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    Alain Souchon-On avance

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    Aldebaran333

    par Aldebaran333

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    1983 est l’année de la consécration pour Souchon au cinéma puisqu’après « Tout feu tout flamme » ou il a un second rôle il partage l’affiche avec Isabelle adjani dans le film de Jacques Becker "l’été meurtrier" ou il se montre bouleversant
    Mais c’est aussi l’année ou il sort un album « On avance » dans lequel il ne fait appel à son compère Laurent Voulzy que dans une chanson Ainsi il a multiplié les collaborations et dans la chanson qui a donné le titre à l’album, la musique est signée Laurent Chedid
    Une musique qui aborde un thème douloureux : la peur du temps qui passe mais toujours avec cette légéreté que l’on trouve chez Souchon et ce coté universel, ce besoin de partager les émotions avec l’utilisation du « on » ou du « nous » plutôt que du « je » La réalisatrice Nicole garcia a d’ailleurs dit de l’artiste ces mots que je trouve très justes : « Souchon c’est comme un grand frère qu’on aimerait avoir à ses cotés pour qu’il vous fredonne la légéreté de la vie aux mauvais moments… Il ya dans ses chansons une désespérance sans fièvre qui est en fin de compte apaisante, souriante »
    Dans « On avance », Alain Souchon fait référence à la baie de Somme en Picardie et plus précisément à la ville balnéaire du Crotoy ou ses grands-parents avaient une villa, un lieu cher au cœur de l’artiste

    Des villas, des mimosas,
    Au fond de la baie de Somme,
    La famille sur les transats,
    Le pommier, les pommes.
    Je regardais la mer qui brille dans l'été parfait.
    Dans l'eau se baignaient des jeunes filles qui m'attiraient.

    Les promenades le long des dunes, en voiture,
    Pendant qu'elles regardaient en haut la lune pure.
    Je mettais dans mes mains leurs doigts
    Et j'étais le roi
    Comme dans les chansons d'amour d'autrefois.

    (Refrain)
    Tous ces petits moments magiques
    De notre existence
    Qu'on met dans des sacs plastique
    Et puisqu'on balance,
    Tout ce gaspi de nos coeurs qui battent,
    Tous ces morceaux de nous qui partent,
    Y'en avait plein le réservoir
    Au départ.
    On avance, on avance, on avance.
    C'est une évidence :
    On a pas assez d'essence
    Pour faire la route dans l'autre sens.
    On avance.
    On avance, on avance, on avance.
    Tu vois pas tout ce qu'on dépense. On avance.
    Faut pas qu'on réfléchisse ni qu'on pense.
    Il faut qu'on avance.

    Le soir avec les petits frères, on parlait.
    On voulait tout le monde refaire. On chantait.
    Ces musiques et ces mots tendres,
    Comme ils datent.
    Ces lettres d'amour attendent
    Dans quelles boîtes ?

    (Refrain)