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    Contre les violences faites aux femmes, avec Khadi Koïta

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    Gérard Warenghem

    par Gérard Warenghem

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    Contre les violences faites aux femmes, avec Khadi Koïta
    25 novembre 2012
    Entendu dur RFI :
    En Afrique, s’il est un domaine dans lequel on a peu avancé en matière des droits des femmes, c’est bien celui de l’excision et du mariage forcé précoce. Malgré les efforts faits par les associations de femmes et de défense des droits de la personne, ceux-ci se heurtent à une pratique profondément ancrée dans les mœurs, comme au Sénégal où la pratique de l’excision, illégale depuis 1999, bien qu’en recul, reste une pratique normale.
    Khady Koïta est Sénégalaise. Elle a quatorze ans, lorsqu’elle découvre la France en 1990. Mariée de force un an plus tôt au Sénégal, elle aura quatre enfants.
    Membre du GAMS, le groupe qui lutte contre la mutilation génitale et pour les droits des femmes
    Comme beaucoup de femmes africaines on trouvait cela normal d’être excisées et d’être mariées comme nos mamans l’ont été. Petit à petit on s’est rendus compte que ce n’était pas normal…
    Aujourd’hui Khady Koita aide les autres. Elle travaille pour le GAMS, une association réputée pour ces actions de lutte contre les mutilations sexuelles, mais également toute forme de violences, comme le mariage précoce et / ou forcé, les pratiques traditionnelles néfastes pour la femme. Elle aussi présidente de la Palabre, association qui construit des centres d’accueil d’hébergement au Sénégal pour jeunes filles victimes de mariages forcés ou d’excision. Deux pratiques qui se cumulent malheureusement pour certaines, d’une violence extrême. Khadi Koïta est l’auteur d'un livre sorti en 2005 : Khady mutilée, aux éditions Oh !