Ça Vous Regarde : le débat : Comment humaniser la garde à vue ?

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par LCP

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« Privation temporaire de liberté d’une personne dans les locaux de la police ou de la gendarmerie, pour les besoins d’une enquête » selon la définition du Larousse. Pourtant, les personnes soupçonnées d’avoir commis une infraction devraient être conduites au plus vite devant un juge. Très progressivement, la pratique des auditions par les policiers, sans la présence de juge ou d’avocat, s’est développée. Une garde à vue peut durer entre 24 heures et 144 heures. Dans l’historique judiciaire de la France, certains abus ont été commis lors de gardes à vue.



C’est pourquoi certains prônent la présence d’un avocat dès la première minute de garde a vue. Michèle Alliot-Marie, à l’époque ministre de la Justice, avait présenté en octobre 2010 un projet de réforme. Le 20 janvier dernier, les députés ont voté l’article clé de la réforme de la garde à vue : l’article 7 qui autorise la présence d’un avocat tout au long de la durée de la garde à vue contre seulement 30 minutes au début.



Entre zone de non droit, maltraitance de certains policiers, traumatismes des personnes soupçonnées et moment privilégié de l’enquête policière qui permet l’obtention d’aveux, la garde à vue française doit s’adapter au droit européen, mais aussi s’adapter au droit des personnes. Comment garantir le droit des personnes tout en permettant la progression de l’enquête ? Voilà tout l’enjeu de la garde à vue, dont débattront ce soir Arnaud Ardoin et ses invités dans Ca Vous Regarde.



Invités :

Bruno Beschizza, conseiller régional UMP de Seine-Saint-Denis

Michel Hunault, député NC de Loire-Atlantique

Fabrice Orlandi, avocat pénaliste

Karine Duchochois, journaliste à France Info, acquittée du procès d’Outreau, auteur du livre : Moi, Karine innocente et cassée (avec la collaboration de Florence Assouline, éditions Plon, Paris, 2004)



Diffusion : du lundi au jeudi à 20h50

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