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    Reportages : Paris en ligne : les jeux sont faits

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    LCP

    par LCP

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    Trois jours avant le début de la Coupe du Monde, la France a officiellement ouvert son marché des jeux d’argent et de hasard en ligne. Le décret, paru au Journal officiel, a délivré 17 licences à 11 opérateurs.



    Trois types de jeux sont concernés : paris hippiques mutuels, paris sportifs et "jeux de cercle" (poker) dont le lancement effectif a été repoussé à la fin juin en raison d’un obstacle de procédure avec Bruxelles.



    L’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) a octroyé les agréments pour chaque jeu pour 20 000 euros et pour cinq ans renouvelables. Parmi les opérateurs choisis, on retrouve le PMU, la Française des Jeux (FDJ) ou encore Betclic, Beturf, BES SAS.



    La loi "relative à l’ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d’argent et de hasard en ligne" a été promulguée le 13 mai. Elle met fin au monopole de l’Etat sur les jeux.



    Jusqu’à présent, les jeux en France étaient placés sous l’autorité de la puissance publique qui la déléguait aux casinos, à la Loterie nationale ou au PMU. Jusqu’à ce mardi, seuls la FDJ et le PMU étaient autorisés à proposer des paris sportifs ou hippiques en ligne.



    En fait, c’est à partir de 2005, que la Commission européenne pousse la France à ouvrir à la concurrence son marché des jeux d’argent en ligne. Paris lance il y a deux ans ce processus de libéralisation d’un secteur des jeux sur internet estimé à près de deux milliards d’euros en 2011 pour trois millions de joueurs.



    En 2009, les 30 millions de joueurs français occasionnels ou réguliers ont dépensé 21,6 milliards d’euros aux jeux d’argent et de hasard, dont cinq milliards pour les caisses de Bercy.



    Pour les paris sportifs, 15 disciplines sont concernées, mais c’est le football qui va se tailler la part du lion, surtout pendant le Mondial.



    L’Arjel va exercer un contrôle permanent des opérateurs avec un pouvoir de sanction allant de l’avertissement au retrait de la licence en passant par sa suspension pour trois mois ou plus.



    Les explications avec Kamal Abdourahim.