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    Ça Vous Regarde - Le débat : Monde arabe : l'onde de choc tunisienne ?

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    LCP

    par LCP

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    « Moubarak, dégage » scandent par milliers les manifestants égyptiens depuis mercredi dernier après trente ans de régime Moubarak.



    Cette reprise du slogan utilisé contre le dictateur tunisien Ben Ali illustre les répercussions dans le monde arabe qu’a eu la Révolution du Jasmin avec notamment la multiplication des tentatives d’immolation. En effet, à l’image de la Tunisie, l’Egypte subit de plein fouet une situation économique désastreuse où l’inflation des produits de base avait déjà fait éclater les « émeutes de la faim » au printemps 2008. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’était né le Mouvement du 6 avril, qui organise aujourd’hui la révolte sur les réseaux sociaux. Ces réseaux sociaux ont d’ailleurs permis le 26 et 27 janvier de donner aux manifestations une ampleur considérable et inédite, et ont conduit le régime à couper complètement l’accès à Internet et aux télécommunications. Du jamais vu à l’échelle d’un pays.



    Les égyptiens, avec un niveau d’éducation plus faible que celui des tunisiens, peuvent-ils faire leur révolution dans un pays où l’armée, dont Moubarak est issu, conserve une place prédominante ?



    Alors que l’exemple tunisien semble inspirer au-delà de ses frontières, l’Avenue Bourguiba ne désemplissait pas ces derniers jours pour demander le départ des ministres régaliens issus du RCD (parti de Ben Ali), et surtout du numéro deux du régime autoritaire : le Premier Ministre Mohamed Ghannouchi. Si les anciens du RDC ont finalement été écartés des postes clés ce jeudi, Ghannouchi reste en fonction et ne calme pas le mécontentement de la population alors même que le chef des islamistes d’Ennahda vient de rentrer à Tunis dimanche.



    Les tunisiens ont-ils raison de craindre que leur révolution leur soit volée ?



    Invités :

    +André Chassaigne, député GDR du Puy-de-Dôme

    +Axel Poniatowski, député UMP du Val-d’Oise, président de la commission des affaires étrangères

    +Rafik Makhlouf, militant pour la liberté des médias en Tunisie et co-organisateur de la manifestation parisienne du 15 janvier

    +Jean-Yves Moisseron, chargé de recherche à l’IRD (institut de recherche pour le développement) spécialiste du Monde Arabe et Méditerranéen



    Diffusion : du lundi au jeudi à 20h50