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    Paul Verlaine - Voeu

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    Auguste_Vertu

    par Auguste_Vertu

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    Ah ! les oaristys ! les premières maîtresses !
    L'or des cheveux, l'azur des yeux, la fleur des chairs,
    Et puis, parmi l'odeur des corps jeunes et chers,
    La spontanéité craintive des caresses !

    Sont-elles assez loin toutes ces allégresses
    Et toutes ces candeurs ! Hélas ! toutes devers
    Le printemps des regrets ont fui les noirs hivers
    De mes ennuis, de mes dégoûts, de mes détresses !

    Si que me voilà seul à présent, morne et seul,
    Morne et désespéré, plus glacé qu'un aïeul,
    Et tel qu'un orphelin pauvre sans soeur aînée.

    Ô la femme à l'amour câlin et réchauffant,
    Douce, pensive et brune, et jamais étonnée,
    Et qui parfois vous baise au front, comme un enfant !