios Mosquera, leader du "Mouvement National Ci-Marron" en Colombie, reçoit à Matignon le prix des Droits de l’Homme. À cette occasion, l’écrivain et documentariste camerounais Blaise Ndjehoya et le réalisateur et comédien ivoirien Sidiki Bakaba rencontrent Juan de Dios Mosquera et décident de filmer sous une forme documentaire les palenqueros de la côte pacifique. Cette population afro-colombienne a en effet ceci de spécifique qu’elle est isolée depuis près de cinq siècles des échanges et du brassage international caractéristiques de la côte atlantique, rendant ainsi encore plus prégnantes les problématiques d’identité et d’acculturation.

A la manière des juifs espagnols christianisés qui pendant l’Inquisition réinventèrent leur religion interdite, les auteurs mettent en lumière le profond phénomène d’acculturation qu’ont connu ces populations afro-colombiennes. Ils montrent comment ces palenqueros travaillent aujourd’hui à reconstruire la mémoire africaine qui s’était inscrite dans leurs cultes religieux, leurs musiques traditionnelles, leurs arts et leurs techniques. Cette mémoire constitue l’axe d’identification culturelle essentielle de la nouvelle afro-colombianité revendiquée par les mouvements ci-marrons.

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