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    Attaque de requin 1/4

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    BEN azziz

    par BEN azziz

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    Surfer ou se baigner à Recife, station balnéaire très touristique du nord-est du Brésil, peut être mortel: les requins, dont l'habitat naturel a été détruit, y ont attaqué 56 personnes en vingt ans, dont plus d'un tiers ont trouvé la mort, soit cinq fois plus que la moyenne mondiale. Il y a un mois et demi, Tiago de Oliveira, 18 ans, a succombé aux morsures d'un requin alors qu'il se baignait, faisant de lui la première victime de l'année, selon le Cemit, qui recense les agressions de squales depuis 1992.

    «Il m’a arraché les mains»

    Charles Barbosa a été attaqué par un requin-tigre en 1999 alors qu'il surfait à quelques mètres de la côte. Il n'est pas mort mais il a perdu les deux mains. «Quand j'ai senti qu'il me mordait à la jambe, j'ai essayé de me défendre, je lui ai donné des coups de poings. Et c'est là qu'il m'a arraché les mains», se remémore le surfer. «J'ai réussi à nager un certain temps sans mains et avec une blessure à la jambe; je n'en pouvais plus, je perdais beaucoup de sang. J'étais en train de me noyer quand les pompiers m'ont sauvé», raconte-t-il à l'AFP.

    A Recife, capitale de l'Etat du Pernambouc avec 1,5 millions d'habitants, plus de 90% des accidents se concentrent sur une frange de 20 km des 187 km de plages de l'Etat. Les zones à risques se situent près de la côte, juste en face de la zone hôtelière de cette station balnéaire très fréquentée qui sera l'une des villes hôtes de la Coupe du monde de football en 2014. Sur les plages, couvertes de parasols, des dizaines de panneaux et de drapeaux rouges délimitent les zones potentiellement dangereuses. Mais rien n'y fait: des milliers de personnes continuent de s'y baigner, bravant requins-tigres et requins-bouledogues.

    Trois ou quatre attaques par an jusqu'en 2004

    La prévention semble porter ses fruits: jusqu'en 2004, quand a commencé une campagne de prévention, on comptait en moyenne 3,5 attaques par an, un chiffre qui a baissé à une moyenne de 1,3 attaque annuelle au cours des six dernières années. En 2011, 75 attaques ont été enregistrées dans le monde entier, la plupart en Floride, d'après les archives internationales d'attaques de requins.

    A Recife, on a longtemps cru que les accidents liés aux requins étaient liés à l'agrandissement en 1991 du port de Suape, sur le fleuve Ipojuca (à 80 km de la ville), qui aurait forcé les requins-bouledogues à se déplacer vers les plages de la capitale du Pernambouc pour se reproduire. On les a aussi attribués un temps à un abattoir qui durant des années déversait des millions de litres de sang et de viscères dans une rivière se jettant dans la mer. Mais les attaques ont continué après la fermeture de cet abattoir en 2005, explique Alexandre Carvalho, directeur de l'Institut de recherches et de préservation environnementale océanographique du Pernambouc.